21.03.2012
Santé sociaux, Convention Collective Nationale 51 : appel à la mobilisation le 22 mars 2012
La CFDT santé sociaux appelle l’ensemble des personnels de la convention collective nationale des établissements privés, d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à buts non lucratifs du 31 octobre 1951 (CCN 51), à se mobiliser au niveau national le 22 mars 2012.
Un préavis de grève national à été déposé du mercredi 21 mars 2012 – 20 heures, jusqu’au vendredi 23 mars 2012 – 8 heures.
Cette action se situe dans le cadre de la dénonciation de la CCN 51 par la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP).
Cette mobilisation nationale sera accompagnée d’un rassemblement devant la Maison de la Mutualité, 24 rue Saint-Victor, Paris 5e, à l’occasion de l’Assemblée générale de la FEHAP le 22 mars 2012 de 8h30 à 16h00.
La CFDT santé sociaux exige :
- Le retrait de la dénonciation de la CCN 51 par la FEHAP,
- Le maintien des garanties collectives pour tous les salariés de la CCN 51,
- La construction d’une convention collective pour la Branche Associative Sanitaire Sociale et Médico Sociale.
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14.03.2012
La compétitivité est l'affaire de tous
L'avenir de l'industrie passe-t-il par une amélioration de la compétitivité fondée sur une baisse du coût du travail ? Pour la CFDT, le sujet est important, mais le coût du travail n'est qu'un des éléments à prendre en compte. Notre retard est dû à d'autres facteurs : défaut d'investissement, d'innovation, de formation, mauvaise organisation du tissu industriel, difficultés d'accès au financement... Ces conclusions sont le fruit d'un diagnostic établi par trois syndicats, dont la CFDT, et deux organisations patronales.
C'est cela que le gouvernement a ignoré en décidant la "TVA sociale", au prétexte d'augmenter la compétitivité. La mesure est injuste, néfaste pour la consommation et la croissance. Elle pénalise plus les consommateurs que les importations.
La CFDT est prête à débattre du transfert des cotisations sociales pour les risques universels vers une contribution plus large que les revenus du travail. Mais le retard de compétitivité appelle d'abord d'autres réponses cohérentes, inscrites dans la durée.
Les faiblesses de notre pays sont connues. Il y a, d'une part, un déficit d'investissement, de montée en gamme, d'innovation, et un dialogue social trop souvent défaillant. D'autre part, notre système d'éducation fait le choix de l'élitisme au détriment de nombreux jeunes. Les entreprises sous-traitantes sont soumises aux donneurs d'ordre plutôt que considérées comme des partenaires. Enfin, le subventionnement des bas salaires enferme salariés et entreprises dans le smic et la non-qualification...
La France a aussi des atouts : ses infrastructures, son système de protection sociale, la compétence de ses salariés, sa productivité horaire supérieure à ses voisins européens.
La compétitivité n'est pas une fin en soi, elle est une condition de l'emploi, de la cohésion sociale et de la croissance. Il faut agir sur la qualité des produits et services, la formation, l'organisation du travail, la recherche.
Quelles sont les priorités ? Soutenir l'investissement social et valoriser notre capital humain : former plutôt que licencier, sécuriser les parcours des salariés, développer l'alternance. Face à la crise, la priorité est de garder les compétences dans les entreprises, comme l'ont réussi nos voisins allemands avec le chômage partiel et la formation quand trop d'entreprises françaises font le choix irréversible du licenciement économique.
Notre pays doit rattraper son retard d'investissement dans l'innovation. Cette exigence concerne aussi l'innovation sociale. L'organisation du travail, les pratiques de management et le sens du travail doivent être discutés.
Autre enjeu : l'organisation des filières d'activité qui repose sur une coopération entre grands groupes et PME. Dans cette logique, un accord sur la construction et le partage de la valeur ajoutée est urgent.
Audace et engagement
Au niveau européen, il faut pousser les capacités d'investissement nécessaires à la progression d'un nouveau mode de développement. Le projet européen ne peut pas se résumer à la rigueur des objectifs budgétaires communs.
Enfin, nous devons dégager en France tous les moyens nécessaires au financement de la croissance. La CFDT assume la nécessité de réduire les déficits publics, mais refuse que les choix imposés n'aient pas été débattus et qu'ils pèsent majoritairement sur les salariés.
La mise en oeuvre de ces priorités implique une démarche de dialogue social. Nous avons besoin d'un pilotage coordonné entre l'Etat et les partenaires sociaux. Les organisations syndicales et patronales doivent démontrer que ces défis sont les leurs. Les organisations patronales aussi devront faire preuve d'audace et d'engagement.
La CFDT sera force de proposition, exigeante sur les modalités et l'évaluation des actions et des mesures prises. La compétitivité est l'affaire de tous.
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Areva NC : la CFDT signe un accord sur la retraite anticipée
La CFDT vient de signer deux accords très techniques chez Areva NC. Depuis, juin 2009, elle travaillait sur le renouvellement de l'accord d'entreprise (temps de travail, discipline, moyens des élus...) et sur l'accord sur la retraite anticipée (congé anticipation fin de carrière - CAFC), retraite anticipée jusqu'à présent financée à 100 % par Areva NC SA ex Cogema. Areva NC SA veut réduire son financement, estimant que les retraites anticipées lui coûtaient trop cher. L'accord propose désormais que les salariés puissent co-alimenter à hauteur de 20 % leur retraite anticipée. Jusqu’à aujourd’hui, pour 25 ans de travail de nuit ou de travaux pénibles, un salarié d'Areva NC gagnait 5 ans d’anticipation de retraite sans épargne. Demain, il gagnera 2 ans pour 30 ans de labeur et 5 ans s’il épargne environ un an de jours de congé. Les années déjà acquises au titre de l'ancien système seront sanctuarisées par avenant au contrat de travail des salariés. Mais par ailleurs, la CFDT dénonce l’opacité créée par la direction dans la reconnaissance de la pénibilité et le peu de postes reconnus pénibles (moins de 200 sur 6 000). Elle a proposé, pour qualifier et quantifier la pénibilité, une grille de lecture avec des seuils associés à des reconnaissances. Cette grille sur la pénibilité était inspirée du guide confédéral CFDT « Agir sur la pénibilité » (éditions CFDT).
Les postes éligibles aux congés d'anticipation fin de carrière sont mis sur un compte spécifique (le CAFC), pour chaque salarié qui exerce un poste pénible (travail de nuit ou poste pénible).
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Le Groupe Carrefour hors-la-loi
Le Groupe ampute cette fois-ci le salaire de ses cadres...pour faire de la « cavalerie »?
Après un premier droit d'alerte sur la situation économique et sociale du groupe en début d'année, la CFDT lance une nouvelle procédure.
La CFDT s’inquiète aujourd’hui de la décision du Groupe Carrefour de repousser le versement de la part variable du salaire des cadres. La trésorerie du groupe carrefour est-elle à ce point dégradée?
Cette part ne sera pas versée au mois de mars comme chaque année. Ceci sans consultation des instances représentatives du personnel, et sans information préalable des collaborateurs concernés.
Le Groupe est donc une nouvelle fois hors-la-loi .
La suppression de 10 000 emplois en trois ans , la chute du cours de l'action et des parts de marchés ainsi que 4 profit warning en 12 mois, avaient déjà alerté les militants CFDT.
Carrefour affiche son mépris des salariés et confirme sa nonchalance quant au respect du code du travail, avec la bénédiction de Lars OLOFFSON, qui, rappelons-le, profitera bientôt d’une retraite chapeau de 500 000€.
La CFDT a déjà engagé contre Carrefour plus d’un millier d’actions juridiques. Elle l’a dernièrement fait condamner pour non respect du SMIG.
La vente d’une partie du foncier des supermarchés et maintenant le report du versement de la part variable du salaire des cadres semblent démontrer des problèmes de trésorerie.
C’est pourquoi la CFDT demande des garanties pour la pérennité des emplois et le maintien du pouvoir d’achat de l'ensemble des 120 000 salariés du Groupe, y compris la part variable du salaire des cadres !!!
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Evaluation des enseignants : une opposition déterminée et argumentée au texte gouvernemental du SGEN CFDT
Après la parution inopinée, en novembre dernier, d'un projet gouvernemental sur l'évaluation des enseignants, COP et CPE, la période de négociations menées par le seul Sgen-CFDT a suspendu la procédure de mise en œuvre du décret. Ces négociations ont abouti le 31 janvier à une plate forme que le Sgen-CFDT n'a pas signée. Si cette plate forme comportait des avancées notables, elle ne donnait pas suite à la revendication principale du Sgen-CFDT : le découplage entre l'avancement et l'évaluation individuelle.
De ce fait l'administration a repris le processus réglementaire et a proposé ce jour au comité technique ministériel, reporté à une date ultérieure pour quorum non atteint, un nouveau texte sur l'évaluation, intégrant quelques avancées de la négociation mais reprenant pour l'essentiel les dispositions du texte initial.
Le Sgen-CFDT est opposé à ce texte en l'état. Il se prononcera contre au cours du prochain comité technique, reconvoqué sans doute la semaine prochaine, si les amendements que nous avons déposés et qui expriment nos revendications ne sont pas retenus par le gouvernement.
Le système actuel d'évaluation est injuste, inefficace et infantilisant : le Sgen-CFDT ne milite pas pour son maintien.
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