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Formation professionnelle : les partenaires sociaux intensifient l’effort

Le budget résolument offensif (+ 15 % par rapport à 2015) qui vient d’être adopté par le conseil d’administration du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) montre la volonté des partenaires sociaux de prendre toute leur place dans le volet formation du plan d’urgence pour l’emploi lancé par le gouvernement.

« Il s’agit d’un effort exceptionnel, supérieur au montant de la collecte annuelle, que nous pouvons nous permettre grâce à la trésorerie du FPSPP, souligne Yvan Ricordeau, secrétaire national chargé de la formation professionnelle. 

Nous ne pourrons pas engager ce montant tous les ans. »

Construire un parcours vers l’emploi

Outre la question financière, les partenaires sociaux entendent s’impliquer sur la phase opérationnelle de ce plan d’urgence qui vise à former 500 000 demandeurs d’emploi supplémentaires dans l’année, soit peu ou prou le double de ce qui se fait aujourd’hui.

« Nous soutenons cet objectif, mais il faut avoir en tête qu’il est particulièrement ambitieux, rappelle Yvan Ricordeau. 

Même si l’État s’est engagé à investir un milliard, nous ne relèverons ce défi que si l’ensemble des acteurs parvient à se mobiliser et à travailler en étroite collaboration. »

 

Pour la CFDT, il faut veiller à ce que les 500 000 formations promises soient réellement 500 000 formations utiles aux demandeurs d’emploi.

Pas question de se contenter de faire du chiffre. « Ce plan ne réussira que s’il est coconstruit avec l’ensemble des acteurs, insiste Yvan Ricordeau.

L’État, les régions et les partenaires sociaux doivent se rencontrer dans les plus brefs délais pour identifier les besoins des entreprises dans les branches et les territoires, déterminer les circuits de financement des formations qui seront proposées et organiser le suivi de ce plan afin de vérifier qu’il réponde aux besoins exprimés.

Il est important que ces formations s’adressent en priorité aux personnes les moins qualifiées, qui constituent aujourd’hui le noyau dur des chômeurs longue durée.

C’est un parcours vers l’emploi que nous devons leur proposer en misant, si besoin, sur des formations longues permettant une véritable remise à niveau de leurs compétences en vue de leur assurer une insertion professionnelle durable. »

Les chiffres du chômage de décembre 2015, qui font état d’une énième augmentation, rappellent, s’il en était besoin, l’urgence d’agir.

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