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  • Cadres : au-delà du statut, la CFDT veut redéfinir la fonction

    L'accord sur l'avenir des retraites complémentaires impose de passer d'une définition en creux du statut de cadre, en référence à l’Agirc  et à l’accès à l’Apec, à une fonction définie sur des critères objectifs prenant en compte la réalité du travail des cadres.
    Un sujet se lequel la CFDT-Cadres travaille depuis longtemps.

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  • Un accord qui assure l'avenir de nos retraites complémentaires

    UN ACCORD QUI ASSURE L’AVENIR DE NOS RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
     
    LES RÉGIMES DE RETRAITES COMPLÉMENTAIRES ARRCO ET AGIRC ÉTAIENT EN DANGER. SI RIEN N’AVAIT ÉTÉ FAIT, IL AURAIT ÉTÉ IMPOSSIBLE DANS QUELQUES ANNÉES DE VERSER LES PENSIONS À LEUR NIVEAU ACTUEL.
     
    LES COMPLÉMENTS DE RETRAITE REPRÉSENTENT UN TIERS DE LA PENSION POUR UN OUVRIER OU EMPLOYÉ ET JUSQU’À 60 % POUR UN CADRE SUPÉRIEUR.
     
    L’ACCORD DU 16 OCTOBRE DEMANDE DES EFFORTS MODÉRÉS ET EQUILIBRÉS ENTRE SALARIÉS, ENTREPRISES ET RETRAITÉS
     
     
    POUR LES SALARIÉS MAINTIEN DE L’ÂGE DE DÉPART ET CONTRIBUTION DE SOLIDARITÉ : 
     
    -  L’âge de la retraite et la durée de cotisation restent inchangés, y compris pour les carrières longues et précoces (ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans).
    À partir de 2019, une contribution de solidarité de 10 % de la retraite complémentaire sera demandée pendant deux ou trois ans, pour ceux qui le peuvent et le veulent. Cela représente 3 à 4 % d’une retraite complète (40 à 50 euros par mois en moyenne). Si le salarié travaille un an de plus, il efface cette contribution. Dans tous les cas, le montant de la retraite est ensuite le même qu’avant l’accord. Sachant que la durée moyenne passée à la retraite est de 20 ans.
     
    -  La CFDT a obtenu une clause qui exonère de cette contribution le tiers des futurs retraités, les plus modestes, particulièrement les femmes et ceux qui ont eu des carrières incomplètes ou morcelées.
    Ceux qui partiront avec une décote du régime général ou qui doivent travailler jusqu’à l’âge du taux plein voient également leur situation inchangée.
     
    -  Si un salarié veut travailler plus longtemps (c’est son droit), il obtiendra en plus de la surcote du régime général une bonification temporaire de sa retraite complémentaire.
    C’est le début d’une « retraite à la carte » que prône la CFDT car les salariés n’ont pas tous les mêmes carrières, ni les mêmes métiers, ni les mêmes aspirations.
     
     
     
    POUR LES ENTREPRISES EFFORT DE 1,8 MILLIARD D’EUROS DONT 800 MILLIONS DE HAUSSE DE COTISATION
     
    -  Pour la CFDT, les efforts demandés ne pouvaient pas se concentrer sur les salariés. Alors que le patronat refusait, il y a encore quelques jours, toute augmentation de cotisation, il a cédé au cours des négociations et accepté un apport de 1,8 milliard d’euros en 2019 pour le nouveau régime. La ressource liée à une augmentation de la cotisation est de 800 millions d’euros et 120 millions seront affectés aux régimes dès 2016. La fusion des régimes contribue en partie à l’apport total.
     
    DÉSINTOX : Les syndicats non-signataires de l’accord prétendent que l’apport des entreprises ne représente que 10 % de l’effort total. C’est faux.
    -  L’accord prévoit aussi une contribution patronale en cas de départs anticipés de seniors, licenciements et ruptures conventionnelles.
     
     
    POUR LES RETRAITÉS DES EFFORTS ÉGALEMENT DEMANDÉS
     
    En 2013, une disposition prévoyait une période de sous indexation des retraites (le taux d’inflation moins un point, le taux final ne pouvant pas être négatif). Cette mesure est prolongée pendant trois ans.
    La CFDT demande depuis toujours que les retraités les plus modestes soient exemptés de cet effort.
    Prétextant le caractère contributif des régimes, aucune autre organisation syndicale, ni évidemment patronale, ne soutient malheureusement notre revendication.
     
     
    CE QUE VOULAIT LE PATRONAT ET CE QU’A EMPÊCHÉ LA CFDT
     
    Le patronat voulait des mesures punitives :
    des abattements jusqu’à 200 euros pour une retraite de  1 300 euros ! Son but était d’imposer à tous un report de l’âge de départ à la retraite à 63 ou 64 ans.
    Il a dû reculer et si la contribution de solidarité reste un effort, elle maintient la possibilité de partir aux conditions prévues par la loi. C’était l’objectif de la CFDT !
     
    Le patronat voulait que les efforts demandés s’appliquent à tous les futurs retraités.
    Ils ne s’appliqueront pas à tous à ceux qui ont eu une carrière modeste et heurtée (1/3 des retraités). C’était l’objectif de la CFDT !
     
    Le patronat refusait toute contribution financière  et demandait que seuls les salariés et retraités mettent « la main à la poche ». Il accepte des augmentations de cotisations et des financements complémentaires à hauteur d’1,8 milliard d’euros. C’était l’objectif de la CFDT !
     
     
    SANS ACCORD, QUE SE SERAIT-IL PASSÉ ?
    Ceux qui prétendent qu’il aurait « suffi » de faire « payer les patrons », de supprimer le chômage ou d’augmenter les salaires se moquent de vous ! Et vous le savez. En réalité, sans accord, il ne restait que deux solutions, inacceptables pour la CFDT, les salariés et les retraités :
    -  une baisse généralisée et définitive des pensions de 10 % à partir 2018 pour les cadres, puis, très vite, pour tous ;
    -  un report de l’âge de la retraite à 63, 64 ou 65 ans comme le réclame la partie la plus dure du patronat et un large pan de la classe politique.
     
    LA CFDT S’ENGAGE ET APPORTE DE VRAIES SOLUTIONS
    L’accord proposé n’est pas facile mais il est indispensable et porteur d’avenir. Il démontre que le principe de la retraite par répartition est capable de résister aux crises. Notre système de retraite mérite mieux que des replâtrages successifs.
    La CFDT propose depuis longtemps de le moderniser, de l’adapter aux parcours professionnels d’aujourd’hui, d’assurer son équilibre, de redonner confiance aux jeunes, de faire converger progressivement les systèmes vers plus de justice et de simplicité.
    Le chemin pour y parvenir est long… mais l’accord du 16 octobre est une étape importante pour y parvenir !
     
    S’ENGAGER POUR CHACUN, AGIR POUR TOUS
     

  • INTERVENTION Laurent BERGER LORS DE LA CONFÉRENCE SOCIALE 2015

    Monsieur le Président,
    Monsieur le Premier Ministre, 
    Mesdames et Messieurs les ministres

    La CFDT aborde cette conférence sociale très préoccupée.

    Préoccupée d’abord par la situation de ces 5 millions de chômeurs et notamment par ceux, de plus en plus nombreux, dont la condition s’éternise.

    Je pense également à ceux qui ont un travail qui ne leur permet pas de vivre dignement ou de construire leur avenir, parce qu’ils sont dans la précarité.

    A ceux encore qui risquent d’être licenciés et qui craignent de ne pas retrouver d’emploi, a fortiori un emploi de qualité. 

    Je pense enfin à ceux qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. A ces jeunes sans diplôme, sans formation et sans emploi. Ils sont actuellement un million et demi en France, cela représente 1 jeune sur 7 !

    Une société qui est structurellement incapable de faire une place aux jeunes, c’est une société dont le mode de développement est défaillant. Mais c’est aussi le climat ambiant qui nous inquiète, et c’est un euphémisme.

    Nous vivons un moment où l’outrance est la condition pour se faire entendre et ne laisse plus de place à une parole construite et combative.

    Une période où, coincé entre un monde qui meurt et un autre qui tarde à naître, l’incapacité de penser l’avenir provoque une angoisse collective, le repli sur soi et la recherche de boucs émissaires.

    Lorsque ceux qui devraient apporter des solutions préfèrent souffler sur les braises d’une colère sociale légitime, c’est la violence qui progresse ; et au final, c’est l’extrémisme qui gagne, porté par une société inquiète.

                              « L’étranger » est bien-sûr le premier bouc émissaire.

    La capacité de l’Europe à se mettre d’accord sur une répartition des migrants entre les pays membres, et même si le nombre fixé est dérisoire par rapport à la réalité des arrivées, a été une réponse politique utile.

     

     

    La CFDT s’est engagée pour rappeler que la France devait rester un pays qui accueille et qui intègre. Intégrer c’est soigner, c’est éduquer, c’est accompagner socialement ; autant de missions de services publics, trop souvent considérées comme des coûts alors qu’elles sont essentielles à la cohésion de notre pays.

     Les nouveaux boucs émissaires, ce sont les syndicats.

    C’est vrai, le dialogue social est mis à rude épreuve ; je pense bien-sûr à Air France, à l’échec des négociations dans les fonctions publiques.

    Et pourtant plus que jamais, nous avons besoin d’une démocratie solide, de dialogue social et donc nous avons besoin de corps intermédiaires.

     Cette conférence sociale, si elle n’est pas l’alpha et l’oméga du dialogue social, et si elle n’évite pas les jeux de postures, est une occasion que la CFDT refuse de négliger :

    une occasion de se parler en face, sans nier les désaccords, puis de s’engager sur une feuille de route partagée.

     Certains voudraient nous enfermer dans une fausse alternative : ne rien changer ou tout casser.

    Je pense qu’il y a une autre voie ; que l’on peut, que l’on doit à la fois répondre à l’urgence sociale et préparer le monde du travail de demain.

    Cela implique de lutter contre les inégalités, de permettre aux chômeurs de se former et au maximum de personnes d’exercer une activité avec un revenu décent.

    Investir dans les personnes, c’est aussi cela, préparer l’avenir !

     Premièrement, ces mesures d’urgence doivent concerner ceux qui sont le plus touchés par la crise, pour lutter contre le fléau de la pauvreté : 

    L’an passé, nous nous sommes battus pour que le RSA continue d’être revalorisé à son rythme normal. C’est ce que le gouvernement a fait et si la pauvreté n’a pas augmenté malgré la situation économique, c’est aussi grâce à cela. 

    Il faut continuer à tenir ce cap ! C’est pourquoi la CFDT s’oppose au décalage de la revalorisation de plusieurs prestations sociales, dont le RSA, prévu dans le budget 2016.

    Concernant la prime d’activité, la CFDT partage l’objectif de la réforme, notamment parce qu’elle en ouvre enfin l’accès aux jeunes.

    Mais la première finalité d’une aide, c’est d’être utilisée par ceux qui y ont droit !

    Il est donc étrange, voire choquant, de constater que le gouvernement table sur un taux de recours de seulement 50 % dans le budget 2016.

    Au moment où l’accompagnement et l’accès au droit sont au cœur de la construction du compte personnel d’activité, la CFDT demande une action plus efficace contre le non-recours aux prestations sociales.

     Deuxièmement, il faut des mesures d’accompagnement vers l’emploi, notamment pour ceux qui en sont le plus éloignés :

    l’extension de la garantie jeune est un acquis de la dernière conférence sociale, à la demande de la CFDT.

    La CFDT réaffirme son caractère prioritaire pour aider les jeunes en situation de grande précarité et souhaite que les objectifs (50 000 jeunes entrés dans le dispositif fin 2015 et 100 000 jeunes en 2017) soient maintenus.

    Mais pas au détriment de la qualité de l’accompagnement : c’est pourquoi il est important de donner les moyens aux missions locales et à leurs conseillers de faire leur travail.

     L’apprentissage, nous sommes tous d’accord là-dessus, est un excellent moyen pour les jeunes de se former et de s’insérer dans l’emploi.

    Il faut enrayer la baisse du nombre d’apprentis parmi les plus bas niveaux de qualification. Ce sont ces jeunes qui doivent être la priorité lors des recrutements Les employeurs doivent prendre leur responsabilité ; les employeurs publics d’abord, qui ont certes déjà fait progresser le nombre d’apprentis embauchés, mais qui peuvent encore se fixer des objectifs plus ambitieux.

    Mais aussi les employeurs privés, qui, avec le pacte de responsabilité, et les différentes mesures prises par le gouvernement, ont tous les outils pour remplir leurs objectifs.

    Or, trop peu de branches ont, à ce jour, pris des mesures concernant les jeunes !

     Enfin, la CFDT demande le lancement d’un nouveau plan pour accompagner 150 000 demandeurs d’emploi vers la formation.

    Les résultats des précédents plans sont encourageants en termes de retour à l’emploi (60%).

    La CFDT demande qu’une partie significative de ces formations soient fléchées vers les nouveaux besoins en compétences, liées aux transitions numérique et écologique.

    Pour la CFDT, l’AFPA est un acteur reconnu pour sa compétence dans la formation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi ; il doit être un opérateur central de la mise en œuvre de ce plan et pour cela, le déploiement du projet de réorganisation doit se poursuivre selon le calendrier convenu.

     Trouver les réponses aux urgences ne doit pas nous empêcher de penser à plus long terme. « Comment travaillerons-nous demain ? », c’est le fil rouge de cette conférence sociale et c’est un vrai défi.

     Demain se dessine déjà : ce sont tous les secteurs de l’économie, mais aussi notre modèle social, qui vont être ou qui sont déjà percutés par la révolution numérique et par la nécessaire transition énergétique.

    Les emplois de demain seront bien différents de ceux d’aujourd’hui. Les aspirations des nouvelles générations, au travail comme dans leur vie personnelle, ont aussi profondément évolué.

    Ce qui ne change pas, c’est le besoin de sécurité des personnes, la nécessité de se prémunir des aléas de la vie ; ce fut l’une des grandes réussites de la sécurité sociale qui vient de fêter ses 70 ans.

    C’est cela qu’il nous faut conserver demain et même élargir, en couvrant les nouveaux risques et en répondant aux nouveaux besoins.

     La CFDT demande un engagement sur des mesures de transition juste dans le cadre de la COP 21.

    Elle estime également urgent que l’ensemble des activités liées aux plateformes du numérique ouvrent des droits sociaux aux travailleurs et intègrent notre système fiscal.

     C’est à ces conditions que la transition vers une nouvelle économie, plus numérique, plus durable pourra être une opportunité pour tous les travailleurs et que l’on évitera le renforcement des inégalités. C’est un des objectifs du compte personnel d’activité/CPA, ce que la CFDT appelait « compte social personnel » dans ses propres textes de congrès en 2014. Avec l’ambition que chacun connaisse mieux ses droits, trouve des outils pour sécuriser son parcours et puisse mieux concilier ses temps de vie. Tout cela dans le cadre de règles définies collectivement. La CFDT demande que, dès la première étape de mise en place du CPA, les jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire puissent bénéficier d’heures de formation supplémentaires et d’un accompagnement renforcé. 

    Plus de protection, plus de de liberté, plus d’efficacité et plus de solidarité. Voilà notre vision du CPA. Mais faire du sur-mesure dans un cadre collectif, cela demande de repenser la manière dont on crée la norme.Et c’est la raison pour laquelle nous avons bien accueilli le rapport sur « La négociation collective, le travail et l’emploi » de Jean-Denis Combrexelle, même si nous ne partageons pas l’intégralité des propositions qui y sont faites.Voilà une perspective qui peut améliorer la situation des salariés, et la performance économique et sociale de notre pays ! Cela nécessitera en priorité une restructuration des branches professionnelle. La CFDT est prête à s’y investir.

     Cela demandera également de reconnaitre aux organisations syndicales une place centrale, pour rééquilibrer les relations entre les salariés et leur employeur et pour négocier.

    Cela passe bien-sûr par des moyens adaptés pour que les représentants du personnel puissent remplir leur mission ; mais il s’agit aussi de renforcer la syndicalisation.

    La CFDT défend depuis longtemps l’idée d’une contribution de l’entreprise à l’adhésion syndicale, dans des formes qui préservent la liberté individuelle et la confidentialité de l’acte d’adhésion.

    La position commune de 2008 sur la représentativité avait repris cette idée. Nous demandons l’application de ce principe.

     Engager de tels chantiers dans une période aussi difficile pour le dialogue social est une gageure.

    Il y a eu des échecs, comme dans la fonction publique ou sur la modernisation du dialogue social.

    Mais il y a aussi eu de nombreux succès, qui ont amené « du plus » pour les salariés, pour l’emploi et pour l’économie :

    je pense notamment à la généralisation de la complémentaire santé, à la négociation des plans de sauvegarde de l’emploi, aux droits rechargeables à l’assurance-chômage, et à l’encadrement du temps partiel subi.

     Ce n’est pas la méthode qui est en cause, c’est bien le comportement des acteurs qui, au final, conditionne la réussite ou l’échec du dialogue social.

    Sommes-nous capable de sortir des postures, nous qui avons la main sur une partie des problèmes et des solutions qu’affronte notre pays ?

     Je crois que c’est ce que nous avons démontré vendredi, lorsque les organisations patronales et trois organisations syndicales sont parvenues à un accord de principe pour sauver le régime des retraites complémentaires ; cela sans reculer l’âge légal de départ à la retraite et en partageant les efforts de manière juste.

    La CFDT a prouvé, sur ce sujet comme sur d’autres, qu’elle est prête à prendre sa part de responsabilité.

     Je représente une organisation syndicale de salariés, dont la première légitimité est d’agir sur et dans le cadre du travail.

    Mais je n’oublie pas que nous avons tous commencé l’année côte à côte, dans une manifestation historique pour défendre le « vivre ensemble », la démocratie, la liberté. Bref, pour défendre l’essentiel.

     C’est précisément notre conception de l’articulation entre la démocratie politique et la démocratie sociale : nous sommes légitimes car utiles aux salariés sur les questions du travail, de l’emploi, des relations sociales ; nous pouvons aussi agir, avec d’autres, sur le champ sociétal car la vie des salariés ne s’arrête ni ne commence au seuil des entreprises. 

    Les militants syndicaux tunisiens de l’UGTT et les membres de l’UTICA, le patronat tunisien, qui ont reçu le prix Nobel de la paix l’ont bien compris :

    la démocratie existe aussi dans un pays grâce à la capacité des corps intermédiaires à la faire vivre et à la défendre. 

    Alors que ces corps intermédiaires sont pointés du doigt et attaqués de toute part, affaiblis par ceux-là mêmes qui devraient les faire vivre, la CFDT réaffirme avec force sa conception du syndicalisme et de son utilité : écouter et défendre les salariés, mais aussi expliquer, proposer, négocier.

    En somme, participer au progrès, un progrès qui doit prendre d’autres formes que celles de l’après-guerre.

     Monsieur le Président, nous pensons que la société française a besoin de sens, d’apaisement et de dialogue.

    C’est la raison de notre présence à cette conférence, des propositions et des exigences que j’ai porté devant vous et que nous porterons tout au long de cette journée.

    Nous attendons bien-sûr des réponses faces à ces demandes et ces interpellations ; c’est aussi cela qui permettra de démontrer l’utilité de cette journée et plus largement, la nécessité du dialogue social pour faire progresser notre pays.

     
  • Les priorités de la CFDT Retraités

    Les membres du conseil national réuni depuis le 5 octobre ont réagi à une actualité chargée.

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  • Tunisie - UGTT : La défense de la démocratie récompensée

    La CFDT a appris avec un immense plaisir que le Quartet du dialogue national tunisien, dont fait partie l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), venait de recevoir le Prix Nobel de la Paix.
     

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  • Rapprochement AREVA-EDF : manifestation impressionnante à La Défense

    La mobilisation du 15 septembre, avec 3000 participants, a été une réussite totale. Les militants CFDT d’AREVA ont apprécié le soutien des collègues de la FCE et des IEG.
     
    Au niveau des CCE des deux entreprises, les délégations CFDT martèlent que le dossier est instruit à l’envers. L’Etat doit assumer ses responsabilités en recapitalisant d’urgence AREVA au lieu de commencer par imposer un plan social de grande ampleur.
     
    La CFDT d’EDF étudie les conditions de l’éventuel accostage d’AREVA NP et la création d’une entité commune dédiée aux réacteurs.
     
    La CFDT EDF reste en lien avec la CFDT d’AREVA pour veiller à ce que le futur AREVA, malgré des transferts d’activités et  compétences associées, reste une entreprise viable.
     
    Les négociations sociales AREVA se poursuivent et les CCE seront consultés pour avis en novembre. 

     

  • Mutualisation de la complémentaire santé dans la branche Hôtels-Cafés-Restaurants (HCR) : moins cher, plus solidaire !

    Les partenaires sociaux se sont mis d’accord avec les organismes assureurs pour améliorer les garanties tout en baissant la cotisation de 4€, afin que HCR Santé reste une complémentaire santé attractive.

    La cotisation totale passe à 28€ (au lieu de 32€) depuis le 1er juillet dernier  jusqu’au 31 décembre 2018 : 14€ à la charge du salarié et 14€ à la charge de l’employeur (hors Alsace Moselle).

    Concrètement, l’appel de cotisations étant adressé aux employeurs trimestriellement à terme échu, les salariés seront remboursés par l’employeur de 6€, s’ils ont été prélevés de 16€ en juillet-août-septembre, et la cotisation à partir d’octobre sera de 14€.

    Cette négociation va permettre d’améliorer sensiblement le pouvoir d’achat des salariés, sans que la qualité des prestations ne soit remise en cause.

    Plus de 360000 salariés des HCR bénéficient aujourd’hui de la complémentaire santé HCR Santé pour le remboursement de leurs soins.