Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • CHIFFRES DU CHOMAGE 2014, encore une année noire

    Les chiffres du chômage à fin décembre confirment que 2014 est encore une année noire sur le front de l’emploi. Le chômage des jeunes reste à un niveau préoccupant, les moins qualifiés, les moins diplômés, les licenciés économiques, les seniors restent les plus exposés au chômage longue durée. La multiplication des contrats courts renforce un marché du travail à 3 vitesses : l’emploi stable, l’emploi précaire et le chômage permanent.

     Pour apporter des réponses à ceux qui sont victimes de cette situation insupportable, la CFDT a porté en 2014 de nouveaux dispositifs en faveur de l’emploi : les droits rechargeables pour tous les demandeurs d’emploi bénéficieront notamment aux plus précaires qui alternent emplois courts et période de chômage ; la garantie jeunes favorise l’insertion des jeunes en difficulté ; le Contrat de sécurisation professionnelle permet la reconversion des licenciés économiques ; des moyens nouveaux ont été dégagés pour la formation des demandeurs d’emploi et l’accompagnement intensif de ceux qui en ont le plus besoin.

     La lutte contre le chômage nécessite un engagement plus fort des branches et des entreprises dans le pacte de responsabilité pour transformer notre économie, former les salariés et créer des emplois de qualité.

  • Dialogue social musclé chez Lidl

    Le géant du hard discount tente une montée en gamme de ses magasins sans se soucier d’améliorer les conditions de travail de ses salariés. Unchantier auquel la CFDT s’est attelée, avec déjà quelques succès à son actif.

    Avant, les supermarchés Lidl ressemblaient aux magasins soviétiques des années 80. Cartons à même le sol, rangées uniformes de boîtes de conserve, odeur indéfinissable de légumes défraîchis. Mais ça, c’était avant. Plus rien de tel aujourd’hui. Sur les 1 600 points de vente en France, 600 magasins sont voués à être détruits et remplacés par des grandes surfaces pimpantes, qui n’ont rien à envier à leurs concurrents Carrefour, Auchan et consorts.

    Depuis 2012, le groupe allemand Lidl cherche à se démarquer du hard discount, sur lequel il a pourtant bâti sa réussite, avec une croissance continue et un chiffre d’affaires atteignant 7,5 milliards en France. La désaffection du consom­mateur pour le hard discount et une concurrence accrue sur les prix dans la grande distribution ont incité le groupe à se repositionner sur ce qu’il appelle désormais le soft discount.

    Lidl soigne donc l’ambiance des lieux de vente à défaut des conditions de travail de ses salariés. Boulangeries et caves à vins ont fait leur apparition, des animations commerciales thématiques ont été mises en place et des opérations de promo quotidiennes sont organisées – autant de tâches supplémentaires pour les employés, qui sont tous polyvalents.

    LES EMPLOYÉS TRAVAILLENT À FLUX TENDU, BEAUCOUP PLUS QUE DANS LES SUPERMARCHÉS CLASSIQUES

    « Avant, on courait tout le temps ; maintenant, c’est encore pire », constate Odile Gaillet, cheffe caissière dans le magasin Lidl récemment reconstruit à Caudry, dans le Nord, et déléguée syndicale CFDT au niveau de la direction régionale, à Cambrai. « La surface du magasin est passée de 700 à 1 300 m2 et le personnel de 10 à 16 personnes seulement, indique-t-elle. À la prise de service, à 6 heures, nous sommes trois. L’un décharge les paquets de pains surgelés et les fait cuire, une autre prend livraison des palettes de fruits et légumes et les dispose dans le magasin, et le troisième est à la caisse. »


    Lowcost Lidl2 Fred Marvaux rea rea 218912 002La moindre absence déséquilibre l’organisation du travail. « Les employés travaillent à flux tendu, beaucoup plus que dans les supermarchés classiques, et cela génère beaucoup de stress, avec des effets sur la vie privée et familiale, explique Christophe Pierre, délégué syndical central. En fait, Lidl veut faire de la grande distribution traditionnelle mais avec les moyens du hard discount. C’est intenable. »

    À l’initiative de la CFDT, une grève finit par éclater au printemps 2014 qui permet d’obtenir enfin des avancées. Un accord d’intéressement sur trois ans est signé, et un système de primes annuelles de 150 à 400 euros en moyenne est mis en place. Quant aux impacts des réorganisations sur les conditions de travail, une enquête du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est en cours. Dans ce cadre, Odile sillonne depuis plusieurs mois la région à la rencontre des salariés afin de dresser un état des lieux précis. Une négociation sur les conditions de travail devrait suivre. Une petite révolution dans le monde du hard ou du soft… discount. 

    mneltchan

  • [Vidéo] “Dialogue social : les conservatismes ont été plus forts que la volonté d’avancer”

    Invité de RTL le 29 janvier 2015, Laurent Berger est revenu sur l’attitude responsable des routiers CFDT, qui ont décidé de ne pas pénaliser les automobilistes et les salariés lors de leur mobilisation. Concernant l’échec de la négociation sur la modernisation du dialogue social, le secrétaire général de la CFDT considère que les “les conservatistes de tout bord” en sont les premiers responsables.

     

  • MODERNISATION DU dialogue social L’ÉCHEC DE LA NÉGOCIATION NE CLOT PAS LE DÉBAT

     

    La négociation sur le dialogue social s’est terminée aujourd’hui sans proposition d’accord final.

    Pour la CFDT, le dialogue social en entreprise doit évoluer pour gagner en qualité et en efficacité. La négociation, débutée il y a moins de 4 mois, n’a pas permis de répondre aux attentes de la CFDT.

    Cette négociation devait permettre d’améliorer l’ensemble des structures de dialogue social et de permettre un véritable dialogue sur la stratégie des entreprises. Elle devait faire du dialogue social, le levier pour améliorer la situation des salariés et la performance des entreprises.

    Des avancées ont permis d’aborder enfin la représentation des salariés dans les TPE ou l’amélioration des consultations. Néanmoins, les échanges ont plus porté sur les instances elles-mêmes que sur leur rôle.

    La CFDT a pris toutes ses responsabilités mais la méthode de négociation comme les propositions patronales n’ont pas permis d’aboutir.

    Pour autant, pour la CFDT, c’est par le dialogue social que des avancées peuvent être obtenues pour la vie et l’avenir des salariés : leur emploi, leur travail et les conditions dans lesquelles il s’exerce, leur santé, leur carrière, leur rémunération…

    Cette fin de négociation ne doit être qu’une étape. Le dossier n’est certainement pas clos. La CFDT continuera à porter sa vision du dialogue social dans les semaines et les mois à venir.
     
  • Dernière séance de négociation relative à la qualité et à l'efficacité du dialogue social en entreprise et à l'amélioration de la représentation des salariés

    La dernière séance de négociation s’est conclue le 22 janvier 2015 sur un constat d’échec.Le texte présenté la veille par le Medef et l’UPA (et diffusé dans la presse) était encore très éloigné des propositions de la CFDT Certes, quelques points correspondaient dans les grandes lignes à ses attentes sur l’évolution du cadre et du processus d’information et de consultation en anticipation. Ils allaient dans le sens d’une action plus efficace des représentants des salariés, avec un socle de droits et la possibilité de décider par accord du fonctionnement le plus adapté aux différentes situations.

    Le projet comprenait aussi une représentation de tous les salariés ; même si le dispositif pour les TPE ne répondait pas à toutes nos attentes, il avait le mérite d’exister et pouvait constituer un premier pas.Enfin, la partie relative à la reconnaissance des compétences et du parcours militant, à la sécurisation de leur carrière (notamment par une progression salariale garantie pour les mandats occupant au moins un tiers du temps) était une avancée intéressante.

    Mais au-delà de multiples lacunes et ambiguïtés émaillant le projet patronal, la CFDT avait fait part de cinq points durs pour elle :

              La reconnaissance du fait syndical et la protection de tous les représentants des salariés ;

              La place de la négociation et la question de la négociation en l’absence de délégués syndicaux ;

              La définition du périmètre de la mission de délégué du personnel ;

              La question des niveaux de consultation ;

              Les moyens (nombre de mandats et heures de délégation, le nombre de réunions).

     

    La CFDT a donc détaillé en séance, une nouvelle fois, ses propositions sur ces points :

              Montrer la confiance effective des parties prenantes dans le dialogue social en reconnaissant explicitement le fait syndical dans l’entreprise et au dehors, dès le préambule.

              Indiquer clairement dans le texte que la négociation reste l’apanage des organisations syndicales et se fait en leur nom.

         Retenir la définition actuelle du périmètre de désignation du délégué du personnel, qui seule permet un dialogue informé en proximité avec les salariés (la rédaction proposée pouvait faire redouter la fin de l’exercice des missions de délégué du personnel au sein des établissements, alors que ces missions, comme celles du CHSCT, devaient être en principe reprises).

    - Permettre d’avoir les consultations utiles au bon niveau : le texte indiquait qu’en cas d’entreprises multi-établissements, dans le cadre d’un projet susceptible de toucher plusieurs ou tous les établissements, seul le conseil central était consulté. Les conseils d’établissements étaient « réputés consultés ». La partie patronale semblait prête au mieux à concéder que les conseils d’établissement soient informés avec la possibilité de réagir, mais pas de donner un avis formel. Ce point était particulièrement problématique pour les questions relatives au champ du CHSCT. Les conséquences d’un projet sur l’organisation du travail se constatent là où le travail s’effectue, avec les salariés concernés. Priver le niveau local d’une possibilité de lancer une alerte ou diligenter une enquête spécifique dans le cadre de ces projets était impensable pour la CFDT

    Maintenir les moyens en mandats, heures de délégation et nombre de réunions, et permettre leur rationalisation par la mutualisation possible d’une partie des heures.

     Les autres organisations ont fait part de leurs propres perceptions et exigences au regard du texte proposé, dont beaucoup étaient partagées mais d’autres nettement différenciées.

     La délégation patronale a proposé de revenir après une suspension de séance avec un texte tentant de répondre aux demandes convergentes. Mais après deux heures d’interruption, elle a rejoint la plénière sans texte en prononçant la fin de la négociation.

     Les organisations se sont exprimées à tour de rôle pour souligner la qualité des débats, l’intérêt d’avoir  pu exposer les différentes positions sur ce sujet si sensible pour les acteurs sociaux et regretter, pour la plupart, d’avoir dû s’y confronter dans une période peu propice et dans des délais insuffisants.

     La CFDT a insisté sur sa volonté de continuer à faire évoluer le cadre du dialogue social dans les entreprises, à condition que ce dialogue garde un contenu réel et adapté aux besoins des salariés. Elle s’est déclarée prête à reprendre ultérieurement le travail sur un sujet qui n’est pas clos.

        

  • Relais-toilettes des gares : Victoire après neuf jours de grève

    Le changement de prestataire pour l’entretien des relais-toilettes de six gares SNCF a failli laisser 46 salariées sur le carreau. Mais à l’issue d’un mouvement inédit, ces femmes ont obtenu de leur nouvel employeur, le prestataire 2theloo, la garantie de reprise de tous les emplois.

    Après leurs neuf jours de grève, les traits sont tirés – mais les visages, radieux. Les employées chargées de l’entretien des relais-toilettes de cinq gares franciliennes (Paris Nord, Paris Saint-Lazare, Paris Bercy, Paris Austerlitz, Marne-la-Vallée) ainsi que celui de Nîmes viennent d’obtenir gain de cause : la poursuite de leur contrat de travail, dans les mêmes conditions d’ancienneté et de salaire, avec le nouveau prestataire de la SNCF chargé de ce marché, 2theloo. Tout est parti du refus de la société néerlandaise de reprendre le personnel du précédent prestataire, Spacio Confort.

    “Choquées”

    2theloo a cru possible de passer outre le code du travail, de la manière la plus brutale qui soit : le 12 janvier, les 46 salariées de Spacio Confort se sont vu signifier l’obligation de remettre les clés des relais-toilettes le soir même ; on leur a expliqué que le lendemain, des salariés de 2theloo seraient à leur place. Leur planning en atteste : ces femmes, dont une majorité a plus de vingt ans d’ancienneté, qui perçoivent un salaire d’environ 1 300 euros nets, ont pu constater, dès le 13 janvier au matin, que leurs noms ne figuraient plus sur le planning hebdomadaire. « On a été choquées. Après toutes ces années de travail. Rayées d’un trait de crayon, comme ça », témoigne Aïcha Haddou, 55 ans, entrée en juin 1994 chez Spacio Confort et travaillant à la gare Saint-Lazare. « Heureusement, on a eu l’idée de ne pas rendre les clés », ajoute Élisabeth Asaré, 55 ans elle aussi, entrée en 1993.

    Intervention de la SNCF

    Elles ont aussitôt contacté les organisations syndicales, qui les ont immédiatement soutenues et accompagnées. La CFDT est d’ailleurs tout de suite montée au créneau, exhortant la direction de Gares & Connexions (l’entité SNCF qui gère les appels d’offres relatifs à l’activité dans les gares) à prendre ses responsabilités en tant que donneur d’ordre. « Le battage médiatique a également contribué à pousser SNCF Gares & Connexions, soucieuse de son image, à intervenir et à inviter les deux prestataires à se remettre autour de la table puis à négocier », reconnaît Pascal Romane, le secrétaire général régional adjoint de la CFDT-Cheminots. Sous la pression, 2theloo s’est donc résolue à appliquer la convention collective du nettoyage qui, dans son article 7, stipule clairement qu’en cas de changement de sous-traitant, le nouveau prestataire doit garantir l’emploi de 100 % du personnel affecté au marché faisant l’objet de la reprise. Une obligation que la société avait au départ cherché à contourner au prétexte que cette dernière ne relevait pas du nettoyage mais d’une société de services.

    Clause sociale systématique

    Pendant les neuf jours de grève (qui seront finalement payés en intégralité), ces femmes ont occupé les locaux, bloquant avec de grandes banderoles les entrées des toilettes pendant leurs horaires habituels de travail : de 6 heures à 15 heures et de 15 heures à minuit. Dès la réouverture des sanitaires, le 21 janvier, après la signature du protocole de fin de conflit, certains passagers clients de la gare sont passés féliciter les salariées. « Bravo, vous avez gagné ! », s’exclame l’une d’elles. La fierté se lit sur les visages de ces femmes (qui apprécieraient qu’on ne les appelle plus « dames pipi »). Leur victoire est d’autant plus importante que le contrat de sous-traitance qu’a remporté 2theloo l’engage pour dix ans à exploiter les relais-toilettes de 39 gares françaises !

    Et pour que cette victoire soit utile, au-delà du contrat avec 2theloo, la CFDT-Cheminots a demandé à la SNCF « la mise en place d’une clause sociale systématique garantissant le maintien des droits acquis des salariés prestataires lors des appels d’offres » en vue d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Comme le résume Jean-Claude Minet, secrétaire général régional de la CFDT-Cheminots et activités complémentaires : « Pour que la SNCF soit plus vigilante, lors des prochains appels d’offres, aux aspects sociaux et à l’accompagnement du personnel, et qu’elle soit intraitable vis-à-vis de sociétés sans scrupule qui ignorent l’aspect social et humain au profit du mercantilisme. »

  • CREATION DE 50 000 EMPLOIS La CFDT signe le contrat de génération dans le commerce de gros

    La CFDT est signataire de l’accord sur le contrat de génération pour la convention collective du commerce de gros, qui emploie 310 000 salariés. Les négociations sont intervenues dans le cadre des pourparlers sur la mise en œuvre du pacte de responsabilité. La signature de ce contrat va impulser la création de 50 000 emplois en 2015, dans un cadre qui favorisera la transmission des savoirs et des compétences entre les jeunes et les seniors. Cet accord concerne les entreprises de moins de 300 salariés et prévoit, entre autres, sur trois ans :

     L’embauche en CDI de 14 964 jeunes, avec la création d’un poste de référent pour chacun ;

     Le recrutement en CDI de 4 989 seniors de plus de 55 ans ;

     Le maintien dans l’emploi de 15 230 salariés âgés de plus de 57 ans, ce qui représente 5 % des effectifs de la branche.

    Tout comme elle le fait déjà pour le contrat de génération dans la grande distribution, signé fin 2013, la CFDT veillera à ce que cet engagement s’inscrive comme un véritable pacte social entre partenaires, au service de l’emploi des jeunes et des seniors.