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  • Politique de santé : Se donner les moyens de l'accès aux soins

    Alors que le  renoncement aux soins pour raisons financières atteint plus de plus de 25% des français, dont 12 % pour les soins courants (41% des femmes contre 21% des hommes) la CFDT estime que la mise en œuvre du Tiers Payant doit être une priorité nationale.

     Il est donc important que le gouvernement et le parlement ne laissent pas une fois de plus les corporatismes bloquer toute possibilité de réformer notre système de santé, alors que la plupart des soins sont financés par la collectivité.

    Cela passe par une organisation en complémentarité de la médecine de ville  et de l’hôpital, notamment sur la question des urgences et par un financement à la hauteur des enjeux.

    La question de la responsabilisation doit concerner l’ensemble des acteurs du système de santé : on ne peut imputer aux seuls patients l’inflation de notre système. Nous devons donc nous doter ensemble et nationalement des moyens de sa maîtrise.

     
  • Retraite : De nouveaux droits pour les apprentis

    La CFDT se félicite de la publication ce jour du décret permettant  aux apprentis de valider l’intégralité de leur durée de formation au titre de leurs droits à la retraite. Cette mesure que la CFDT revendiquait depuis longtemps prend effet rétroactivement au 1er janvier 2014.

    Cette avancée extrêmement importante a été obtenue au cours de la concertation qui a abouti à la loi portant réforme des retraites du 22 janvier 2014. Cette mesure de justice sociale permet aux futures générations d’améliorer leurs droits, elle est le résultat de l’action et de l’engagement de la CFDT.

  • CONTRAT DE SECURISATION PROFESSIONNELLE : La CFDT signe L’ACCORD

     

    Le bureau national de la CFDT, réuni jeudi 18 décembre, a décidé de signer l’accord d’assurance chômage sur le contrat de sécurisation professionnelle (CSP).

    Le CSP offre aux licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés une allocation chômage supérieure au droit commun, un accompagnement renforcé pour le retour à l’emploi et un accès facilité à la formation professionnelle.

    Le nouvel accord conserve les principes fondamentaux du CSP. Il renforce également l'entrée plus précoce en accompagnement et en formation, et offre des droits supplémentaires à la formation. Enfin, les demandeurs d’emploi en CSP pourront désormais continuer à bénéficier du dispositif en cas de reprise d’activité, même de courte durée.

    Il fixe l’allocation à 75% du salaire brut (soit près de 93% du net), et ouvre droit à une prime en cas de retour à l’emploi durable (contrat de 6 mois minimum) dans les 10 premiers mois, une prolongation de 3 mois maximum du CSP en cas de reprise d’emploi temporaire.

    Ce dispositif de sécurisation des parcours et de reconversion des licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés, permet de donner des  droits équivalents au congé de reclassement des licenciés des grandes entreprises.
     
  • Dialogue social : la négociation se poursuivra finalement en janvier

    Le Medef a reporté in extremis les séances de négociation sur le dialogue social programmées les 18 et 19 décembre. Objectif : se donner la possibilité d’aboutir à un accord.

    La cinquième (et théoriquement avant-dernière) séance de négociation sur la qualité du dialogue social, prévue ce 18 décembre, n’aura finalement lieu qu’à la mi-janvier. Le Medef a annoncé le report des discussions aux 15 et 16 janvier prochains. « Si on n’avance pas d’ici au 18 décembre, on ira à l’échec », avait prévenu la secrétaire nationale, Marylise Léon, à l’issue de la séance du 11 décembre. Pour ne pas hypothéquer les chances de parvenir à un accord en dépit de positions très divergentes entre le Medef et les organisations syndicales, mais aussi au sein des organisations patronales, le négociateur Alexandre Saubot a préféré se donner un répit.

    La question des TPE

    Lors de la séance du 11 décembre, le Medef avait cédé sur plusieurs points : représentation syndicale dans les entreprises de 11 à 49, mutualisation possible des heures de délégation, mise en place d’entretiens professionnels pour les mandatés. Il a aussi renoncé au caractère optionnel du conseil d’entreprise, mais rappelé que cette instance unique reste « le cœur » de son projet.

    Le principal point d’achoppement porte sur la représentation des salariés des très petites entreprises. À plusieurs reprises, le négociateur patronal a indiqué ne pas en voir la nécessité, jugeant suffisants les « outils » actuels : conseiller du salarié, conseil de prud’hommes, liberté d’adhérer à une organisation syndicale. Mais il a déclaré avoir entendu la demande unanime des organisations syndicales pour une représentation effective des salariés des TPE – même si les modalités sont loin de faire consensus. Pour la CFDT, c’est un point crucial de la négociation. Elle attend aussi des déblocages sur la place du délégué syndical, ainsi que l’expertise et le droit d’alerte. D’ici à la séance du 15 janvier, « le patronat devra bouger ses lignes ! », prévient Marylise Léon.

  • Grosse pression sur les agents de la sûreté aéroportuaire

    Alors que le nombre de passagers augmente, les conditions de travail des agents de sûreté aux postes d’inspection-filtrage (Pif) et dans les soutes se dégradent. La faute à un patronat désorganisé face à un donneur d’ordres tout-puissant.

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    Benamar Belkouche est agent de sûreté et délégué syndical central CFDT chez ICTS France.

    « Pour exercer le métier, c’est la croix et la bannière. »Benamar Belkouche sait de quoi il parle. Depuis quatorze ans, il est opérateur de sûreté chez ICTS France. Ce leader de la sûreté aéroportuaire emploie 2 000 salariés, sur les sites de Roissy (95) et Orly (94), chargés de contrôler plus de 90 millionsde passagers par an, les personnelsnavigants et les bagages aux postes d’inspection-filtrage (Pif). « Entre l’agrément du préfet, celui du procureur de la République, pour lequel il faut être un ressortissant de l’Union européenne et avoir un casier judiciaire vierge, le certificat de qualification professionnelle, la certification de l’aviation civile, la carte professionnelle et le badge aéroportuaire. Cela fait beaucoup de conditions pour pouvoir travailler. On est davantage contrôlés que la police ! Il suffit qu’une de ces conditions ne soit pas remplie pour que vous ne puissiez plus travailler jusqu’à ce que vous obteniez ce qui vous manque… si c’est possible », explique Benamar, également délégué syndical central CFDT, troisième organisation de l’entreprise avec 16% des voix.

     600 palpations de passagers par jour

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    Tarek Benmaadi est opérateur de sûreté et délégué syndical CFDT chez Alyzia, une filiale d’Aéroports de Paris (ADP).

    À ces préalables à l’emploi s’ajoutent des conditions de travail très difficiles. « Je fais jusqu’à 600 palpations de passagers par jour. Une série de gestes répétitifs et codifiés qui supposent de se baisser, de faire travailler les genoux, le dos, les épaules »,explique Tarik Benmaadi, opérateur de sûreté et délégué syndical CFDT chez Alyzia, filiale d’Aéroports de Paris (ADP), l’autre leader de la sûreté, qui emploie 1 200 salariés. Névralgies, sciatiques, tendinites sont monnaie courante. « Le nombre d’accidents du travail dans cette activité est supérieur à celui du bâtiment », souligne Tarik. La moyenne de l’absentéisme s’élève à 22 jours en moyenne par an et par salarié (contre 15,6 jours en moyenne nationale en 2013) dont 26 % imputables aux accidents du travail.

    Les agents tournent toutes les 20 minutes sur les différents postes du Pif, entre la palpation, l’accueil, le contrôle à l’écran et la fouille des bagages. Seul le poste à l’écran permet de s’asseoir. Encore faut-il avoir la qualification requise pour exercer ce contrôle. Et la sûreté, c’est 24 heures par jour. 
    Chez Sécuritas, les agents font les trois-huit, soit 5 heures - 13 heures, ou 13 heures - 21 heures, ou 21 heures - 5 heures. Des vacations de huit heures pendant lesquelles ils n’ont que trente minutes de pause. Selon Mohamed Boughorbal, chef d’équipe chez Alyzia et représentant de la section syndicale CFDT, « les changements d’horaires, ça tue ».

    Des exigences toujours plus grandes

    Mohamed Boughobal PhotoCreditMYOP-PB-roissy-07
    Mohamed Boughorbal est chef d’équipe chez Alyzia et représentant de la section syndicale CFDT.

    Les agents des Pif sont par ailleurs soumis à plusieurs formes de pression. « Les compagnies aériennes et le donneur d’ordres [ADP] exigent plus de fluidité aux points de contrôle pour satisfaire leur clientèle ou rattraper des retards, décrit Benamar Belkouche, souvent au détriment de la sûreté. » « De plus, ajoute le chef d’équipe Mohamed Boughorbal, la procédure d’inspection et de filtrage a tendance à se renforcer. On nous demande d’en faire de plus en plus. » Les agents suivent des formations obligatoires tous les trois mois pour revoir les procédures et être à jour sur les nouvelles. Un examen sanctionne ces formations. Au troisième échec, l’agent est licencié.

    La pression peut aussi venir des passagers. « Les insultes sont quotidiennes », affirme Benamar Belkouche, victime d’un lanceur de canette alors qu’il faisait son travail. « Je comprends que prendre l’avion puisse être stressant avec les retards, l’attente, la fouille. Alors, en bout de chaîne, c’est nous qui prenons ! » Il existe une procédure contre les agressions mais peu font l’objet d’une plainte.

    Les agents soumis aux aléas du marc

    Enfin régulièrement, les salariés de la sûreté sont soumis aux aléas du marché. Tous les trois ou quatre ans, les appels d’offres sont renouvelés. Ils peuvent ainsi changer d’employeur. Si les emplois sont protégés par des obligations de reprises et des contraintes liées à la sûreté (nombre incompressible d’agents sur les Pif), les conditions de travail ou l’attribution des indemnités peuvent être modulées par la hiérarchie. 

    dblain@cfdt.f

  • [Vidéo] “Il est hors de question que le compte pénibilité ne s’applique pas au 1er janvier”

    Invité de France Inter le 22 décembre 2014, Laurent Berger est revenu sur les sujets sociaux du moment, notamment les salaires et le compte pénibilité, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

  • Un nouveau Secrétaire Général à la FCE-CFDT

    Dominique Bousquenaud succède i à Jean-François Renucci à la tête de la

    Fédération Chimie Energie de la CFDT.

    A 50 ans, cet autodidacte, issu de l’industrie lorraine, militant dans les cristalleries et

    dans la production thermique à EDF, puis responsable régional Chimie Energie, a gravi

    pas à pas les « échelons syndicaux ». Il entend bien privilégier le pragmatisme et les

    propositions concrètes à la contestation de posture trop pratiquée par d’autres.

    Dominique Bousquenaud porte la volonté de poursuivre le travail engagé par la

    fédération dans l’accompagnement des équipes syndicales et des entreprises en

    particulier dans la prise en charge du renouveau de l’industrie, dans le cadre d’une

    nécessaire transition énergétique.

    La CFDT incarne, pour lui, un syndicalisme moderne, force de propositions, qui doit

    répondre aux attentes des salariés et trouver des solutions d’avenir face à la crise qui

    frappe notre pays. C’est un enjeu majeur pour le développement de la CFDT.