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  • Déclaration de la Confédération Européenne des Syndicats à la nouvelle Commission européenne Adoptée par le Comité exécutif lors de sa réunion des 21-22 octobre 2014

    Les politiques économiques poursuivies jusqu’à présent pour faire face à la crise économique et sociale ont échoué. Elles sont responsables de la faible croissance et de la déflation, de l’augmentation du travail précaire et du chômage, et du chômage des jeunes en particulier, mais aussi de l’accroissement de la pauvreté et des inégalités. Les divergences au sein et entre pays se sont aggravées.

    La concurrence s’est étendue à tous les domaines, y compris la fiscalité, les droits et les salaires des travailleurs, leur protection et leurs conditions de travail, et la protection sociale.

    La compétitivité doit se gagner sur base de normes sociales équitables, de salaires corrects et par le développement des aptitudes et des compétences, et non sur base d’une concurrence sociale déloyale.La gouvernance économique doit pleinement intégrer l’objectif d’une Europe sociale. Il faut mettre fin aux politiques d’austérité. Les pays doivent disposer de la flexibilité budgétaire nécessaire pour accompagner une relance de l’emploi.

    La poursuite des politiques actuelles est vouée à l’échec et suscitera l’hostilité croissante des travailleurs et des citoyens.

    La CES a une proposition claire pour une nouvelle voie pour l’Europe. Cette proposition est basée sur un plan d’investissement annuel de 2% du PIB de l’UE pendant dix ans en faveur d’une croissance durable, d’une réindustrialisation de l’Europe respectueuse de l’environnement et d’investissements sociaux. Des investissements dans les structures d’accueil des enfants et des personnes âgées sont nécessaires pour assurer qu’hommes et femmes aient accès à l’emploi. Notre plan entraînerait la création de 11 millions d’emplois. Les investissements publics sont nécessaires pour stimuler les investissements privés. La CES est convaincue que le dialogue social est le meilleur moyen pour trouver des solutions progressistes et justes. Le dialogue social doit être développé à tous les niveaux. Les accords existants doivent être mis en œuvre. La CES poursuivra le dialogue pour plus et de meilleurs emplois avec les employeurs et les institutions de l’UE.

    La CES réitère également sa position relative aux négociations pour le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) : non au Règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE), une liste positive protégeant clairement

    les services publics et l’inclusion de normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) avec une procédure d’application. Nous sommes opposés à l’Accord économique et commercial global (AECG) avec le Canada car il ne répond pas à ces conditions.

    La CES soutient une juste et meilleure réglementation. Nous rejetons le projet REFIT de dérégulation qui porte atteinte aux droits et à la protection des travailleurs. Tous les travailleurs, qu’ils travaillent dans de grandes, petites ou microentreprises, doivent être protégés de la même manière.

    La CES est déterminée à s’opposer à toutes formes de dumping social. La Directive sur le détachement des travailleurs doit être révisée pour garantir l’égalité de traitement aux travailleurs détachés. Nous voulons un protocole de progrès social empêchant que les libertés économiques passent avant les droits sociaux fondamentaux.2

     La CES soutient un programme ambitieux en matière d’énergie et de climat comprenant des modalités pour une transition juste et une aide aux travailleurs affectés de façon négative.

    La CES soutient la liberté de circulation dans l’UE. Si et là où ils existent, les abus de la part d’employeurs et/ou les restrictions illégitimes de la part de gouvernements doivent être combattus.

    Comparé au plan de la CES, le programme d’investissement proposé par Jean-Claude Juncker n’est pas suffisamment ambitieux. La CES estime toutefois qu’il pourrait représenter un pas dans la bonne direction pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une simple redistribution de fonds existants. Nous suivrons de près l’origine de ces fonds et la mise en œuvre de ce programme.

    Le Président a également insisté sur son engagement en faveur d’emplois décents, du dialogue social et de l’égalité de traitement pour les travailleurs détachés, faisant ainsi écho à certaines exigences de la CES. Il est temps maintenant que la Commission se montre à la hauteur de tous ces objectifs.

     

    De belles paroles ne suffiront pas à tracer la nouvelle voie pour l’Europe qu’exige la CES. Des actions sont nécessaires pour restaurer la confiance des gens dans la capacité du projet européen à améliorer leur vie

  • Fonction publique : La campagne entre dans la dernière ligne droite

    Ce 23 octobre, de nombreux militants de la CFDT sont rentrés chez eux fourbus, mais avec le sentiment d’une mission accomplie : le dépôt des listes de candidats aux élections professionnelles dans les trois fonctions publiques.

    Pendant des semaines, ils ont sillonné le terrain. Pour écouter les agents, recueillir leurs attentes, donner à entendre la différence du syndicalisme CFDT, inviter les adhérents et sympathisants à s’engager, les inciter à se porter candidat. « Un travail remarquable a été accompli par les militants », salue Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale responsable de la politique en direction des fonctions publiques. La satisfaction était tangible lors de la réunion, le 24 octobre, des responsables fédéraux et régionaux, en vue d’établir un tout premier bilan et de programmer la suite des opérations.

    Des enjeux fondamentaux

    Partout, les listes déposées ont été plus nombreuses que lors des dernières élections – en 2008 dans la territoriale, en 2011 dans la fonction publique d’État et l’hospitalière. À titre d’exemple, le Sgen (Syndicat général de l’Éducation nationale) estime à près de 2 000 le nombre de listes enregistrées. Interco annonce plus de 1 000 candidatures pour le seul Syndicat des services publics parisiens. Au ministère de la Justice, 61 comités techniques sur les 72 présents dans les services judiciaires, l’administration centrale et les tribunaux sont couverts par une liste CFDT. La plupart du temps, les militants en campagne ont fait d’une pierre deux coups et suscité des adhésions. « Les enjeux de cette campagne sont fondamentaux pour les agents, l’action publique de qualité que nous voulons et la représentativité de la CFDT », a rappelé Jocelyne Cabanal, qui appelle maintenant à se mobiliser pour « voter et faire voter CFDT ! ».

  • Vidéo] “Le chômage n’est pas une question statistique, mais une question humaine”

    Invité de RTL le 27 octobre 2014, Laurent Berger est revenu sur les derniers chiffres du chômage en rappelant qu’« à partir du moment où le chômage augmente, c’est un échec car il n’y a pas de politique qui permettent de sortir de la spirale du chômage ». Le secrétaire général de la CFDT met également en garde le patronat contre toute velléité de remettre en cause les mesures sur la pénibilité.

  • CHIFFRES DU CHOMAGE: LE PATRONAT DOIT S’ENGAGER SUR L’EMPLOI

    L’augmentation forte du nombre de demandeurs d’emploi en 

    septembre (+19 200 en catégorie A et + 50 200 en catégories ABC) 

    traduit une nouvelle fois la situation alarmante sur le front de 

    l’emploi. C’est la situation économique très dégradée qui explique 

    cette hausse, avec des entrées croissantes pour fins de CDD et de 

    missions d’intérim et une baisse des sorties pour reprise d’emploi.

    Les droits rechargeables, obtenus dans la dernière négociation 

    d’assurance chômage de mai 2014 et entrés en vigueur au 1er octobre, 

    répondent pleinement à cette situation d’augmentation de la précarité. 

    Toutes les périodes d’emploi, même les plus courtes, permettent 

    aujourd’hui de rallonger les droits, de retarder l’arrivée en fin des 

    droits, de faciliter l’accès à la formation. 

    La dégradation continue de la situation de l’emploi ne peut pas 

    perdurer.

    La CFDT exige du patronat des engagements urgents sur l’emploi 

    et l’apprentissage dans le cadre du Pacte de responsabilité.

    Par ailleurs, la CFDT demande des engagements concrets sur : 

     les droits des personnes les plus éloignées de l’emploi et des 

    jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi,

     la prolongation des dispositions spécifiques pour les licenciés 

    économiques,

     des contrats d’alternance dans les branches et dans les 

    entreprises.

  • Déclaration d’Emmanuel Macron La modernité ne passe pas par le clientélisme et l’inégalité de traitement !

    Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du

    Numérique a tenu une conférence de presse à Bercy sur le projet de

    loi pour « libérer l'activité ».

    Les intentions affichées par le ministre de l’économie sur la question

    des ouvertures dominicales et des « heures en soirée » semblent en

    décalage total avec les attentes de l’ensemble du monde salarial.

    Pour la CFDT, le projet annoncé est loin de moderniser l’économie. Il

    risque :

    • de renforcer le clientélisme politique en donnant aux maires la

    capacité d’accorder 12 ouvertures dominicales et d’une manière

    plus cynique de les obliger à le faire en créant une concurrence

    intercommunale,

    • de pénaliser les salariés des petites entreprises en leur retirant tout

    droit à compensation et toute liberté de refuser une modification

    substantielle de leur contrat de travail,

    • d’introduire et de renforcer des inégalités territoriales en laissant à

    l’Etat le soin de déterminer quelles seront les zones à « fort

    potentiel économique » et par voie de conséquence celles qui ne le

    sont pas. Les intéressés apprécieront.

    Par ailleurs, lapsus ou réalité : 5 ouvertures dominicales sont

    présentées comme « obligatoires », ce qui donne une tonalité loin

    d’être neutre.

    Enfin, les éléments de langage sur le « travail en soirée » en lieu et

    place du travail de nuit ne devraient pas tromper les parlementaires.

    Pour la CFDT Services, le gouvernement manque une fois de plus une

    occasion de réformer efficacement la société sans renforcer les

    frustrations et les inégalités au sein du monde du travail.

  • Relations distributeurs/fournisseurs : la CFDT plus que jamais mobilisée

    La CFDT espère des débats constructifs ce jeudi entre les ministres de l'Agriculture et de l’Économie, les représentants de la grande distribution, ceux de l'industrie agroalimentaire et de l'agriculture. Ces échanges doivent conduire, à terme, à des relations « gagnant-gagnant » car force est de constater qu'aujourd'hui, en prenant la forme d’une « guerre des prix », elles pénalisent tous les secteurs, de l'agriculture à la grande distribution.

    Être en « guerre » n'est jamais très sain. Il n'y a pas toujours un gagnant, un perdant. Mais il y a en revanche des dommages collatéraux. Ces dommages, ce sont les salariés de tous ces secteurs qui les subissent, sans oublier les salariés des transports et de la logistique qui sont, eux aussi, des victimes collatérales de ce jeu délétère.

    Cette guerre des prix ne se fait pas sans conséquences (TMS, RPS, ...). Ce ne sont pas des campagnes de promotion mais des maux générés à coups de conditions de travail dégradées.

    Des prix plus bas pour qui, pour quoi ? Cette pression sur les prix a une incidence directe sur les conditions de rémunérations des salariés, la qualité des produits et, au final, ne bénéficient que peu aux consommateurs. D'ailleurs, les prix n'ont pas tant baissé que ça, ces dernières années.

    La CFDT s'inquiète de l'ampleur que prend cette guerre des prix car elle ne cesse de s'accentuer année après année.

    Elle appelle l'ensemble des acteurs de ce dossier à assumer leurs responsabilités. Elle entend prendre toute sa place dans ce débat pour faire entendre la voix des salariés, principales victimes d’une pratique dangereuse  

  • [Interview] Sur les allocations familiales, “la façon de procéder est désastreuse”

    Dans une interview au Monde daté du 25 octobre 2014, Laurent Berger condamne les dernières annonces gouvernementales en matière d'allocations familiales.

    La modulation des allocations familiales selon les revenus n’est pas une mesure de justice sociale ?

    Le gouvernement n’a pas voulu réformer le financement de la protection sociale et la fiscalité. Sur la modulation des allocations familiales, il bricole. On n’est pas dans un système d’universalité, puisque les allocations familiales ne démarrent pas dès le premier enfant. La façon de procéder est désastreuse. Personne n’y comprend plus rien et cela permet toutes les caricatures. Le gouvernement va traîner longtemps le fait de ne pas avoir voulu cette mise à plat de la fiscalité.

    Excluez-vous une réforme de l’assurance-chômage qui conduirait à revoir à la baisse la durée et le montant des indemnisations ?

    Cet épisode est symptomatique. C’est au moment où se mettent en place de nouvelles règles d’assurance-chômage signées par le patronat et validées par le gouvernement – avec des droits rechargeables qui sont une mesure incitative, dans un sens positif, à la reprise d’emploi – que certains disent, comme si rien n’avait bougé, qu’il faut renégocier. L’accord négocié prévoit des économies. Le gouvernement semble les juger insuffisantes, c’est pourtant lui qui a considéré qu’elles étaient trop importantes pour les intermittents. Où est la cohérence ? Donc calmons-nous ! Il n’y a pas de clause de revoyure et il n’y aura pas de renégociation avec la CFDT avant 2016. Un groupe de travail entre les partenaires sociaux préparera 2016.

    Il faut respecter les gens. Je trouve étonnant qu’une parole publique critique l’indemnisation des chômeurs et ne s’insurge pas sur ce qui s’est passé chez Gad, c’est juste insupportable. On les a convoqués dans une salle municipale et on les a séparés en deux files, ceux qui sont gardés et ceux qui sont virés. Si on veut casser tout réflexe démocratique, tout lien social, eh bien on agit comme cela.

    Propos recueillis par Michel Noblecourt