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  • La CFDT et les Acteurs en transition énergétique défendent leurs amendements

    Cinq mesures doivent absolument être inscrites dans le projet de loi, selon le collectif des Acteurs en transition énergétique,dont la CFDT est membre. À défaut, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de diminution de la consommation énergétique risquent de ne pas être atteints.

    Le débat sur le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte a débuté à l’Assemblée nationale le 24 septembre. À la demande du gouvernement, son examen fera l’objet d’une procédure accélérée. Il sera d’abord discuté dans le cadre d’une commission spéciale, puis débattu en séance publique à partir du 1er octobre.

    Membre du collectif des Acteurs en transition énergétique – qui réunit des entreprises, des ONG, des collectivités locales et des syndicats de salariés* –, la CFDT a défendu avec ses partenaires une vision positive de cette transition, lors d’une conférence de presse le 22 septembre.

    Cinq mesures nécessaires

    Le collectif a mis en avant cinq mesures essentielles qu’il souhaite voir adoptées par les députés.

    Il soutient les objectifs en matière de sobriété, d’efficacité et de diversification énergétique prévus par le projet de loi, notamment les engagements de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre et de réduire la consommation énergétique finale de 50 % à l’horizon 2050.

    Mais les Acteurs estiment que ces objectifs ne pourront être atteints si la loi ne prévoit pas :

    • Le développement de la mobilité durable
    • La lutte véritable contre la précarité énergétique
    • L’anticipation sur les transitions professionnelles
    • L’expérimentation de nouveaux outils de financement
    • La simplification des initiatives sur les territoires

     Développer des transports publics innovants

    Les transports et la mobilité durable ont été les parents pauvres du débat national sur la transition énergétique en 2013, et le projet de loi, trop focalisé sur le développement des véhicules électriques, n’est pas à la hauteur des enjeux sur ce sujet, estime le collectif.

     La CFDT-Transports Environnement a rappelé ses propositions pour des transports publics innovants : développement de l’intermodalité incluant le transport à la demande et le covoiturage, des transports par câble comme les téléphériques urbains, du transport fluvial et ferroviaire des marchandises, etc.

    Alors que dans le projet de loi actuel, les plans de déplacements d’entreprise visant à favoriser les alternatives à la voiture individuelle seront optionnels, la CFDT demande à ce qu’ils soient obligatoires dans les établissements de plus de 50 salariés.

     Elle met également en avant la nécessité de protéger les usagers et les salariés des transports de la pollution aux particules fines, en particulier dans les métros, les tunnels, les péages d’autoroutes et les aéroports.

     Mettre fin aux « passoires thermiques »

    Réduire significativement la précarité énergétique est aussi un enjeu majeur.

    Celle-ci touche 8 millions de personnes en France, dont plus de la moitié sont des retraités. Beaucoup ne bénéficient pas des aides auxquelles elles peuvent prétendre.

    Les Acteurs en transition énergétique regrettent que la loi ne propose qu’une seule disposition, le chèque-énergie, qui doit remplacer les tarifs sociaux de l’énergie.

    La CFDT demande qu’il couvre les besoins de chauffage, mais aussi d’isolation et de mobilité, et que son attribution soit automatique.

     Mais pour créer les conditions économiques qui permettront à tous les ménages de disposer de l’énergie suffisante, la rénovation des logements qualifiés de « passoires thermiques » doit être un objectif prioritaire de la loi, soulignent les acteurs du collectif. Celui-ci estime notamment que la performance thermique doit constituer un des critères de décence des logements.

     Pour accélérer l’investissement dans la rénovation énergétique des bâtiments, le collectif soutient l’idée d’un tiers financeur régional.

    Ces sociétés de financement avanceront les coûts des travaux aux particuliers. Ces derniers leur verseront un « loyer » inférieur ou égal aux économies d’énergie réalisées.

    Ce système, très utilisé en France et en Europe dans les années 80 et 90 pour développer les réseaux de chauffage urbain et la cogénération, permettrait aux particuliers de rénover leur bien sans avancer de sommes importantes.

     Planifier les transitions professionnelles

    Auditionnée par l’Assemblée nationale, la CFDT a particulièrement insisté sur la nécessité de mettre en place une programmation pluriannuelle des emplois et des compétences.

    Elle souhaite l’ouverture rapide de négociations au sein des branches professionnelles. La transition énergétique devrait générer 600 000 à 800 000 emplois d’ici 2030-2050 dans tous les secteurs d’activité, mais faute d’anticipation sur les nouvelles compétences à développer, ces prévisions pourraient être affaiblies.

     La CFDT a aussi rappelé la nécessité de préparer les reconversions industrielles et professionnelles.

    Avec le collectif des Acteurs en transition énergétique, elle demande à ce que le projet de loi intègre des outils d’analyse partagée de l’évolution des besoins en emplois, compétences et qualifications permettant d’adapter l’offre de formation. Pour cela, la planification de l’énergie doit être coordonnée avec la gestion prévisionnelle des emplois, des compétences et des qualifications.

     

    La CFDT soutient le principe du rééquilibrage entre les sources d’énergie.

    Selon les objectifs proposés par le gouvernement, il doit permettre de réduire la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030, de porter la part des énergies renouvelables à 32% de la consommation énergétique en 2030 et de diminuer celle du nucléaire dans la production d’électricité à 50% d’ici 2025 (contre 78% aujourd’hui).

    Ceci implique d’anticiper, d’accompagner et de sécuriser les transitions professionnelles des salariés concernés.

     La CFDT déplore que rien ne soit encore engagé à ce jour pour développer une filière d’excellence du démantèlement des centrales nucléaires et organiser la reconversion des salariés, des sous-traitants et des prestataires de services.

     * Le collectif représente 700 000 membres associatifs, 600 collectivités locales, 1 million d’emplois dans les services énergétiques des entreprises membres d’ATE et 1,2 million d’adhérents d’organisations syndicales.

     
     
     
     
     
  • RETRAIT DU PROJET DE LOI SUR L’AVORTEMENT EN ESPAGNE UNE VICTOIRE POUR TOUTES LES FEMMES EN EUROPE

     Le premier ministre Mariano Rajoy a annoncé mardi que le gouvernement espagnol retirait son projet de loi sur l’avortement.

     

    La CFDT a accueilli cette déclaration avec soulagement. Ce projet de loi marquait une véritable régression dans un pays qui en Europe a été à l’avant-garde en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

    Son retrait est le résultat du combat mené par les femmes et les hommes espagnols qui depuis décembre 2013 s’opposent à la volonté du gouvernement de réduire de façon drastique l’accès à l’IVG.

    La CFDT se réjouit de cette victoire pour la liberté et l’autonomie des femmes en

    Espagne. C’est un encouragement donné à toutes celles et ceux qui en Europe

    luttent pour le droit des femmes à la contraception et à l’avortement.

    Elle apporte son soutien aux organisations syndicales espagnoles qui

    Ont participé à la mobilisation du 28 septembre pour garantir aux mineures

    de 16 à 18 ans le droit à recourir à l’avortement en toute légalité et sécurité.

    La CFDT, a toujours soutenu les femmes dans leur lutte en faveur du droit à

    disposer de leur corps, et pour nous ce droit fondamental est le socle de

     

    l’égalité.

  • Les chiffres du chômage : rester mobilisés pour l'emploi

    La légère baisse du chômage enregistrée au mois d’août ne doit pas faire oublier qu’il y a toujours plus de 5 millions de chômeurs.

    Pour la CFDT l’emploi doit rester l’objectif prioritaire au centre de l’action des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des entreprises.

     

    C’est en ce sens qu’elle se mobilise pour la mise en œuvre du pacte de responsabilité dans les branches et les entreprises, et pour l’activation des politiques publiques : emplois d’avenir, nouvelles mesures en faveur de l’apprentissage, contrat de génération, garantie jeunes.

     

    L’application de la nouvelle convention d’assurance-chômage va améliorer les droits des demandeurs d’emploi, à compter du 1er octobre,  par la mise en œuvre des droits rechargeables.

     

    Cette avancée importante, obtenue par la CFDT, va permettre de rallonger les droits à indemnisation lors de chaque reprise d’emploi. Près d’un million d’allocataires pourront voir ainsi leur situation améliorée en ne perdant plus de droits en cas de reprise d’emploi même de courte durée.

    Cette sécurisation de l’indemnisation va aussi faciliter l’accès à des formations plus qualifiantes et donc améliorer les conditions de retour à l’emploi.

    A l’heure de l’entrée en vigueur de cette nouvelle convention d’assurance chômage il est hors de question pour la CFDT de renégocier les règles de l’assurance chômage comme l’avance le Medef.

     

     
  • Le Medef propose un projet "idéologique réchauffé, qui ne renouvelle pas le discours

    Interrogée par l'AFP sur les annonces du Medef pour "créer un million d'emplois", Véronique Descacq reproche à l'organisation patronale d' "agiter des chiffons rouges".

     La CFDT a estimé mercredi que le projet du Medef pour créer un million d'emplois est de la "com'" et les mesures avancées sont "idéologiques" et "réchauffées".

    C'est un projet "idéologique réchauffé, qui ne renouvelle pas le discours sur l'activité et la croissance", a affirmé à l'AFP, Véronique Descacq , numéro deux de la CFDT.

    Selon elle, ce projet "est assez contradictoire avec ce que le Medef a signé" puisque en fixant l'agenda social avec les syndicats, au début du mois, le Medef n'a "absolument pas sollicité" les organisations syndicales pour "renégocier sur le marché du travail ou l'assurance chômage".

    Le Medef "agite des chiffons rouges et aligne des chiffres d'emplois en face, mais quand on lui demande, dans des négociations de branche, de signer des engagements sur l'emploi" dans le cadre du pacte de responsabilité, "il ne veut pas le faire", relève Mme Descacq

     
     
     
     
  • [Vidéo] “L’apprentissage, ça ne se décrète pas, ça se construit”

    Mobilisation générale pour l’apprentissage : réunis le 19 septembre à l’Élysée, organisations syndicales et patronales, ministres du Travail, de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du Commerce, chambres consulaires et régions ont confronté leurs propositions. Un certain nombre de mesures ont d’ores et déjà été annoncées.

    La réunion s’est conclue avec l’annonce par le président de la République d’un élargissement de la prime de 1 000 euros votée en juillet dernier. Elle sera désormais versée à chaque embauche d’un nouvel apprenti et étendue aux entreprises de moins de 250 salariés. La prime est portée à 2 000 euros pour les entreprises de moins de 50 salariés. À partir de la rentrée 2015, seules les entreprises appartenant à une branche signataire d’un accord dans le cadre du pacte de responsabilité pourront en bénéficier. Autre mesure incitative, les marchés publics comporteront désormais une clause indiquant la part faite à l’apprentissage par les entreprises.

    Un enjeu de cohésion sociale

    La CFDT « n’est pas choquée » par les mesures d'incitation financière aux entreprises alors que la rentrée 2014 confirme la baisse drastique du nombre d’apprentis. Mais le travail de fond de revalorisation et de développement de l’apprentissage doit être mené pour donner à l’apprentissage une place qu’il n’a jamais réellement occupée en France.  « Cette journée de mobilisation a montré qu’il y a un consensus et une volonté forte de tous les acteurs », estime Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT chargé de la formation initiale et continue. La CFDT, pour qui l’apprentissage représente non seulement l'une des voies permettant de trouver sa place sur le marché du travail mais aussi un enjeu de cohésion sociale, est arrivée avec un ensemble de propositions concrètes. Certaines, comme l’accompagnement renforcé des apprentis dans les CFA (centres de formation des apprentis) ou encore la création d’un statut pour accéder aux mêmes avantages socio-culturels que les autres étudiants, sont désormais sur les rails.

    Ouvrir rapidement la négociation sur l’emploi des jeunes

    D’autres pistes seront approfondies : améliorer l’orientation vers l’apprentissage, favoriser la rencontre entre l’offre et la demande par la création de bourses de l’apprentissage, agir sur la cartographie de l’offre de formation grâce à un travail dans les territoires et les filières, développer l’apprentissage au sein de l’Éducation nationale, élaborer une médiation en cas de conflit entre l’apprenti et l’employeur, cause fréquente des abandons en cours  de contrat. « Les acteurs doivent se mobiliser et faire preuve d’efficacité, indique Yvan Ricordeau, nous attendons maintenant l’ouverture rapide des prochaines négociations sur l’emploi des jeunes. »

  • Pour la CFDT d'Ikea, la précarité n’est pas une fatalité

    La loi de sécurisation de l’emploi a servi de tremplin à la CFDT d’Ikea pour traiter du temps partiel. Aujourd’hui, les salariés du géant suédois de l’ameublement ont des droits supérieurs aux minima légaux et conventionnels.

    Depuis près de deux ans, Ikea France cherche à redorer son image.

    Son « modèle social » avait alors été sérieusement écorné par les révélations d’espionnage de salariés et de clients à grande échelle, qui avaient conduit à la mise en examen de son directeur général.

    Au siège de Plaisir (Yvelines), on n’aime pas trop se remémorer cette période. « Trop douloureux », confie un salarié. Et si la vigilance est toujours de mise, « les sections CFDT préfèrent se concentrer sur leur boulot : trouver des solutions concrètes pour les 9 300 salariés d’Ikea France », explique Jean-Paul Barbosa, délégué syndical central adjoint.

    L’accord national obtenu sur le temps partiel en est une illustration.

    Il intervient après une période de rapport de force difficile. La direction n’avait jamais majoré les heures supplémentaires des salariés à temps partiel.

    Pour s’épargner une procédure judiciaire qui aurait terni encore un peu plus son image, elle avait finalement décidé d’une récupération globale sur trois ans – soit entre 400 et 4 000 euros par salarié.

    « Après un tel épisode, on voulait trouver un moyen de combattre de manière constructive la précarité dans l’entreprise. Les temps partiels, c’est 2 560 personnes chez Ikea France », poursuit Jean-Paul, par ailleurs délégué syndical d’Ikea Plaisir.

    La loi sur la sécurisation de l’emploi, issue de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, introduisant les nouvelles dispositions sur le temps partiel, leur en a donné l’occasion.

    Conciliation des temps

    Au final, le texte (signé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et FO) va même au-delà des dispositions légales et de la convention collective de l’ameublement.

    La durée minimale des contrats à temps partiel est portée à 25 heures (la loi prévoit 24 heures au minimum). Et la majoration des heures supplémentaires est de 25 % dès la première heure (quand la branche prévoit seulement 10 % les cinq premières heures).

    Afin de lutter contre le temps partiel subi, l’accord propose également, comme le permet la loi, un système de temps partiel choisi par les salariés en fonction de leurs besoins personnels.

    Passer d’un temps complet à un contrat à temps partiel pour des raisons familiales, c’est le choix de Joanna Guelouza, responsable de vente et secrétaire suppléante CFDT au comité d’entreprise. « Après mon congé parental, j’ai demandé à passer à 15 heures par semaine. »

    D’autres ont fait le choix de rester à temps partiel sous la limite des 25 heures pour pouvoir prétendre à un « contrat mixte », qui permet de cumuler deux postes. « L’objectif, c’est que la précarité ne soit plus une fatalité dans notre entreprise, même si le temps partiel subi n’est pas majoritaire chez Ikea », reconnaît Jean-Paul Barbosa.

     

    En allant au-delà de la loi, le texte offre de la souplesse à la direction et répond à une réelle demande des salariés.

    « Beaucoup d’étudiants travaillent chez Ikea à temps partiel et nous ont dit vouloir augmenter leur temps de travail pendant les périodes de vacances, mais pas à n’importe quel prix », explique Jean-Paul.

    La direction avait bien essayé d’annexer aux négociations annuelles obligatoires (NAO) de 2013 un texte proposant l’annualisation des temps partiels pour les étudiants, mais face au refus unanime des syndicats, elle a dû revoir sa copie.

     

    « Aujourd’hui, tout est encadré, et ce système de temps partiel, que nous avons négocié, bénéficie à l’ensemble des salariés. Mais l’entreprise est une grosse machine, et nos structures doivent vérifier la mise en œuvre de l’accord car, sur certains sites, les directions continuent à ouvrir des postes de 15 ou 20 heures. »

     

    Échéances électorales

    C’est avec un bilan dense que les équipes CFDT vont de nouveau se présenter aux élections professionnelles de novembre : contrat de génération, temps partiel, NAO pour la seule année 2014. Et avec de forts enjeux en perspective, à commencer par le travail dominical.

    Pourtant, la section d’Ikea Plaisir se dit confiante. La CFDT du groupe est majoritaire depuis dix ans et affiche un score de 34 % aux dernières élections de 2010.

     

    « Parce que l’on est à la CFDT, on essayera toujours de donner du sens, en ayant conscience que le monde du travail a changé et qu’on ne peut pas rester dans les années quarante », résume l’un d’eux. Une vision réformiste qui devrait, une fois de plus, faire la différence dans cette entreprise en perpétuelle évolution.

    aballe@cfdt.fr

         


    Le géant suédois en chiffresIkea-logo

    • Avec 345 magasins répartis dans 42 pays, Ikea est le leader de l’ameublement et de l’aménagement de la maison. L’entreprise emploie 140 000 salariés dans le monde.
    • En France, l’entreprise compte 9 300 collaborateurs répartis sur 30 magasins, dont le dernier (Clermont-Ferrand) a ouvert en 2014. Et elle l’assure : 60 % de son assortiment est fabriqué en France.
    • Depuis plus de dix ans, la CFDT est la première organisation syndicale avec 34 % des voix aux dernières élections. Elle compte 650 adhérents en France.
         

     

  • SUPPRESSION DE LA 1ERE TRANCHE DE L’IR : IL FAUT REDONNER DU SENS À L’IMPOT

    En annonçant la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu, qui se traduirait par une diminution de 3 millions du nombre de foyers imposables et un allègement d’impôt pour 6 autres millions, le gouvernement envoie un mauvais signal aux Français.
    Il existe bien d’autres moyens de redonner un coup de pouce aux ménages aux faibles et moyens revenus, à commencer par la réduction des impôts indirects, qui pèsent moins sur les ménages aux revenus élevés que sur les ménages à bas revenus.
    En réduisant le nombre de ceux qui paient l’impôt sur le revenu, on accentue encore l’idée reçue selon laquelle une moitié des ménages financerait les dépenses publiques dont profiterait l’autre moitié. Un sentiment exacerbé par la hausse d’impôts sur les revenus que de nombreux contribuables ont constaté à la réception du dernier tiers.
    Pour la CFDT, il faut au contraire réhabiliter l’impôt en rééquilibrant le poids des impôts progressifs dans l’ensemble des prélèvements, ce qui suppose une réforme profonde de l’impôt sur le revenu pour le rendre plus juste et plus lisible, selon le principe simple d’un taux moyen d’imposition réellement croissant en fonction des revenus du ménage.
    C’est la condition pour redonner du sens à l’impôt.