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  • [Interview] “L’échéance pour la CFDT n’est pas 2017 !”

    Au lendemain de l'annonce de la démission du gouvernement Valls, Laurent Berger, dans une longue interview au Parisien / Aujourd’hui en France, réaffirme que pour la CFDT la priorité est encore et toujours la lutte contre le chômage.

    Crise économique, politique... C’est la rentrée de toutes les tempêtes. La réponse d’un gouvernemental vous semble-t-elle à la hauteur ?

    Cette crise politique, c’est d’abord l’absence de responsabilité des uns et des autres. Pour la CFDT, l’échéance n’est pas l’élection présidentielle de 2017 !

    Notre cap et notre seul camp, ce sont les salariés et les chômeurs. Au moment où il y a une grave crise économique, sociale et citoyenne, on ne parle dans cette rentrée que de remaniement, de posture des uns et des autres, de leur amertume.

    Mais il y a 5 millions de chômeurs, des entreprises en grande difficulté, des salariés en souffrance. C’est de cela que les gens ont envie qu’on parle. Ils attendent des solutions.

    François Hollande maintient le cap économique. Est-ce le bon choix ?

    La CFDT a déjà dit que le rythme de la réduction des déficits publics devait être revu. Il est trop brutal et pèse sur le financement des politiques de solidarité dont les gens ont fortement besoin.

    Cela pénalise aussi les services publics et aggrave la situation des fonctionnaires qui sont au bord de l’explosion. Sans parler de l’investissement public qui est aujourd’hui au point mort.



    Vous êtes donc d’accord avec les critiques d’une partie de la gauche...

    Je me fiche d’être d’accord, ou pas. Ce n’est pas mon rôle.

    La vraie question à mes yeux est : comment arrêter d’être dans le commentaire pour être dans l’action et répondre aux vraies questions. C’est cela l’enjeu de la politique.

    Ces querelles à gauche, comme à droite d’ailleurs, passent au-dessus de la tête des gens. Que pense un salarié qui a perdu son boulot ou un jeune sorti en juin de l’école qui se retrouve au chômage quand il voit s’écharper la classe politique ?



    Quelle doit être la priorité du nouveau gouvernement ?

    Accélérer tout ce qui permet de créer de l’emploi.

    D’abord, il faut aider les gens les plus en difficulté, multiplier les contrats aidés et toutes les possibilités de formation pour les chômeurs.

    Il y a 500 000 personnes de plus au chômage depuis deux ans, Du jamais-vu.

    Il faut aussi mettre en place au plus vite la garantie jeunes décidée lors de la conférence sociale et prendre des mesures beaucoup plus fortes en direction des moins de 25 ans, notamment par le biais de l’apprentissage.

    Il faut aussi agir sur les entreprises en péril comme Gad. L’État doit convaincre le repreneur pour éviter les licenciements.

    Comme le faisait le ministre Montebourg ?

    Oui, il a fait le boulot. Mais ce n’est pas le sujet. Il faut répondre aux préoccupations des gens. Si on ne le fait pas, c’est notre démocratie qui est mise en danger.

    Qu’attendez-vous du discours de Manuel Valls à l’université d’été du Medef, demain ?

    Qu’il fixe des limites au patronat. Ça ne peut pas être toujours plus !

    Le 10 septembre, syndicats et patronat ont rendez-vous pour un bilan d’étape des négociations lancées dans les branches sur les contreparties prévues en termes d’investissement et d’emplois dans le pacte de responsabilité.

    Le gouvernement doit fixer une date limite pour que ces négociations aboutissent. Et dire haut et fort au patronat qu’en cas d’échec il remettra en cause les allègements de charges prévus en 2016 et 2017.

    La CFDT est le seul syndicat à soutenir le pacte de responsabilité. Vous persistez ?

    Nous sommes d’accord avec les aides aux entreprises prévues dans le pacte de responsabilité pour soutenir l’emploi, la formation et l’investissement. C’est l’intérêt des salariés.

    Mais il faut que chacun tienne ses engagements. La CFDT l’a fait ! Au patronat de tenir les siens.

    Les mesures sur le pouvoir d’achat annoncées par François Hollande sont-elles suffisantes ?

    La fusion entre le RSA et la prime pour l’emploi est une bonne chose.

    La CFDT ainsi que toutes les associations de lutte contre la pauvreté le réclament depuis longtemps. Mais cela ne suffit pas.

    On attendait une vraie réforme fiscale qui aurait permis un impôt plus juste et plus redistributif. Elle n’est pas venue. C’est une erreur de cette majorité, mais il n’est pas trop tard.

    Le chef de l’État a annoncé une remise en cause des seuils sociaux dans les entreprises...

    Si le problème de la croissance était lié au fait d’avoir un délégué du personnel à partir de onze salariés, cela se saurait !

    Des études montrent que le gain à espérer en termes d’emplois est extrêmement faible.

    Etes-vous favorable à une journée d’action à la rentrée ?

    La mobilisation de cette rentrée doit se faire dans les entreprises et les administrations.

  • Malaise dans le monde de la recherche

    De haut en bas de la hiérarchie, tout le monde stresse mais pas pour les mêmes raisons, comme le confirme l’enquête du Sgen auprès des personnels. Reportage auprès des équipes CFDT en Aquitaine.

     « J’étais débordée. Je ne prenais plus de repas le midi. Je pleurais, je m’énervais, je me fâchais. J’ai fait un burn-out. » Un an après ce drame, les larmes aux yeux, Ourida Gaucher raconte comment elle en est arrivée là.

    En 2010, cette gestionnaire financière postule dans un nouveau labo du CNRS à Bordeaux. Un défi pour cette fonctionnaire de catégorie B qui veut passer A (fonctions d’encadrement). Elle se concentre sur ce nouveau travail, elle entend donner satisfaction à son directeur, qui lui fait confiance.

    La charge de travail est lourde : commandes, budgets, bilans, justification de contrats, factures, etc., répondant aux besoins des 150 personnes qui travaillent là. « J’ai commencé à emporter du travail à la maison, le soir puis le week-end », explique Ourida, qui reconnaît avoir mal évalué la charge de travail au départ.

    Elle en parle à son directeur. Il fait remonter l’information. Mais les décideurs sont loin. Personne n’entend ses appels à l’aide.

    Le travail des « invisibles »

         


    Repères

    • En Aquitaine, le CNRS comptait 1 015 personnels en 2012 : 479 chercheurs, 383 ingénieurs et 153 techniciens.

    • La section Sgen-CFDT Recherche EPST (Établissements publics à caractère scientifique et technologique) couvre toute l’Aquitaine.

    Les deux principaux sites sont situés à Bordeaux et Pau.

    • Début juillet ont lieu les élections au comité local d’action sociale (Clas). La liste « Ensemble pour le Clas », qui regroupe la CFDT et des élus non syndiqués, l’a emporté avec 53 % des voix devant la liste de la CGT (47 %)

         

    En juillet 2013, voyant sa femme dans un état physique et psychologique très dégradé, le mari d’Ourida décide à sa place – elle-même n’en est plus capable – qu’elle ne retournera plus travailler dans ce labo. Ourida fait alors appel à Pierre-Yves Saillant, le secrétaire de la section Sgen-CFDT Recherche EPST, qui l’écoute et l’accompagne dans ses démarches.

    La machine administrative se met en marche. Après un long arrêt de travail, on lui retrouve un poste de gestionnaire financière dans un autre labo, où elle travaille avec cinq collègues sur la gestion d’un budget de 3 millions d’euros. Auparavant, elle était seule pour 5 millions d’euros ! Mais le mal est fait. Ourida veut changer de travail. Elle prépare le concours d’animatrice en gérontologie.

    Ce témoignage vient corroborer les premiers résultats de l’enquête menée récemment par le Sgen-CFDT auprès des Biatss et ITA* des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) tels que le CNRS (recherche scientifique), l’Inserm (santé et recherche médicale), l’Inria (sciences et technologies du numérique), l’Inist (information scientifique et technique), etc.

    Elle montre que plus de 50 % de ces personnels (59% au CNRS !) se disent stressés par leur travail, dont la charge est trop lourde pour 37 % d’entre eux. « Nous avons d’abord été surpris par l’ampleur du nombre de réponses : 12 000 ! », commente Charles-Antoine Arnaud, ingénieur statisticien à l’unité mixte de recherche Adess (Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés) de l’Université de Bordeaux 3.

     « Outre quelques adhésions immédiates, les gens nous ont dit : “Merci de vous intéresser à nous.” Dans la recherche, 50 % du personnel, ceux qu’on appelle les supports, sont des invisibles. Leurs noms n’apparaissent pas dans les publications scientifiques. Pourtant, c’est grâce à leur travail que les chercheurs peuvent se poser les bonnes questions. »

    Klaus Petry ne dit pas autre chose. Ce directeur de recherche de l’Inserm à Bordeaux et adhérent CFDT regrette le départ programmé de Justine Aussudre, 24 ans, assistante ingénieur de recherche sous contrat depuis trois ans. Elle vient d’obtenir une dérogation pour dix-huit mois de plus.

    Mais elle prépare déjà une réorientation car elle n’aura pas de nouvelle prolongation. « J’aurais aimé rester, dit-elle. Maintenant, je connais bien le travail. » Sa seule chance serait de passer le concours de technicien. « Mais il n’y a qu’un seul poste ouvert pour toute l’Aquitaine, et il n’est pas destiné à ce laboratoire. »

     

    Un fort attachement à la recherche publique

    Dans son labo de recherche sur les maladies neurodégénératives, Klaus Petry n’a que trois titulaires pour sept à quinze personnes y travaillant (postdoctorants, thésards, stagiaires).

    Il a vu récemment partir un postdoctorant confronté à la loi Sauvadet (six ans au maximum de postdoctorat avant d’être pris en CDI ou titularisé dans un concours).

    Il est parti pour les États-Unis, où il a été accueilli à bras ouverts et où il gagne trois fois plus qu’ici. Mais il serait bien resté.

    L’attachement à la recherche publique n’est pas un vain mot. « Je passe environ 30% de mon temps de travail [souvent de 50 à 55 heures par semaine], explique Klaus Petry, à remplir des dossiers et chercher des crédits en raison de la multiplication des interlocuteurs, et ce, parfois, pour de petites sommes, de 20 000 à 30 000 euros. De plus, cet argent est préorienté, on ne peut pas en changer l’affectation en fonction de nos besoins. Il faut par ailleurs compter environ dix mois entre le dépôt d’un projet et son acceptation. »

     

    La baisse des crédits affectés à la recherche, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la modification du mode de financement favorisant les projets contre le financement récurrent ont eu pour conséquences de diminuer les emplois des supports et de précariser un grand nombre de personnels et de chercheurs.

    « Le travail qui n’est plus effectué par les “invisibles” retombe sur les chercheurs, qui ont moins de temps à consacrer à la recherche », observe Franck Loureiro, secrétaire national du Sgen.

    La fédération a signé en janvier 2014 un protocole social avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche comportant un volet sur le recrutement des non-titulaires.

    « Ce protocole devait ouvrir des discussions sur la stabilité des non-titulaires et leur résorption progressive à travers une structure censée trouver des solutions pour les “recaser”, explique Franck Loureiro. À ce jour, nous n’avons plus aucune nouvelle du ministère. »

    De plus, le Sgen revendique depuis plusieurs années une diminution des financements par projets au profit des financements récurrents. Là encore, la réaction du ministère se fait attendre.

    *Biatss : personnels de bibliothèque, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé. ITA : ingénieurs, techniciens et administratifs.

     

     

  • ANNONCES SUR LE POUVOIR D'ACHAT : ALLER AU DELA DE LA SIMPLIFICATION

    Les annonces du Président de la République sur le pouvoir d'achat : la CFDT approuve la simplification du dispositif mais il faut aller plus loin pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés.

    Le Président de la République a précisé la méthode pour compenser l’impact négatif pour les salariés de la décision du 6 août du Conseil Constitutionnel en annonçant la fusion de la Prime pour l’Emploi et du RSA d’activité et en engageant des mesures de simplification sur le barème de l’impôt sur le revenu

     La CFDT approuve que soit mis fin à la superposition de plusieurs dispositifs (PPE–RSA activité, décote) générateurs d’effets de seuil incompréhensibles pour les salariés, de difficultés d’accès et facteurs d’injustice.

     Mais pour la CFDT, on ne peut en rester là.

     Si la CFDT est favorable à l’amélioration des dispositifs en faveur du pouvoir d’achat des salariés, particulièrement les plus précaires, les aménagements des barèmes sur l’Impôt sur le revenu, qui devront être précisés, ne peuvent masquer l’absence de réforme fiscale globale. C’est la condition pour relégitimer l’impôt, indispensable à la consolidation de notre pacte social.

     La CFDT réaffirme que l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et des retraités ne peut durablement reposer sur la réduction des prélèvements fiscaux et sociaux.

     Pour la CFDT, l’urgence reste l’emploi et le respect par le patronat des engagements pris sur la mise en œuvre du pacte de responsabilité au niveau de l’investissement et de la reconnaissance et de l’amélioration des compétences des salariés.

  • Paroles de saisonniers

    C’est une tradition, depuis quinze ans la CFDT part chaque été en campagnes auprès des travailleurs saisonniers. Florilèges de témoignages recueillis aux quatre coins de France par nos équipes militantes.

    Pays de la Loire, parc d’attractions

    « Je travaille non-stop de l’ouverture à la fermeture du parc. Je suis payé au nombre de photos vendues aux touristes. Du coup, toutes mes heures ne sont pas payées. Je ne parle même pas des heures sup. »

    « Ils m’ont pris comme stagiaire sécurité dans un premier temps. Je ne sais même pas si je serai payé. »

     

    Languedoc-Roussillon, travailleurs saisonniers français et espagnols travaillant dans une coopérative fruitière des Pyrénées-Orientales.

    « Ici, on ne compte pas nos heures. Les heures supplémentaires ne sont pas payées et on n’ose pas les demander. »

    « C’est dur. Le midi on a 10 minutes de pause pour manger. J’ai travaillé chez d’autres patrons. Ici au moins on est payé comme les travailleurs français. »

    « Moi, je viens d’Espagne. Pour avoir ce travail je dois dormir dans ma voiture. Le patron ici il ne nous héberge pas et on n’a pas les moyens de payer un logement, même à plusieurs. »

     

    Tournée des Campings à Argelès-sur-Mer

    « Dans certains campings du coin, gérés par les tour-opérateurs, on déduit du salaire les frais de logement. Au final, quand tu as fini la saison t’as bossé pour des cacahuètes ! »

     

     

    Picardie, centres de vacances - Rencontre avec les personnels des centres de vacances.

  • Pour le syndicat des services des Alpes-Maritimes les choses sont claires. Pas question de pédaler sur les droits des saisonniers !

    Le tour de France emploie beaucoup de saisonniers. Dans le cadre de la campagne nationale engagée tous les étés depuis 14 ans, le syndicat des services CFDT des Alpes Maritimes a profité du passage du tour de France à Nice pour mettre en piste l'alerte info CFDT.

    Les militants CFDT , tout d’orange vêtus, ont battu le pavé niçois envahi par les touristes et la caravane du Tour de France. Le Syndicat des Services 06 y était largement représenté.

    Pari gagné. Les contacts avec les nombreux saisonniers liés au Tour de France, ont été fructueuses et ont permis des rencontres et des discussions riches et colorées.

    La visibilité de la CFDT  était à l'honneur avec les médias qui ont relaté cette belle aventure humaine.

    Pour le syndicat des services des Alpes-Maritimes les choses sont claires. Pas question de pédaler sur les droits des saisonniers !

  • Le temps partiel dans l'hôtellerie de plein air

    L'accord relatif au temps partiel dans l'hôtellerie de plein air (campings) avait été signé en mai dernier, il est maintenant en vigueur dans toutes les entreprises du secteur (l'arrêté d'extension est paru au JO le 24 juillet).

    La base contrat à 24h par semaine (104h par mois et 1102h par an) reste la règle pour les embauches depuis le 1er juillet dernier.

    Une dérogation est prévue, outre celles prévues par la loi, pour le personnel d’accueil/réception et service de ménage/propreté sans poly-compétence : 7h par semaine (30,33h par mois ou 321,4h par an) avec un regroupement des heures de travail sur une journée ou des demi-journées de 3h30 ; une majoration des heures complémentaires de 20% dès la première heure et de 33% au-delà du 1/10ème du contrat ; une seule coupure qui ne peut être supérieure à 2h.

    Pour les autres salariés, la base contrat est fixée au minimum à 24h, avec deux coupures maximum et deux heures consécutives de travail. En cas de recours aux heures complémentaires, le délai de prévenance est de 7 jours ouvrés ; en cas de circonstances exceptionnelles, le délai est ramené à 3 jours ouvrés et le salarié bénéficie selon son choix d’une majoration de 6% supplémentaire ou d’un repos compensateur.

    Le nombre d’avenants complément d’heures est fixé à 8 par an et par salarié, sur 16 semaines, quel que soit le motif. Les heures complémentaires au-delà de la durée fixée dans l’avenant temporaire sont majorées de 30%.

  • Pacte de responsabilité : gagner la bataille de l'emploi et du pouvoir d'achat

    La CFDT regrette l'impact de cette décision sur le pouvoir d'achat des salariés.

    Pacte de responsabilité : gagner la bataille de l’emploi et du pouvoir d’achat.

    Le Conseil Constitutionnel vient de rejeter une partie du volet social rajouté par le gouvernement dans le pacte de responsabilité à l’occasion du projet de loi rectificatif de la sécurité sociale.

    La CFDT regrette l’impact de cette décision sur le pouvoir d’achat des salariés.

    C’est bien dans le cadre d’une réforme fiscale plus globale qu’il faut dès maintenant redonner du pouvoir d’achat aux salariés.

    Mais pour la CFDT, au cœur du pacte de responsabilité, tel qu’il a été signé par les partenaires sociaux, il y a la question de l’emploi et de l’accès à l’emploi, prioritaire en la période. Cela exige des employeurs qu’ils s’engagent comme certaines branches ont pu le réaliser, cela exige du gouvernement un suivi des contreparties aux réductions de charges patronales, elles, bien programmées.

    Pour la CFDT, cette décision du Conseil Constitutionnel ne diminue en rien, l’urgence à agir pour l’emploi, tel que l’implique le pacte de responsabilité.