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  • Bonnes vacances ! Bilan de l'action au 1er semestre par URI RA

    Dans cette situation complexe, pour le monde du travail comme pour la société qui est en mutation, pour agir avec efficacité dès la rentrée, je souhaite au nom de la CFDT Rhône-Alpes, un bon repos estival, de bonnes vacances !

    L’activité syndicale en Rhône-Alpes cette année a été forte. Les militants CFDT dans les entreprises ont eu à gérer les questions d’emploi, des bagarres ont été nombreuses pour limiter les effets de la crise : revendications et actions pour limiter les suppressions d’emplois, pour éviter la fermeture d’entreprises, .. Une action pour l’emploi qui malheureusement ne montre pas toujours ses effets positifs, le chômage est là pour nous l’attester. Pour autant sans ces implications des équipes CFDT dans les entreprises, on peut s’interroger sur les pertes qu’il aurait pu y avoir, encore beaucoup plus nombreuses ! L’action CFDT s’est portée sur tous les secteurs : la métallurgie, les organismes de formation, les entreprises de la chimie, du textile, les entreprises de la plasturgie, de l’agroalimentaire, .... Dans l’industrie : Le secteur des services est lui aussi très fortement impacté : du secteur des banques et assurances, de la grande distribution, du secteur de la santé et des services aux personnes, et bien d’autres encore ! Accords maintiens dans l’emploi, création d’une scop, rachat par un entrepreneur, retournement d’entreprise sur une activité plus porteuse, .… L’arsenal ne manque pas, la loi sécurisation de l’emploi est un atout, la volonté d’engagement des équipes CFDT cette année a été nécessaire pour tous les salariés concernés. L’industrie « classique » souffre, et avec elle les nombreux sous-traitants. Rhône-Alpes est la première région industrielle de France, les impacts de la crise sont forts, d’autant que nous remarquons que des projets d’entreprises sont souvent inexistants, celles-ci ne pilotant leur activité souvent que par les marchés ! Des secteurs d’activité vont néanmoins plutôt bien, secteurs tirés par les nouvelles technologies (biotechnologies, nanotechnologies) des entreprises qui résistent : celles qui organisent leur compétitivité sur la qualité, l’exportation, et le dialogue social constructif. Et là encore le travail syndical est important pour améliorer la qualité de vie au travail. Ce que font là encore les militants CFDT dans les entreprises ! Accords qualité de vie au travail, égalité professionnelle, accords sur les rémunérations, accords sur les complémentaires santé et prévoyance, … C’est sur tous les axes emploi/travail que la CFDT agit dans les entreprises.

    Je n’oublie pas les fonctions publiques, en restructuration depuis de nombreuses années, avec des effets sur l’emploi très importants ainsi que sur les conditions de travail des agents. Ces restructurations ne disent pas leur nom : dans le privé on appelle ça des plans sociaux ! Mais si les outils pour le privé existent, l’action dans les fonctions publiques est plus difficile… Pas d’accords possibles dans les établissements… Pour autant, l’action syndicale est soutenue. Rencontre des agents, écoute et revendications adaptées aux situations, avis sur les restructurations pour limiter les effets négatif, travail sur les missions, sur l’organisation du travail, … La rémunération bloquée depuis 5 ans est inacceptable ! Des actions nationales sont en cours pour stopper la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires. Une action syndicale là encore chargée. Les élections professionnelles le 4 décembre mobilisent les équipes CFDT. Elaboration des listes, négociation des protocoles d’accords, rencontre des agents, Valorisation des revendications pour les fonctionnaires, … Le plan de campagne est en route ! La CFDT Rhône-Alpes apporte son soutien à toutes ces équipes !

    De nombreux chantiers nous attendent à la rentrée : L’évolution de la formation professionnelle avec entre autres, la mise en place du Compte Personnalisé de Formation, la VAE, le Conseil en Evolution Professionnelle. Du travail aussi sur les risques industriels en région, sur l’action syndicale territoriale, sur les politiques d’emploi, notamment des jeunes. Des actions à mener également sur le travail avec des dossiers sur la qualité de vie au travail, sur les organisations du travail et les types de management… Tout ça, percuté par les réformes territoriales et la mise en place des métropoles !  L’action interprofessionnelle régionale sera efficace par les relations construites avec les syndicats CFDT de la région. Des rendez-vous seront programmés tant dans les Uds qu’au niveau régional. Des temps d’échanges, d’information, de convivialité pour assurer le dynamisme dont la CFDT est porteuse et fière !

    Alors, dans cette situation complexe, pour le monde du travail comme pour la société qui est en mutation, pour agir avec efficacité dès la rentrée, je souhaite au nom de la CFDT Rhône-Alpes, un bon repos estival, de bonnes vacances !

    Elisabeth Le Gac
    Secrétaire générale

  • Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

    Après la naissance de l’enfant, le père salarié ainsi que, le cas échéant, le conjoint salarié de la mère ou la personne salariée liée à elle par un PACS ou un mariage, bénéficient d’un congé paternité et d’accueil de l’enfant. Ce congé peut être indemnisé par la sécurité sociale.

    Les bénéficiaires

    Ce congé s’adresse aux salariés mentionnés ci-dessus, quelle que soit leur ancienneté dans l’entreprise. Pour en bénéficier, vous devez avertir votre employeur (de préférence par lettre recommandée avec demande d’AR), au moins un mois avant la date à laquelle vous souhaitez faire débuter le congé. Vous trouverez un modèle de lettre de demande de congé paternité à télécharger en fin d'article.

    Cette lettre doit préciser la date de début et de fin du congé, qui doit être pris dans les quatre mois qui suivent la naissance de l’enfant. Il peut donc être accolé au congé de naissance de trois jours ou être pris plus tard, sous réserve de respecter la limite des quatre mois suivant la naissance.

    La durée et l’indemnisation du congé de paternité

    Durée maximale : elle est de onze jours consécutifs et passe à dix-huit jours consécutifs en cas de naissances multiples (tous les jours de la semaine sont comptés, y compris le dimanche). Ce congé ne peut pas être fractionné ; il s’ajoute au congé de naissance de trois jours.

    A l’issue de son congé de paternité, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assortie d’une rémunération au moins équivalente.

    Indemnisation du congé : pendant le congé de paternité, le contrat de travail est suspendu et vous n'êtes pas rémunéré. Toutefois pendant cette période, la sécurité sociale peut vous verser des indemnités journalières, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits aux prestations d’assurance maternité. La demande doit être effectuée auprès de la Cpam dont vous dépendez.

    Pour effectuer une simulation du montant des prestations assurance maternité, le site ameli.fr

  • Groupe Accor : vente de filiales et pertes de droits pour les salariés

    Les salariés d’une structure franchisée, peuvent voir leurs acquis sociaux se réduire telle une peau de chagrin. Lorsque le groupe Accor cède certaines filiales, les salariés de ces dernières sont soudain assujettis au statut juridique d’une petite entreprise.

    Les statuts des petites entreprises franchisées sont souvent peu connus, même pour les gros agrégats économiques tels que Mc Donalds ou Benetton. La CFDT dénonce ce que Doudou Konaté, délégué du personnel et coordinateur au sein du groupe Accor qualifie de « démantèlement du groupe ».

    Deux statuts possibles pour les filiales :

    1. Une structure franchisée est dirigée par un propriétaire privé locataire du groupe Accor ;
    2. Une structure managée est dirigée par un propriétaire privé qui confie la gestion au groupe Accor.

    Quelle que soit la configuration « elles sont vendues pour réinvestir dans les pays émergents, il s’agit d’une délocalisation déguisée (…) s’indigne Doudou Konaté, et Olivier Guivarch, secrétaire national CFDT pour le pôle hôtellerie, restauration, tourisme, ajoute : « C’est un modèle économique qui n'est pas viable, car il fait reposer les moyens de financement sur les petits investisseurs. »

    La CFDT est fortement opposée à ce modèle économique amorcé dans les années 2000 par le groupe Accor. Il touche de plein fouet les salariés.

    L’Hôtel Mercure à Metz-Centre ancienne filiale, a été franchisé début 2013, la direction se prépare alors à enterrer les avantages sociaux des salariés, au mépris de l’accord d’accompagnement des salariés en cas de cession des hôtels, signé le 27 juillet 2013, et qui précise qu’aucun élément contractuel ne peut être modifié sans l’accord du salarié.

    Le constat est affligeant : non remplacement des départs, dégradation du climat social et des conditions de travail, rémunération en berne, augmentation des charges de travail, non-respect de la politique managériale du groupe.

    Après une journée de mobilisation et dix heures de pourparlers, les équipes soutenues par le syndicat CFDT, ont négocié un protocole de fin de conflit accepté à l’unanimité.

    Parmi les droits sociaux obtenus : un plan de formation et une formation pour lutter contre l’illettrisme, un meilleur suivi des entretiens d’évaluation, une augmentation de salaires de 1,7 % pour les employés et agents de maîtrise et 1,3 % pour les cadres, une amélioration des congés pour événements familiaux, l’engagement ferme de la direction de respecter l’accord du 27 juillet 2013 et un accord d’intéressement collectif dont les modalités restent à définir !

    Un exemple à suivre…

     

      À l'occasion des élections de représentation du personnel chez Suite Novotel, filiale du groupe Accor comprenant onze hôtels, la CFDT obtient 68,18 % des voix, loin devant FO avec  31,82%.

     

  • [Vidéo] Une histoire belge au coeur de la campagne saisonniers

    Innovation de la campagne, la CFDT Nord-Pas-de-Calais est allée poser sa tente en Belgique plus précisément à Dour pour la durée du festival. Objectifs : aller à la rencontre des 180 000 jeunes festivaliers, dont de nombreux saisonniers, et donner à voir une autre image du syndicalisme. Pari réussi !

  • Une nouvelle application CFDT arrive sur vos smartphones !

    Il est désormais possible de suivre l’actualité de la CFDT depuis son smartphone. Une application dédiée a été lancée lors du 48e congrès. Elle est téléchargeable gratuitement sur l’AppStore et Google Play.

    La nouvelle version de l'appllication CFDT pour smartphones donne un accès direct à toute l'actualité de la CFDT avec des articles, des vidéos, des dossiers thématiques... Retrouvez également l'actualité juridique au jour le jour, les outils (tracts, argumentaires, modes d'emploi...), les propositions et résultats de la CFDT.

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    Pour ne rien manquer des articles publiés chaque jour et suivre vos sujets favoris, un système d'abonnement vous permet d'être notifié à chaque nouvelle publication. 

    Autre nouveauté de l'application : son outil de géolocalisation. Besoin de joindre la CFDT près de chez vous ? L'application vous fournit automatiquement ses coordonnées et un plan d'accès.

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    Retrouvez l'application sur l'Appstore (pour iPhone) et sur Google play (pour Androïd).

  • Groupe Vivarte : la CFDT craint le pire pour l’emploi

    En pleine restructuration, le groupe de prêt-à-porter qui emploie 22 000 salariés néglige totalement le dialogue social et ferme ses magasins. La CFDT exige des négociations mais se heurte à une direction qui refuse même de donner les informations légales aux représentants des salariés. 

    Alors que la direction du groupe Vivarte (La Halle, Kookaï, Naf Naf, André, etc.) tente de restructurer sa dette de 2,8 milliards d’euros, les responsables de la CFDT-Services redoutent le pire pour l’avenir de l’emploi de milliers de salariés. À travers ses multiples enseignes et ses 4 800 points de vente, Vivarte emploie 22 000 salariés dont 19 000 en France. Quatre-vingts magasins ont fermé leurs portes récemment et une trentaine d’autres fermetures sont prévues à la rentrée. Marc Lelandais, le PDG du groupe, a annoncé la fin des magasins non contributifs à l’enrichissement du groupe qui réalise pourtant des profits.

    Kookaï, Accessoire diffusion et Défi mode sont dans l’œil du cyclone. La Halle (aux chaussures et aux vêtements), le fleuron du groupe, est également mal en point. Une concurrence nouvelle est apparue ces derniers temps sur le créneau de la mode à petits prix, qui a pourtant fait les belles heures de cette filiale. Malgré une réorientation de ses magasins vers le haut de gamme, l’enseigne connaît toujours d’importantes difficultés.

    Les incohérences de la CGT

    Pour boucler la restructuration de sa dette, la direction doit transmettre aux représentants du personnel du comité de groupe des informations sur ses intentions dans le cadre de l’information-consultation. Le 15 juillet, elle a annulé la réunion du comité de groupe pour convoquer tous les comités d’entreprise (CE) et comités centraux d’entreprise (CCE). « Le but est d’obtenir rapidement de ces CE et CCE un avis favorable sur la restructuration », explique Jean-Louis Alfred, le représentant CFDT au comité de groupe. « La coordination CFDT est solide, ajoute-t-il, partout elle donne un avis négatif en l’absence d’informations sur le business plan des filiales. En revanche, la CGT agite le chiffon rouge d’un côté mais d’un autre côté il lui arrive de donner un avis favorable dans certaines filiales. »

    La CFDT dénonce « ce tour de passe-passe » de la direction et « le manque d’information en particulier sur le volet social » de la restructuration. Elle se résout même à saisir le tribunal de commerce de Paris pour obtenir les informations.

    Des salariés harcelés, des entraves au travail des délégués syndicaux

    Depuis le début de l’année, la CFDT, qui est 2e organisation syndicale avec 29 % des voix, tire la sonnette d’alarme et appelle la direction à prendre ses responsabilités en s’engageant « dans un grand chantier social dont les négociations devront permettre de maintenir l’emploi de tous les salariés. »

    Mais la direction est restée sourde à ces demandes. Au contraire, elle met la pression sur sa hiérarchie intermédiaire pour réduire les coûts. Des salariés sont harcelés, des représentants syndicaux font l’objet d’entraves, des propositions de reclassement inacceptables sont présentées, etc. On est très loin du dialogue social.

    Le 11 juillet dernier, la CFDT du groupe se disant « prête à jouer le jeu du dialogue », appelait la direction à négocier sans délai sur « les orientations stratégiques et ses conséquences pour l’emploi via un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; les engagements réciproques sur l’emploi ou à défaut sur un engagement de méthode et les moyens permettant de traiter une restructuration ; les actions en faveur de l’accompagnement des salariés ; enfin sur les relations entre la direction des institutions représentatives du personnel. »

  • Un plan pour relancer l'apprentissage

    Le gouvernement a voulu « mettre le paquet » sur l’apprentissage. Si elle manque d’élégance, l’expression reflète bien la volonté de multiplier les angles d’attaque pour relancer l’apprentissage, comme le réclame la CFDT depuis des mois.

    La feuille de route adressée aux partenaires sociaux à l’issue de la conférence sociale fixe un cap de 500 000 jeunes apprentis à l’horizon 2017 – ils sont aujourd’hui 416 000. Le projet de loi de finances rectificative dégage à cet effet 200 millions d’euros afin de financer en priorité une aide de 1 000 euros aux entreprises qui signent un contrat d’apprentissage pour la première fois, « dans les branches professionnelles qui auront conclu un accord pour fixer des objectifs de développement de l’apprentissage ». Une aide financière que la CFDT ne juge pas indispensable. « Ce sont un peu des réductions sur les réductions », dit Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT. En revanche, l’obligation de dialogue social dont elle est assortie constitue un élément positif.

    Chute du nombre d’apprentis

    Avec un jeune de moins de 25 ans sur quatre au chômage et le phénomène inquiétant des jeunes décrocheurs quittant l’école sans diplôme ni emploi, il y a urgence à enrayer le déclin de l’apprentissage. Depuis 2013, les effectifs de jeunes en première année d’apprentissage sont en chute libre : moins 9,4 % en 2013, moins 14 % lors des quatre premiers mois de l’année 2014. « La baisse la plus massive concerne les plus basses qualifications, sur lesquelles nos efforts doivent précisément porter », note Véronique Descacq. Cette chute est en partie due à la crise économique, mais aussi à d’autres facteurs, financiers, structurels ou encore liés à l’image de l’apprentissage. Sur le plan budgétaire, 100 millions d’euros supplémentaires, issus de fonds européens, « financeront l’insertion professionnelle des jeunes et en particulier l’alternance dans seize régions de France où le chômage des jeunes dépasse 25 % », indique la feuille de route sociale. Sur le plan structurel, la réforme de la taxe d’apprentissage, dont les derniers arbitrages sont en cours, devrait entraîner le transfert vers les régions d’une part de la taxe autrefois directement gérée par les entreprises, et utilisée par exemple pour financer les centres de formation des apprentis (CFA).

    Une image peu valorisée

    Quant à la négociation dans les branches, le travail a déjà commencé pour certaines d’entre elles. Dans la métallurgie, les discussions sont en cours. « Nous avons commencé à négocier un volet apprentissage dans le cadre du pacte de responsabilité, explique Philippe Portier, secrétaire général de la Fédération générale de la métallurgie et des mines CFDTNous définissons un nombre précis de postes par branche et nous identifions les profils et les formations nécessaires. La formation est un véritable enjeu pour de nombreux jeunes qui sortent de l’école sans qualification. Contrairement ce que l’on pourrait croire, la métallurgie doit beaucoup embaucher afin de pallier les départs à la retraite. » Encore faut-il que les jeunes le sachent et aient envie de s’engager dans la voie de l’apprentissage. On touche là un autre frein à l’essor de l’apprentissage – son image. « Plus de 26 000 jeunes suivent une formation en apprentissage dans la métallurgie ; 64 % d’entre eux préparent un diplôme de l’enseignement supérieur (BTS, licence pro, diplôme d’ingénieur) avec un taux d’insertion de 83 %, constate Odile Denis, secrétaire nationale de la CFDT-métallurgie chargée de la formation. Ces chiffres surprennent toujours. Seulement 2,5 % des jeunes préparent un CAP, et leur taux d’insertion n’est que de 59 %, alors que les employeurs du secteur déplorent le manque de chaudronniers ou de soudeurs. »

    Apprentissage©FrédéricMaigrot RéaDans le secteur du BTP, où l’on constate également une forte baisse de l’apprentissage depuis 2009, une négociation entre partenaires sociaux relative à la formation professionnelle continue a été lancée, incluant l’apprentissage. Selon la Fédération nationale de la construction et du bois CFDT, qui consacre le dossier de sa revue de juin à ce thème, l’apprentissage a besoin d’« une volonté forte des acteurs de la profession ». Or « la faible implication des employeurs du BTP dans l’apprentissage est en contradiction avec les discours des fédérations d’employeurs ».

    Des apprentis en demande

    Pour identifier les obstacles à l’apprentissage, et donc les points à améliorer, l’enquête réalisée par la CFDT auprès de plus de 2 000 jeunes apprentis est riche en enseignements. Tout d’abord, l’apprentissage s’avère discriminant. Le taux de jeunes femmes choisissant cette voie n’est que de 34,6 %, et seulement 7 % de jeunes filles s’orientent vers un métier de l’industrie. Voilà qui laisse une marge de progression considérable. Pour 60 % des jeunes interrogés, la principale difficulté a été de trouver une entreprise d’accueil, et 60 % déclarent l’avoir trouvée seul. Le faible niveau de salaire (pourcentage du Smic selon l’âge) constitue également un obstacle et ne permet pas de financer les frais d’hébergement et de transport nécessaires si la résidence, le centre de formation et l’entreprise sont éloignés les uns des autres. Un apprenti sur trois a eu au moins deux employeurs au cours de son contrat. Les raisons invoquées par les jeunes sont les mauvaises conditions de travail, les relations avec l’employeur, les problèmes d’orientation, de logement ou de transport.

    « L’accompagnement des jeunes, une meilleure formation des maîtres d’apprentissage, l’aide à la mobilité doivent être mis en place, explique Véronique Descacq. Nous souhaitons que les aides financières dégagées par le gouvernement soient utilisées sur ces aspects qualitatifs de l’apprentissage. » À la rentrée, une réunion associant représentants du patronat, organisations syndicales, régions et État sera organisée à l’échelle nationale, avec des déclinaisons régionales, afin de faire avancer le plan apprentissage. Bien entendu, la CFDT sera présente.