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  • Connaître ses droits en tant que malade

    Le droit des malades en fin de vie est sujet à de nombreux débats dans la société, mais aussi au sein de la CFDT. La France n’a pas pris de positions décisives comme la Belgique, la Suisse ou les Pays-Bas sur l’euthanasie, le suicide médicalement assisté ou l’aide active à mourir.

    La France est régie par deux lois : la loi Kouchner de 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, et la loi Léonetti de 2005 qui précise les droits des patients et organise les pratiques à mettre en œuvre quand la question de la fin de vie se pose. Mais que dit cette loi ? Écoutons Jean Léonetti : « Je ne t’abandonnerai pas. Le non-abandon, c’est la base de la loi. Je ne te laisserai pas souffrir. La non-souffrance, c’est la deuxième base de la loi. Je ne te prolongerai pas de façon anormale. C’est la condamnation de l’obstination déraisonnable. »

    Cette loi aujourd’hui fait l’objet de nombreuses critiques. Certains la trouvent inadaptée et pour le moins inappliquée. Elle donnerait trop de droits au corps médical et pas assez au malade. Suite à une proposition de campagne de François Hollande « pour terminer sa vie dans la dignité », le Gouvernement a remis le sujet en chantier.

    Il a commandé le rapport Sicard et créé le CCNE (Comité consultatif national d’éthique). Ceux-ci rappellent les différents dysfonctionnements des pratiques médicales, dus en partie aux déficiences de notre système de santé. Ex : la loi Léonetti pose l’obligation des soins palliatifs. Or ceux-ci, faute de moyens quantitatifs et qualitatifs, sont mis en place avec parcimonie (80 % des demandes d’admission sont refusées). Ainsi, une majorité de malades meurt dans des équipements inadaptés, entourée de personnel sans formation adéquate.

    La loi prévoit des directives anticipées. Cette notion reste confuse, sa rédaction exceptionnelle (2,5 % des personnes décédées avaient rédigé des directives), et bien souvent, elles sont inappliquées par la famille. La loi distingue « le laisser mourir » du « faire mourir ». De nos jours, peu de personnes meurent naturellement et le CCNE trouve ces définitions illusoires. Il remarque que « le mal mourir » s’est développé ces dernières années. La nouvelle loi peut-elle instituer « le bien mourir » ?

    Les équipes Retraités CFDT se sont investies dans ces débats pour peser sur la nouvelle loi.
    Chacun sur le sujet peut faire connaître sa volonté. Il s’agit des « directives anticipées ». Elles sont valables 3 ans, modifiables et révocables à tout moment. Il suffit d’écrire son nom, son lieu de naissance, de stipuler ses souhaits, de dater et de signer.

  • Observatoire national de la fin de vie

    De leur rapport, nous retenons quelques informations.

    - Toutes les 40 minutes, une personne âgée meurt aux urgences (soit 13 000 décès chaque année).
    - Un suicide sur trois concerne une personne âgée. Cela représente 3 000 situations chaque année.
    - Les trois quarts des personnes âgées finissant leur vie en Ehpad n’ont pas choisi d’y vivre. Elles ne pouvaient rester à domicile.
    - Moins de 15 % des maisons de retraite disposent d’une infirmière la nuit. Si c’était le cas de tous les Ehpad, cela permettrait d’éviter 18 000 hospitalisations de fin de vie par an.
    - Les aides à domicile sont les professionnelles les plus exposées… et aussi les moins formées.
    - Contrairement à une idée reçue, le vieillissement a un impact limité sur les dépenses de santé : au cours de la dernière année de vie, le coût des soins est d’autant plus faible que les personnes sont âgées.

    Pour en savoir plus, en particulier sur les propositions de l’Observatoire, outil public d’analyse et de réflexion, rendez-vous sur son site où on trouve le rapport complet.

     EN SAVOIR PLUS :www.onfv.fr
  • Sortir de la précarité grâce aux groupements d’employeurs

    En Bretagne, on compte seize groupements d’employeurs. Des structures qui créent de l’emploi et pérennisent les contrats. Anaïck Thoraval, salariée depuis douze ans comme comptable, et élue CFDT, nous explique son parcours.

    Comment es-tu devenue salariée du Groupement d’employeurs ADELIANCE ?

    J’ai pris connaissance du Groupement d’employeurs ADELIANCE, à une époque où je cherchais du travail, en lisant un article. Je me trouvais dans une situation précaire depuis quatre ans, suite à des licenciements consécutifs pour restriction de personnel… Je me suis présentée chez ADELIANCE et j’ai passé une série d’entretiens avant d’être recrutée, au départ une journée par semaine, tout en percevant mes Assedics. Un mois après, j’ai eu une seconde proposition pour un poste dans une autre entreprise, et très vite, j'ai pu travailler à 80% (temps choisi) dans trois entreprises. Aujourd'hui, je travaille à temps complet (35h) dans un garage, chez un artisan menuisier et dans une entreprise de site internet.

    Quels sont les secteurs d’activité les plus représentés par les Groupements d’employeurs dans la région ?

    Au départ, l’initiative est venue du secteur de l'industrie et de l’agroalimentaire. Certains employeurs embauchaient l’été, et d’autres l’hiver. Depuis quatre ans, le recrutement dans les grosses entreprises diminue. La politique d’ADELIANCE est de favoriser surtout l’emploi dans lespetites entreprises. La directrice démarche les entreprises par secteur, travaille avec Pôle Emploi, mais aussi avec les réseaux CCI, chambre des métiers, et avec les entreprises adhérentes qui parrainent d’autres entreprises. Certains domaines, ont des besoins sur des temps courts, notamment l’informatique, la comptabilité, la communication et la qualité. Pour faire 35 heures, il faut trouver plusieurs entreprises, le processus se met en place lentement dans certains cas.

    Etre au service de plusieurs employeurs permet-il d’enrichir ses compétences ?

    Bien sûr, acquérir de nouvelles connaissances est primordial. Dans le domaine de l’artisanat par exemple, le comptable doit s’informer sur les lois en application. Pour mon Groupement d’employeurs, le plan de formation est très important, avec tous les ans trois réunions. Non seulement il s’agit de structures multiprofessionnelles, mais certaines se spécialisent. Par exemple, le GEIQ s’occupe essentiellement d’insertion, à l’intention de chercheurs d’emploi sans qualification.

    Ces groupements permettent à des chercheurs d'emploi de se réinsérer dans la vie professionnelle en leur permettant de se former. Les demandeurs d'emplois sont embauchés en contrat pro ou en apprentissage mais vont dans plusieurs entreprises. Des emplois aussi bien dans le BTP, qu'en industrie ou dans la métallurgie. Le développement se fait aussi auprès des associations et un groupement d'employeur associatif devrait être créé prochainement. Les GE recherchent des salariés autonomes, il ne faut pas hésiter à déposer son CV !

     

  • Chèques-Vacances : des avantages pour les salariés

      D’après le baromètre Ipsos 2014, 58 % des Français partiront en vacances d’été, soit une baisse de quatre points par rapport à 2013. Pourtant, il existe un dispositif peu connu des salariés des petites entreprises et défendu par la CFDT : les Chèques-Vacances.

    Les Chèques-Vacances dépendent de la loi de 2009, simplifiant les modalités déjà existantes pour les employeurs. Dès lors pour les petites entreprises (de 1 à 49), votre dirigeant peut s’inscrire dans une démarche plus simple. Et il peut tirer des avantages fiscaux en vous proposant ce dispositif.

    Comment ça marche ? ANCV Cheque Vacancesv2

    C’est votre employeur qui décide de mettre en place – ou pas – cet avantage social dans son entreprise, et c’est lui, également qui choisit le montant de sa participation financière à l’acquisition des Chèques-Vacances. Il doit le proposer à l’ensemble de ses salariés sans aucune discrimination.

    Le financement de ce dispositif est une coparticipation obligatoire de l’employeur et du salarié ; la part employeur est généralement comprise entre 50% et 80% du montant des Chèques-Vacances en fonction du revenu des salariés.

    La somme globale peut être payée en une seule fois ou échelonnée sur plusieurs mois. Vous êtes bien sûr libre d’accepter ou de refuser.

    Faut-il être salarié(e) en contrat à durée indéterminée pour en bénéficier ?

    Tous les salariés de l’entreprise, qu’ils soient en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée : de remplacement, saisonnier et d’apprentissage ont droit à ce dispositif.

    Quels avantages ?

    Cela  représente un pouvoir d’achat supplémentaire sous la forme d’un complément de revenus, non imposable dans la limite d’un Smic brut mensuel par an et par salarié.

    Cette somme peut être utilisée toute l’année, vous disposez d’un choix d’offres éclectique : hôtels, campings, clubs, transports, restaurants, parcs de loisirs, musées, cinémas, colonies de vacances, proposées par 170 000 prestataires en France.

    Photo © Richard DAMORET/REA

  • Conférence sociale : les attentes de la CFDT

    Pacte de responsabilité, dialogue social, plan d’investissement européen, mesures pour les plus éloignés de l’emploi… la CFDT a fixé les quatre enjeux majeurs de la conférence sociale des 7 et 8 juillet.

    La troisième conférence sociale du quinquennat se tiendra les 7 et 8 juillet. Pour la CFDT, « elle revêt une importance cruciale », a souligné Laurent Berger lors de la réunion de méthode qui s’est tenue le 16 juin à Matignon. La priorité va à la mise en œuvre « effective et rapide » du pacte de responsabilité. Le Medef a annoncé, le 13 juin, que 24 branches avaient lancé des discussions. Laurent Berger a rappelé que la CFDT jugerait sur le contenu : « Toutes les branches doivent s’engager en vue de résultats sur l’emploi et la montée en qualification des salariés. » La conférence sociale devra aussi acter la mise en place, au sein du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, de l’observatoire des contreparties au pacte de responsabilité.

    Modernisation du dialogue social

    La CFDT réclame également des « mesures fortes en direction des plus éloignés de l’emploi » : outre le renforcement des emplois aidés, elle propose l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle sur l’insertion dans l’emploi. Troisième chantier, la modernisation du dialogue social, au sujet de laquelle une négociation est d’ores et déjà prévue d’ici la fin de l’année. La CFDT entend y parler de la représentation de tous les salariés, quelle que soit la taille de leur entreprise, de l’amélioration du fonctionnement des instances représentatives du personnel, ainsi que de la reconnaissance du parcours militant. Elle souhaite aussi que cette ambition affichée par l'exécutif du dialogue social trouve à s'incarner auprès des agents de la fonction publique, en particulier dans le cadre de la réforme territoriale en cours. Sur le plan européen, enfin, la CFDT souhaite que la France s’implique au-delà des mots dans le lancement du plan d’investissement proposé par la Confédération européenne des syndicats.

  • Assurance-chômage : la convention va entrer en vigueur

    Le Premier ministre a annoncé, le 19 juin, l’agrément de la convention assurance-chômage qui va permettre aux demandeurs de bénéficier de nouveaux droits obtenus par la CFDT. Cependant, les mesures décidées par Matignon concernant les intermittents du spectacle sont très onéreuses et ne répondent en rien aux enjeux de ce secteur.

    « Cette convention met en place les droits rechargeables, obtenus par la CFDT. Elle prévoit une meilleure indemnisation, un meilleur accès à la formation et une meilleure sécurisation des parcours des plus précaires », se félicite Véronique Descacq, la secrétaire générale adjointe de la CFDT. En effet, « ce nouveau droit concerne tous les demandeurs d’emploi. 2,5 millions de personnes peuvent en bénéficier. Cela pourra permettre au million de chômeurs qui arrivent chaque année en fin de droit de prolonger leur indemnisation. »
    Rappelant que comme le voulait la CFDT lors de la négociation, « l’ensemble de la convention vise à protéger les plus précaires avec des efforts demandés  répartis équitablement », la secrétaire générale adjointe se dit « satisfaite de l’agrément de cette convention. »

    Secteur culturel : une mesure onéreux et pas la hauteur des enjeux

    Concernant les annexes 8 et 10, consacrés à l’indemnisation des intermittents du spectacle, la CFDT fait part de sa satisfaction suite à l’annonce par le Premier ministre de l’ouverture effective de« la concertation entre l’État, les régions, les acteurs du secteur culturel et les partenaires sociaux, qu’elle a obtenu dans l’accord du 22 mars ». Rappelant que la CFDT demandait une telle concertation lors de toutes les négociations sur l’assurance-chômage depuis 2003, Véronique Descacq, insiste sur le fait qu’« il est plus temps que l’État assume ses responsabilités dans le financement de la culture, la lutte contre la précarité et les abus de certains employeurs de ce secteur. »

    Si la CFDT entend bien, comme elle l’a toujours fait, prendre toute sa place dans la concertation tripartite pour que l’État et les employeurs culturels assument enfin leurs responsabilités,Véronique Descacq pointe le désaccord de la Confédération avec le choix du gouvernement de compenser le différé d’indemnisation prévu pour les intermittents du spectacle. Cette décision rompt l’équité qui existait dans l’accord entre les différentes catégories de salariés.

  • La CFDT remporte les élections chez McDonald's CE Est

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    La CFDT remporte les élections chez McDonald's CE EstCFDT SERVICES

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     :

        ,
    Résultats des élections pour McDonald's CE Est :
    • 36% CFDT,
    • 35,14 FO,
    • 17% CGT,
    • 10,94 UNSA.

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