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  • Les retraités se mobilisent

    La présentation du projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement n’est toujours pas à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Pourtant, il y a une urgence sociale qui concerne 1 700 000 personnes en situation de perte d’autonomie. La CFDT Retraités n’accepte ni report ni remise en cause de ce projet de loi.

    Le conseil de la CFDT Retraités en appelle à l’opinion publique, multiplie les distributions de tracts, demande audience aux préfets, interpelle les élus et alerte les médias. La situation nous impose de manifester notre impatience pour que les promesses soient tenues.

    Comme les salariés, les retraités contribuent depuis plus d’un an par l’intermédiaire des 0,3% de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA), au financement nécessaire d’une partie de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Pour la CFDT Retraités cette cotisation doit être étendue à tous et réservée, comme le prévoit le projet de loi, au financement de la perte d’autonomie.

    En parallèle, l’accumulation des mesures qui mettent de plus en plus les retraités à contribution provoque une expression de refus de leur part.

    La CFDT Retraités s’insurge contre les conséquences financières qui toucheront les retraités les plus modestes. 
    Le gel des pensions n’est pas acceptable. Il est particulièrement intolérable pour les retraités aux pensions les plus modestes. La CFDT Retraités exige une revalorisation des pensions inférieures au Smic net.

    Les élections européennes se déroulent dans un contexte financier, économique et social difficile. La CFDT Retraités rappelle qu’en Europe comme en France une politique fiscale et sociale plus égalitaire s’impose. Le rôle des services publics demeure essentiel. Elle incite les retraités à voter à la prochaine élection du Parlement européen.

  • L’espérance de vie augmente

    Au 1er janvier 2014, la France compte 66 millions d’habitants en France métropolitaine et dans les cinq départements d’outre-mer : 63,9 millions vivent en métropole, 1,9 million dans les départements d’outre-mer hors Mayotte et 0,2 million à Mayotte.

    La population a augmenté d’un peu moins de 300 000 personnes au cours de l’année 2013 ; c’est la croissance la plus faible depuis 2000. Cette progression est principalement due au solde naturel : 810 000 bébés sont nés alors que 572 000 personnes sont décédées (hors Mayotte). L’indicateur conjoncturel de fécondité baisse légèrement mais reste un des plus élevés d’Europe.

    Les espérances de vie à la naissance, comme à 60 ans, continuent d’augmenter après une légère baisse en 2012 (voir graphique). Les écarts entre les hommes et les femmes se réduisent soit 78,7 années pour les hommes (+0,2) et 85 pour les femmes (+0,2).

    En 2012, deux Pacs ont été conclus pour trois mariages célébrés. Le nombre de Pacs, après avoir fortement baissé en 2011, repart à la hausse pour atteindre 160 200 en 2012. La baisse du nombre de mariages, qui avait marqué le pas en 2012, se poursuit en 2013. Environ 7 000 mariages de personnes de même sexe ont été célébrés en 2013, dans trois cas sur cinq entre deux hommes.

    Source : Insee Première n° 1482.

  • Le plafond de ressources du minimum contributif porté à 1 120 euros par mois

    Annoncée lors de la présentation du projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites (loi 2014-40), la revalorisation du plafond en deçà duquel le minimum contributif est versé est effective depuis le 1er février 2014, suite à la parution d’un décret au Journal officiel du 16 février (à 1 120 euros par mois). Ce changement est intégré dans notre Guide en ligne : 23 Pension de base minimum et maximum

    Rappelons que depuis janvier 2011 les personnes qui liquident leur retraite à taux plein mais qui ont cotisé au long de leur carrière sur de faibles montants et qui bénéficient donc de faibles pensions ont droit au minimum contributif. Ainsi 4,8 millions de retraités ont bénéficié de ce minimum en 2013, sur un effectif total de 13,4 millions de pensionnés.

    Pour l’assuré social relevant du régime général et des régimes alignés, le minimum contributif est servi entier s’il remplit la condition de durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein (165 trimestres pour l’assuré né en 1953 ou 1954, 166 trimestres pour celui né en 1955, 1956 ou 1957). Lorsque la durée d’assurance est inférieure, le minimum contributif est proratisé.

    Le minimum contributif ouvre, en outre, droit à majoration si l’assuré a cotisé au moins 120 trimestres.

    Le minimum contributif s’élève à 628,99 euros par mois (montant au 1er avril 2013). Quant au minimum contributif « majoré », il est égal à 687,32 euros mensuels.
    Depuis janvier 2012, le minimum contributif n’est versé que si le total des pensions personnelles (de base et complémentaires) attribuées ne dépasse pas un plafond. Ce montant, fixé à 1 028,17 euros par mois en 2013, est porté à 1 120 euros par mois à compter du 1er février 2014, comme l’avait annoncé la ministre des Affaires sociales en octobre 2013. En cas de dépassement de ce plafond, le minimum contributif est réduit à due concurrence du dépassement.

    Cette hausse a été revendiquée par la CFDT, mais ce plafond reste encore insuffisant.

    Source : Décret n°2014-129 du 14 février 2012.

  • Investissements Tricastin: péripétie conjoncturelle ou incapacité chronique

             Dans un tract informatif interne la CFDT s'interroge sur la conduite du chantier Comurhex 2. La question posée par la CFDT: problème conjoncturels ou réelle incapacité à mener à terme, un projet industriel en terme de qualité,délais, coût, sûreté ???????

    J’AREIVA RIEN !

    Ce coup-ci, la rumeur prend de l’ampleur, CX II, y’a un problème !Depuis quelques temps, beaucoup de salariés de la conversion s’étonnaient de voir un chantier CX II étonnamment calme, peu de salariés, peu de va et vient, bref, de l’autre coté du grillage, tout le monde se posait des questions.Il se propage l’information qu’un gel du projet CX II pourrait intervenir … Si pas plus ! Trop de rallonges demandées, prix de la conversion pas assez compétitifs, bref les financiers sont en action !

    Au-delà de toutes les questions de coûts, les questions principales qui doivent être posées est la suivante :

    ·   Quelle est la capacité d’AREVA industrielle à réaliser et à terminer un projet ?

    ·   En est-elle capable ?

    ·   Quel est le projet ou AREVA est allé au bout ?

    ·   Comment AREVA organise elle la maîtrise des coûts, les différentes filiales ont-elles les mêmes consignes et paramètres à suivre ?

     Bref, ce qui ne doit pas être oublié, c’est que le Groupe a investi plus d’1 Milliard dans une unité pour la renouveler, c’est en pensant qu’un jour nous aurions fait un choix audacieux mais rentable.

    Certes, les concurrents sont actuellement moins chers sur le coût  du marché Spot, mais avec des usines très vieilles, tout comme Comurhex I ; si pour des raisons financières, on prend le risque de mettre le projet en sommeil(ou à l’arrêt) alors qu’il est bien avancé, AREVA démontrera qu’elle n’est pas en capacité d’arriver au bout de ses projets, prendra aussi le risque de perdre le savoir accumulé durant 50 années dans la conversion et la chimie du Fluor, après avoir coupé toutes les branches des produits dérivés du Fluor pour cause de produit « Vache à Lait », elle démontrera ses défaillances stratégiques !

     

    De plus, le moindre accident chez un fournisseur « autre » serait catastrophique, car nous ne serions plus en capacité de fournir au pied levé comme aujourd’hui. Il est urgent de passer la main à des dirigeants industriels qui y connaissent quelque chose en matière industrielle.

     La CFDT portera les inquiétudes des salariés sur l’avenir du site à tous les niveaux du Groupe.

    Si la CFDT osait, elle ferait le parallèle entre la fameuse banderole  qui avait fait le buzz il y a quelques temps (AREVA, PARTENAIRE DES ECHECS EN TRICASTIN) …  Nous serions tentés de dire …

    PAS SEULEMENT EN TRICASTIN !


     

  • pour une pause sociale chez AREVA TRICASTIN

                                     Le plan social diffus qui sévit depuis plusieurs années sur le Tricastin a des conséquences néfastes en matière de conditions de travail. A travers un tract interne la CFDT dénonce cette dangereuse fuite en avant et revendique une pause sociale. Ce trac joint, appelle des réponses voire des témoignages. Ce blog peut être aussi le moyen d'expression de salariés en souffrance.  

     

    Et si on faisait une pause ?

    Ce site du Tricastin a subi pas mal de transformations ces 10 dernières années, encore plus depuis deux ans.

    La CFDT constate de la lassitude, parfois du désarroi et même de la détresse, lors de ses échanges avec les salariés. Si beaucoup d’entre eux nous disent comprendre le sens du regroupement des salariés sous une même bannière, ils vivent très mal la forme et la méthode employée.

     

    L’activité doit être mesurée et l’effectif doit être gréé convenablement pour que les taches soient assurées dans de bonnes conditions ; d’une part, avec une qualité de vie au travail correcte, d’autre part avec un rendu de travail qui satisfasse les deux parties, car si le patron veut un travail bien fait, le salarié sait comment on le fait !

     

    Le sentiment de beaucoup de salariés que nous rencontrons est le suivant ; ce site est dirigé d’une main de fer (parfois même un peu dictatoriale) avec des messages qui sont suivis aveuglément et parfois amplifiés par des hiérarchiques (qui ont la trouille) qui ne savent plus gérer la différence entre le désir de progression et la défense de l’activité de leurs secteur ou de leurs ateliers.

     

    La CFDT demande à la direction de prendre le temps de faire les choses correctement, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous si on fait péter la boutique !

     

    Ce n’est pas sur ce modèle social que s’est construit le site, la confiance était mutuelle, les salariés étaient là pour produire, la hiérarchie d’atelier pour gérer le relationnel (plus ou moins bien !), l’encadrement pour réfléchir et utiliser son cerveau de manière optimale, la Direction pour orchestrer le tout ; ça a fonctionné assez bien pendant une cinquantaine d’années …

     

    OUI, la CFDT l’a entendu de la part de la Direction générale lors du « Grenelle du Tricastin », il faut améliorer la Compétitivité, mais il faudrait avoir un cerveau étroit pour ne pas comprendre que la transformation ne peut pas se faire à la niveleuse.

     

    Le résultat est catastrophique pour le moral des salariés, le travail s’accumule, les consignes changent tout le temps, personne ne sait à qui il faut s’adresser et tout le monde se fait engueuler, soit par le chef, soit par le « client ».

     

    Il y a des humains qui travaillent, certes ils sont salariés, mais ils ont tout de même compris qu’avec les mutualisations, fusions-absorptions, etc... Notre Direction réduisait les effectifs, donc gagnait pas mal de fric ! Leurs inquiétudes résident dans le fait que chaque jour, ils partent avec le sentiment qu’ils ont mal travaillé, à cause d’un défaut d’organisation et parce qu’ils ne sont pas formés à certaines de leurs nouvelles missions. Parfois même, ils craignent la boulette et ses conséquences pour les installations, pour les salariés ou pour eux même.

     

    …/…

    Ils n’ont pourtant pas arrêté de la journée, mais ce qui a été décidé tout en haut n’est pas expliqué, organisé, la consigne se perd en chemin et il faut gérer des urgences sans aller au bout des choses, de nombreux dossiers sont en cours…

     

    En clair ? C’est le bordel !

     

    Peut-être que le recrutement de l’époque n’était pas aux standards actuels (minimum bac +2), mais force est de constater que ces salariés ont fait tourner la boutique  durant des années, donc ils n’étaient pas si mauvais que ça !

    Il ne faut pas confondre instruction et intelligence…

    Ils n’avaient pas de grands diplômes, ils étaient formés sur le tas, les effectifs le permettaient,  et par l’expérience, ils gravissaient les échelons.

     

    On a parfois l’impression que nos chers dirigeants qui sont issus de l’industrie (papeterie, automobile, chimie) oublient une chose importante : nous travaillons dans le nucléaire avec ses spécificités et exigences, notamment en termes de sûreté et sécurité des travailleurs.


     

    Si on comparait nos coûts de revient et ceux qui explosent sur les grands projets d’AREVA (que ce soit sur le Tricastin, en Finlande ou ailleurs), nous pourrions faire d’autres constats ;nous payons aussi pour d’autres, la gestion désastreuse du Groupe !

     

    Qu’il y ait parfois des mises au point à faire, pourquoi pas, mais être gérés dans un climat de soupçon permanent, (horaires, etc…) ne va rien améliorer …en matière de changements sociaux, une pause s’impose !

     

    Il faut comprendre que la rentabilité, la productivité, l’efficacité sont bien plus impactées par la qualité de vie au travail que par un management par la terreur !

     

    Enfin, sur les questions organisationnelles, pourquoi la Direction ne prendrait-elle pas en compte, au moins en partie,  les recommandations des experts mandatés par les Organisations Syndicales ?

    La Direction n’a fait que payer et railler leurs conclusions, tout n’est peut-être pas à jeter !

     

    Monsieur le Directeur, la balle est dans votre camp …. L’avenir du site ne doit pas se baser seulement sur la fonte des effectifs!

     

     

  • [Vidéo] Bangladesh : les vraies victimes de la mode

    Un an après la tragédie du Rana Plaza, qui a fait 1 138 morts, les victimes veulent que les donneurs d’ordres, grandes enseignes de l’industrie du textile, assument leur responsabilité.
    A l'occasion de ce sinistre anniversaire, Laurent Berger cosigne une tribune sur Slate.fr.

    Dans le pays où la main-d’œuvre est la moins chère du monde, la tragédie du Rana Plaza n’est pas oubliée : un an après l’effondrement de l’immeuble de confection textile qui a fait 1 138 morts et 2 000 blessés, rien n’a vraiment changé. Les conditions de travail restent précaires dans des usines « où il n’existe pas d’issue de secours et où les escaliers sont si étroits qu’ils ne permettent pas une évacuation rapide en cas de problème », témoigne Shila Begum, une jeune rescapée. Avec d’autres membres du syndicat national des ouvriers de l’habillement (NGWF), elle est venue à Paris réclamer l’indemnisation des victimes.

     

    Des responsabilités toujours pas assumées

    À ce jour, seules quelques multinationales de l’habillement présentes au Bangladesh au moment du drame se sont engagées à abonder le fonds d’indemnisation créé en décembre 2013 sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). « 39 entreprises avaient leurs sous-traitants au Rana Plaza, comme Carrefour, Auchan ou Benetton, et refusent encore de reconnaître leurs responsabilités dans cette course à la production low-cost », explique Safia Parveen, secrétaire générale du NGWF.

     

  • Transition énergétique : La CFDT affûte ses propositions

    Quel monde préparons-nous pour demain ? Les militants ayant participé au séminaire confédéral sur la transition énergétique, qui s’est tenu du 24 au 28 mars, en partenariat avec l’Institut du travail à Strasbourg, n’ont pas eu peur d’affronter cette question.

    Tournée vers la société civile, cette semaine de réflexion a permis à une quinzaine de responsables confédéraux, régionaux et fédéraux d’échanger avec des acteurs associatifs (Fondation Abbé Pierre,Réseau Action ClimatEnergy Cities4D) mais aussi des élus politiques – l’eurodéputée Sandrine Bélier (Verts) et Jean-Patrick Masson (Assemblée des communautés de France) – ainsi que des experts (Syndex) et des consultants comme Bruno Rebelle (agence Transitions). Nombre de ces intervenants, avec lesquels la CFDT travaille afin d’améliorer le projet de loi de programmation sur la transition énergétique, qui doit être présenté au Conseil des ministres au début de l’été, n’ont pas hésité à exprimer la nécessité de changer de paradigme.

    L’emploi : tous les secteurs d’activité sont concernés

    Partenaire de projets prospectifs comme ECECLI (Emplois et compétences dans le plan climat Île-de-France et le Grand Paris), la CFDT a pu affirmer qu’il était d’ores et déjà possible d’organiser le dialogue social autrement. L’évolution des compétences et des emplois est un enjeu majeur de cette transition. Financée par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et par la région Île-de-France, l’étude ECECLI vise notamment à définir les passerelles qui faciliteront les reconversions des salariés vers les activités pour lesquelles la demande va se renforcer d’ici à 2020-2030 : fabrication de batteries destinées aux véhicules électriques, végétalisation de toitures, valorisation des ordures ménagères, déconstruction de véhicules, etc. Menée par le cabinet Syndex en partenariat avec la fondation Fondaterra de l’université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines, l’étude ECECLI a permis aux organisations syndicales et patronales de branches différentes, aux collectivités territoriales, aux services de l’État et aux Opca (organismes paritaires collecteurs agréés des fonds de la formation professionnelle) de s’asseoir à une même table en vue d’anticiper ces évolutions.

    « Tous les secteurs sont concernés. Il ne faut pas se focaliser seulement sur les métiers dits verts et les écoactivités », a rappelé Sophie Gaudeul, secrétaire confédérale. Donnant l’exemple de l’initiative européenne Build Up Skills (littéralement « monter en compétences »), Sophie Gaudeul a souligné combien ce diagnostic sur les besoins en compétences et en formations du secteur du bâtiment, liés à la rénovation des logements et à l’efficacité énergétique, est révélateur d’une mutation culturelle : « Il faut mettre en place des technologies, choisir de nouveaux matériaux, mais il est aussi nécessaire de former les salariés aux gestes de pose, qui vont changer. » Cette concertation entre de multiples acteurs – elle a réuni en France l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), les maisons de l’emploi, les organisations patronales et syndicales, Pôle emploi, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Environnement – a été engagée dans trente pays européens.

    Construire une Europe des projets

    Tous les participants au séminaire se sont accordés sur le fait que les régions constituent l’échelon clé pour développer la réflexion prospective et planifier la transition énergétique. Et ce d’autant plus que les fonds européens de développement régional (Feder) vont désormais être alloués directement aux régions sans passer par les autorités centrales. Sandrine Bélier a souligné que « 20 % de ces fonds devraient être affectés à l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables ». L’eurodéputée a par ailleurs mis en avant que le déploiement des énergies renouvelables avait permis d’économiser 30 millions d’euros sur les importations d’énergie en 2010 dans l’ensemble de l’Union européenne… mais que 20 000 emplois avaient été détruits en France du fait du manque de soutien à ces nouvelles sources d’énergie.

    Regrettant que l’approche soit majoritairement sectorielle et macroéconomique, le délégué général de l’association européenne Energy Cities, Gérard Magnin, a déclaré : « C’est bien une Europe des projets qu’il faut construire. » Energy Cities a repéré une centaine de projets à travers lesquels les acteurs locaux poursuivent l’objectif d’assurer eux-mêmes l’approvisionnement énergétique du territoire. Des villes comme Genève ou en Suède ont ainsi mis en place des mesures pour atteindre 100 % de leurs ressources en énergies renouvelables. « L’énergie est une question sociétale et démocratique. Il faut avoir confiance dans la société et son intelligence collective », a souligné Gérard Magnin, selon qui il est nécessaire de « redonner aux acteurs la capacité d’agir ».

    L’urgence de rénover les logements des ménages les plus pauvres

    La lutte contre la précarité énergétique est également une priorité partagée par la CFDT et ses partenaires. Véronique Stella, chargée de mission à la Fondation Abbé Pierre, a rappelé qu’en 2006 les ménages se privant de chauffage et/ou consacrant plus de 10 % de leur budget à l’énergie dans leur logement étaient au nombre de 4 millions. Les pouvoirs publics ne disposent pas d’indicateurs plus récents. Trois facteurs se combinent et amplifient la situation de précarité énergétique : la faiblesse des revenus de ces ménages, la mauvaise qualité thermique des logements occupés et l’augmentation du coût de l’énergie. L’humidité et le froid aggravant certaines pathologies, la précarité énergétique peut avoir de graves conséquences sur la santé. La mobilité limitée des personnes, en raison d’un accès difficile aux transports, doit aussi être prise en compte. Lors du débat national sur la transition énergétique, les ONG ont recommandé de rénover 350 000 logements par an habités par des ménages dont les ressources sont inférieures au revenu médian, dont 200 000 dans le parc privé. Elles préconisent également de créer un bouclier social énergétique en revalorisant les allocations logement. « Il est urgent de changer d’échelle et de prendre en charge ce sujet de manière transversale, et donc interministérielle », a souligné Véronique Stella.

    Un texte qui peut encore évoluer

    Alors que le projet de loi communiqué par le gouvernement n’était pas encore complet, la CFDT et ses partenaires du collectif Les acteurs en transition énergétique ont convenu qu’il fallait « pousser » le texte afin que ses objectifs donnent un cap clair à atteindre d’ici à 2050, qu’il favorise l’organisation des acteurs ainsi que la mise en œuvre des mesures. Transports, qualité de l’air, logement, énergies renouvelables, mix énergétique, action et gouvernance territoriale, sûreté nucléaire, démantèlement des installations et gestion des déchets radioactifs, emploi, formation et transitions professionnelles : sur tous ces thèmes, la CFDT affine ses propositions en vue du débat qui va se dérouler à la fin avril au Conseil économique, social et environnemental. Le projet de loi devrait être déposé début juillet à l’Assemblée nationale, le débat parlementaire devant débuter fin septembre. Une conférence financière sur la mise en œuvre de la transition énergétique est également prévue au début juillet.