Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Projet de loi de finances, une étape importante vers plus de justice fiscale

    La CFDT milite depuis de nombreuses années, en faveur d’une réforme de la fiscalité pour rétablir la justice et l’équité. Elle réclame à une réforme globale assurant une réelle progressivité de l’impôt sur les revenus.
    Le projet de loi de finances (PLF) 2013 constitue de ce point de vue une étape importante. Après dix ans de cadeaux fiscaux consentis notamment sous forme de niches fiscales, la CFDT est satisfaite de plusieurs dispositions avancées :
    -
    réintégration des revenus de capitaux dans l’assiette de l’impôt sur le revenu,

    - abaissement significatif du plafond du bénéfice des niches fiscales de 18 000 à 10 000 euros,
    - création d’une tranche à 45 %, taxe provisoire de 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros,
    - rétablissement du barème de l’Impôt de solidarité sur la fortune.
    Dès l’année prochaine, il faudra aller plus loin en remettant en cause tous les éléments qui opèrent encore des redistributions à l’envers. C’est le cas du quotient familial dont la transformation en forfait par enfant constituerait une aide appréciable (600 € par an et par enfant) pour les ménages à bas revenus non imposables, sans pénaliser les revenus moyens. Il faudra aussi poursuivre l’examen des niches fiscales pour ne conserver que celles réellement utiles au regard de priorités clairement établies comme l’emploi ou la transition énergétique.
    Le PLF marque une avancée vers un rééquilibrage en faveur de la fiscalité directe progressive. Ce projet rapproche notre système fiscal de ce qui existe ailleurs en Europe, en particulier avec une tranche marginale d’imposition à 45 % identique à celle de l’Allemagne.
    La CFDT souhaite que la coopération budgétaire et fiscale européenne s’amplifie et que, dès la ratification du traité de stabilité et de croissance, les pays européens reconsidèrent ensemble leurs objectifs d’équilibre budgétaire, afin de prendre en compte la situation préoccupante de l’emploi et de l’activité en Europe.

  • Rapport sur la Révision Générale des politiques publiques, renouveler l’intervention publique avec les citoyens et les agents

    Le rapport sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP) confié aux inspections générales des Finances, de l’Administration et de l’Action sociale a été remis au Premier ministre.
    Dans ce rapport, la CFDT retrouve les éléments de diagnostic qu’elle a posé en son temps sur ce dossier :
    - une révision générale des politiques publiques déconnectée de toute réflexion sur les politiques publiques et sur les moyens nécessaires à leur mise en œuvre ;
    - une absence cruelle de dialogue social et de considération pour les agents du service public ;
    - la prééminence de la logique comptable sur l’intérêt des usagers ;
    - une dégradation des conditions de travail des personnels.
    Pour la CFDT, ce constat doit inciter le gouvernement à renouveler l’intervention publique en identifiant les missions et en orientant les politiques publiques au bénéfice des citoyens et des territoires.
    La méthode doit associer les citoyens, les usagers, l’ensemble des acteurs et les représentants des personnels pour une meilleure efficacité de l’action publique avant d’entamer tout processus législatif.
    La CFDT s’engagera dans cette démarche à tous les niveaux pertinents en rappelant à chaque étape son souci d’un service public de qualité accessible à tous sur l’ensemble du territoire et celui de la reconnaissance des agents comme acteurs des évolutions.

  • Areva : la CFDT demande une sécurité des parcours professionnels

    Areva: face aux fusions internes au groupe, la CFDT demande une sécurité des parcours professionnels des salariés.
    À la suite d'une lettre de cadrage de l’État, qui demandait plus de résultats opérationnels à Areva, le Pdg Luc Oursel a réorganisé le groupe Areva pour trouver des marges internes de profit. La CFDT dénonce son approche entièrement gestionnaire et certaines de ses réorganisations. Elle considère que 60 % de ces dernières ont du sens, mais que 40 % n'en ont pas. Si la fusion sur le site de Tricastin a un sens, celle de l'ingénierie des usines chimiques de cycle de retraitement dans Areva NP pose des problèmes de méthode et de compétences.
    La grande réorganisation interne d'Areva qui vient d'être imposée peut se résumer en une simplification juridique de plusieurs entités (avec plusieurs fusions-absorptions internes et des disparitions) aboutissant à remodeler les fonctions supports ou corporate. Elle devrait se solder ainsi par le regroupement de l'ingénierie et par l'absorption de SGN dans Areva NP. Sur le site du Tricastin, elle se présente sous la forme d'une fusion de Comurex et de Socatri avec Areva NC, de même que d'une fusion de JFPM Creusot Forges et de Creusot mécanique avec Areva NP. 
    Mais quel que soit le schéma de fusion, la CFDT veut une sécurisation des parcours professionnels, soit par de la mobilité, soit par de la négociation. Elle craint que ne se profilent des diminutions d'emplois dans les fonctions corporate et les services supports, après que la réorganisation a été totalement effectuée. Il y a déjà des baisses de perspectives d'emploi liées à la fin de certains métiers liés à des procédés anciens. Globalement, la CFDT demande des garanties d'emplois par rapport à l'étendue des organisations, une harmonisation des statuts et des garanties collectives. Elle souligne que les salariés sont inquiets sur leur devenir et estiment que la direction va à marche forcée. La CFDT Areva exige des accords passerelles entre entreprises et des plans de formation négociés au niveau local.

  • La barre des trois millions de chômeurs est franchie. "Ce n'est pas inéluctable", a estimé François Chérèque.

    M3731779057974003328.jpg
    Le nombre de demandeurs d’emploi augmente à nouveau pour le seizième mois consécutif. La barre des trois millions de chômeurs est désormais franchie. "Ce n'est pas inéluctable", a estimé François Chérèque.
    C’est désormais officiel : la barre symbolique des trois millions de chômeurs est franchie. Vingt-trois mille personnes ont rejoint les rangs des demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) en août, selon les chiffres de Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi atteint ainsi 3,011 millions de personnes en France métropolitaine, « son niveau le plus élevé depuis 13 ans », constate le ministre Michel Sapin. En ajoutant les demandeurs ayant eu une activité réduite et l’outre-mer, le chiffre atteint 4,733 millions. La hausse est inférieure à celle de juillet, où le chômage avait bondi de 1,4 %, mais n’en est pas moins conséquente : + 0,8%. C’est surtout le seizième mois consécutif de hausse du chômage.
    Légère inflexion des entrées à Pôle emploi
    Dans le détail, ce sont les plus de 50 ans qui paient le plus lourd tribut : leur nombre augmente de nouveau de 1,7% en août, comme en juillet, soit une hausse de 16,9% sur un an. Autre sujet de préoccupation, le chômage de longue durée continue de s’installer : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus de trois ans atteint désormais 475 100 personnes (+ 1,4%), en hausse de 21,6% sur un an.

    Seule relative bonne nouvelle, les entrées à Pôle emploi en catégories A, B, C diminuent en août (-5,2 % sur un mois, -1,1 % sur un an), pour la première fois depuis mars 2012, et ce quels qu’en soient les motifs : fins de contrat à durée déterminée (-2,5 %), fins de mission d’intérim (-13,4 %), licenciements économiques (-12,5 %), autres licenciements (-7,4 %), démissions (-7,0 %), reprises d’activité (-2,8 %). Seules les « premières entrées » sont en hausse. Mais cette inflexion est insuffisante pour stopper la hausse.
    Dans ce contexte, le gouvernement sera-t-il à même d’inverser la courbe du chômage d’ici un an, comme l’a promis le président de la République début septembre ? « C’est notre objectif fondamental », a indiqué le ministre du Travail, Michel Sapin, devant l’Ajis (Association des journalistes de l’information sociale). « C’est un objectif de mobilisation et un objectif atteignable », veut croire le ministre qui a rappelé les chantiers en cours pour y parvenir : emplois d’avenir, négociations sur les contrats de génération et la sécurisation de l’emploi, « agenda du redressement […] pour améliorer la compétitivité de notre économie et soutenir l’activité et l’emploi sur notre territoire ». François Chérèque a également estimé que la hausse du chômage « n’est pas inéluctable », pointant les deux enjeux de la période : l'anticipation dans les entreprises et la compétitivité.

  • Intermarché logistique : Mousquetaires de la distribution : 1000 salariés touchés

    M867879127289722637.jpgAprès l’annonce de la restructuration de sa logistique dans son ensemble, Intermarché se lance, non pas au motif de difficultés économiques, mais de profit et de rentabilité, dans la mise en oeuvre d’une réorganisation aux conséquences sociales démesurées !
    Transferts d’entrepôts sur des sites nouveaux, mise en place de l’automatisation sur certains sites…
    En tête de liste, la base de Lectoure qui doit fermer ses portes fin 2015. Son activité ainsi que les salariés sont transférés à plus de 80 kilomètres sur un site difficilement accessible et dont la gestion est confiée à un prestataire.
    Une catastrophe sociale pour les 252 collaborateurs de cette base :
    Licenciements, transferts de contrat, perte d’avantages, changement de région… C’est un bassin d’emploi entier qui se retrouve plombé par cette mesure ! Nationalement, l'impact sur l’emploi est loin d’être négligeable. A terme, ce sont les emplois de pratiquement 1000 salariés qui seront touchés.
    Cette restructuration n’effraie pas la Direction de l’entreprise.
    Cette dernière refuse d’engager toute discussion avec les partenaires sociaux, visant à encadrer et accompagner ce plan de réorganisation.
    C’est donc en force, par une simple procédure d’information-consultation CCE qu’ITM, 3ème logisticien français, entend faire avaler la pilule à la CFDT et aux salariés qu’elle laisse sur le bord de l’autoroute.
    S’il faut croiser le fer avec les mousquetaires pour défendre et préserver l’emploi, précisent les équipes CFDT, nous croiserons le fer !
    Le 27 septembre 2012, la CFDT lance une mobilisation nationale. Une distribution de tracts auprès des salariés aura lieu afin de les informer de l’incertitude de leur avenir et du refus de leur Direction de prendre ses responsabilités.

  • Enfin une Convention collective nationale pour les salariés des entreprises de Services à la personne

    La Convention Collective Nationale des Services à la personne (Entreprises) a été signée le 20 septembre par la CFDT.
    Après des années de difficiles négociations, les salariés des entreprises de Services à la personne vont enfin pouvoir bénéficier d’une Convention Collective Nationale (CCN).
    Un premier texte avait été proposé à la signature le 23 janvier dernier puis un autre au coeur de l’été. La fédération des services CFDT s’y était opposée.
    Suite à la reprise des négociations, la Fédération des Services CFDT a réussi à obtenir des avancées conséquentes pour les salariés de ce secteur d’activité, dépourvus jusqu’alors de CCN, qui devaient faire face « à la loi de la jungle ».
    Même si un nouveau round de négociations sera encore nécessaire pour améliorer le texte notamment sur l’encadrement de l’utilisation du temps partiel (du fait de l’existence de pratiques douteuses dans certaines entreprises), sur les classifications, sur la santé au travail ou encore sur l’égalité femme/homme, ce texte permet de donner une couverture conventionnelle à des milliers de salarié(e)s.
    Dans les mois et années à venir, la CFDT continuera donc de négocier pied à pied pour une reconnaissance plus forte du professionnalisme des salariés de ce secteur d’activité d’utilité sociale.
    Cette CCN entrera en vigueur 6 mois après son avis d’extension ce qui permettra aux entreprises du secteur de se mettre en conformité avec cette nouvelle convention collective.

  • Congrès de l'union fédérale des syndicats du nucléaire CFDT du 2 au 4 octobre à Imbours (07)

    Le 10 éme congrès de l'union fédérale des syndicats du nucléaire (UFSN), qui est organisé cette année par le SPEA Tricastin (syndicat du personnel de l'énergie atomique), se déroulera du 2 au 4 octobre au centre de vacances d'Imbours sur la commune de Larnas (07).
    Outre le débat sur rapport d'activité sur les 3 années écoulées et le renouvellement du bureau, le congrès sera marqué par un important débat sur l'énergie, ainsi que des débats sur "Stockage souterrain profond, qu’est ce que la réversibilité ?" « Sous traitance : situation et stratégie syndicale », « Médecine du travail : quelles évolutions ? »