29.11.2011
Chômage, le gouvernement doit enfin réagir !
Les chiffres du chômage du mois d’octobre seront en hausse pour l’ensemble des catégories et des publics (jeunes, seniors, demandeurs d’emploi longue durée). Ils illustrent une forte dégradation de l’emploi.
Le rebond de la crise, les plans d’austérité en France et en Europe avec leurs conséquences sur la croissance ne laissaient pas espérer autre chose. Cette hausse du chômage touche d’abord les salariés qui ont des contrats précaires.
Des secteurs qui avaient été épargnés en 2008 et 2009 (services à la personne, banques, secteurs associatifs…), sont désormais concernés. Les perspectives économiques n’annoncent pas d’amélioration, bien au contraire.
Face à cette situation, la CFDT a demandé au ministre du Travail une réaction à la mesure de la situation :
· Mise en place d’un plan de soutien à l’emploi, avec des dispositifs de chômage partiel, de formation et de cellule de reclassement, pour les salariés menacés en particulier les plus précaires. Ces mesures pourraient être financées par les 4 milliards d’euros que rapporterait la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires. On ne peut plus dire que les moyens manquent pour une vraie politique de l’emploi.
· Des moyens renforcés pour Pôle emploi. Le projet de la nouvelle convention tripartite fixe des orientations intéressantes pour l’aide aux chômeurs. Pour les faire vivre, il faut que l’État accorde plus de moyens à Pôle Emploi.
· Un soutien spécifique à l’emploi des jeunes. Syndicats et patronat ont débloqué plus de 200 millions d’euros au printemps pour l’accompagnement des jeunes vers l’emploi durable. L’État doit abonder ces mesures en y apportant un financement conséquent.
En privilégiant massivement les CDD et l’intérim, les entreprises portent une part de responsabilité dans la situation actuelle.
La CFDT demande au gouvernement de convoquer un somment social pour construire des mesures fortes pour l’emploi et contre le chômage.
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L’avenir de la filière industrielle nucléaire en question ? Position commune CFDT AREVA EDF
L’accident de Fukushima a relancé les débats sur la place du nucléaire en France. Quelle que soit l’issue, la filière industrielle doit se préparer à des conséquences potentielles. Ainsi la sauvegarde des emplois et le renouvellement des compétences dans les métiers du nucléaire en seront un des enjeux. Un recensement rapide amène à comptabiliser plus de 400 000 salariés travaillant dans le secteur de la production nucléaire. Il faut également préparer l’avenir en partageant une vraie stratégie industrielle pour l’ensemble de la filière nucléaire française. C’est dans cette optique que les équipes CFDT d’AREVA et d’EDF se rencontrent très régulièrement.
La première évidence pour les équipes CFDT d’AREVA et d’EDF est que les deux groupes historiques doivent travailler ensemble en tant que véritables partenaires industriels et non en concurrents, comme malheureusement bon nombre de sujets le font apparaître ou le laissent penser :
- Que penser de la filière EPR avec un chantier mené par AREVA en Finlande et un autre par EDF à Flamanville et de l’incapacité des deux groupes à coopérer sur des projets communs ?
- Que penser aussi des contrats de commandes de 12 lots de RGV récemment passés par EDF à Westinghouse alors qu’AREVA est le fournisseur historique d’EDF ? Cette situation va entraîner des suppressions d’emplois dans le pôle nucléaire bourguignon !Que penser de la diminution de la fourniture par AREVA à EDF de la part du combustible de 80% à 60% au profit de fournisseurs hors territoire national ?
- De manière générale, que penser des négociations difficiles entre les deux groupes qui pèsent sur les emplois à chaque échéance de contrat ?
Le conseil de politique nucléaire exige un rapprochement entre les deux groupes nucléaires. Mais les Présidents d’AREVA Luc OURCEL et d’EDF Henri PROGLIO sont ils dans cet état d’esprit ? Les quelques exemples mentionnés ci dessus démontrent plutôt le contraire…
Et pourtant, il est urgent d’organiser la filière nucléaire française, que ce soit :
- sur l’emploi, à travers la construction d’une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences des métiers du nucléaire,
- sur l’organisation de la sous traitance des métiers du nucléaire,
- sur la mise en place d’un vrai partenariat afin de répondre ensemble (chacun sur son métier, AREVA constructeur de réacteur, et EDF architecte ensemblier) aux appels d’offres de futurs projets nucléaires dans le monde,
- sur la sûreté et la transparence pour mettre en avant le sérieux et le professionnalisme des acteurs nucléaires auprès des populations.
Les affichages des différents Présidents doivent maintenant se traduire concrètement…
Les équipes CFDT d’AREVA et d’EDF portent à tous les niveaux de dialogue social de leurs entreprises et des pouvoirs publics, l’intérêt pour les deux groupes de partager une vraie stratégie industrielle de la filière nucléaire française. Les objectifs sont de préserver les emplois et les compétences des métiers du nucléaire mais aussi de renforcer l’idée de l’acceptation de l’énergie nucléaire qui sera toujours prédominante dans le mix énergétique français.
Pour la CFDT, ce travail commun est non seulement possible mais nécessaire car il est porteur de réussites industrielles, économiques, et sociales.
12:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2011
Les propositions de l'UMP sur les 35 heures sont ridicules
A propos des 35 heures, que l'UMP souhaite supprimer en ouvrant des négociations par branche, François Chérèque a demandé au gouvernement d'arrêter «ces débats idéologiques», soulignant qu'il n'y a «pas aujourd'hui de demande patronale ou de demande syndicale pour négocier l'organisation et le temps de travail». «Dans une période de suppressions d'emplois de crise, les propositions de l'UMP sont ridicules».
«Le problème, c'est les petites entreprises et je n'ai pas le sentiment aujourd'hui que le gouvernement réponde à cette demande, et il faut qu'il le fasse de toute urgence», a-t-il affirmé sur France Info. «Soutenons le chômage partiel, ces petites entreprises qui ont des difficultés elles vont fermer si on les aide pas, on en aura besoin demain, formons les personnes plutôt que de les mettre au chômage, en particulier les jeunes», a-t-il dit.
16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2011
Violences faites aux femmes, la persistance d’une véritable tragédie
Ce vendredi 25 novembre a lieu la journée internationale des Nations unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La CFDT, avec la Confédération syndicale internationale (CSI), réaffirme son engagement dans la lutte contre ces atteintes à la dignité humaine.
La CFDT insiste sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs de la société, dans l’éducation, la prévention et la mise en œuvre de mesures de prise en charge et de sanctions.
Elle réitère sa demande d’une loi pour articuler des mesures efficaces et cohérentes, notamment sur tout ce qui permet l’indépendance économique des femmes victimes de violences.
Le 25 novembre est aussi l’occasion de rappeler que ces atteintes à la dignité s’exercent aussi sur le lieu de travail. En France, 5 % des viols et 25 % des faits de harcèlement sexuel y sont commis.
La CFDT souhaite que, conformément à l’accord interprofessionnel signé à l’unanimité en avril 2010, la lutte contre les violences au travail devienne une action prioritaire.
Cet accord rappelle que les femmes constituent un public nécessitant une prise en compte particulière dans la prévention et que les comportements et ambiances sexistes constituent une forme de violence. Ils sont un terreau propice au passage à l’acte.
En dépit de certaines avancées, les violences faites aux femmes en France et dans le monde demeurent.
La date du 25 novembre est symbolique, mais elle nous rappelle des réalités insoutenables en ce début de XXIe siècle. Les violences à l’égard des femmes, doivent être combattues partout, dans l’entreprise comme ailleurs.
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23.11.2011
Argumentaire CFDT sur la politique énergétique
19:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Disparition de Danielle Mitterrand, Hommage à la militante infatigable des droits de l’Homme
Apprenant le décès de Danielle Mitterrand, la CFDT tient à saluer la militante infatigable des Droits de l’Homme et celle qui s’est engagée dans la Résistance dès l’âge de dix-sept ans.
La CFDT avait tenu à soutenir le combat de Danielle Mitterrand en faveur de l’accès à l’eau, « bien commun de l’Humanité », lors de son congrès à Tours, en juin 2010.
17:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A propos de l'accord PS-Verts sur le nucléaire
François Chérèque a regretté, mardi, l'absence d'un "volet social" dans l'accord PS-Verts sur le nucléaire, et a rappelé que la CFDT avait "toujours été contre le tout nucléaire". "Dans l'accord, on est sur la fermeture de 24 des 58 réacteurs, à peu près la moitié (...), mais surtout il manque dans le contrat le volet social", a t'il déclaré sur France Inter.
"S'il y a réduction de la part du nucléaire, il y aura fermeture de centrales" a-t-il ajouté en observant que ce ne sont pas "les mêmes emplois" dans le nucléaire et les énergies renouvelables. Mais si "la CFDT a toujours été contre le tout nucléaire" et est favorable à sa réduction dans le cadre d'un "mix énergétique", elle défend "le maintien de l'EPR en construction à Flamanville et le maintien de l'usine de La Hague". Car "nous sommes sur des processus lourds et longs, et ça ne se fait pas comme ça sur du papier".
17:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2011
L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.
L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.
Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales.
Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.
12:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2011
Accord d’entreprise AREVA NC : 2 nouvelles journée d’action cette semaine !
Les négociations du nouvel accord d’entreprise d’AREVA NC, suite à la dénonciation de l’ancien n’avance toujours pas. De nombreux points de désaccords existent : le déroulement de carrière et les avancements (fréquence et niveau minimum), le budget des CE, la fin de carrière avec la disparition de la reconnaissance de pénibilité ouvrant droit à cessation anticipée d’activité, les séniors dont le sujet n’a pas encore été abordé. La forme et la durée de l’accord font aussi partie des points de divergences : les organisations syndicales veulent 1 seul accord à durée déterminée, la direction voulant elle, plusieurs accords séparés à durée indéterminé.
Les salariés ont donc encore par 2 fois cette semaine manifestée leur mécontentement par 2 jours de grève les 14 et 17 novembre à raison de 4 heures pour chaque horaire de travail.
Le taux de participation est autour de 40%. Ce jeudi, les organisations syndicales du Tricastin se sont joint au mouvement en demandant aux salariés d’accéder, comme par le portail Nord d’AREVA NC au site à pied, car dans le cadre des futures mutualisations des fonctions supports, nombreux seront les salariés d’EURODIF de COMURHEX et de SOCATRI qui devront prendre le statut AREVA NC. L’inquiétude est grande dans l’ensemble des entités du Tricastin pour se futur statut.
Autre forme de grogne : les salariés en horaire postés de la Chimie se sont mis en grève illimité de 1 heure par poste depuis le samedi 12 novembre et la participation est proche de 100%.
Les prochaines étapes de la négociation sont fixées au 22 et 23 novembre au siège d’AREVA NC à Paris et au niveau de l’action une nouvelle grève a été votée en assemblée générale pour le 24 novembre.
07:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2011
De nouvelles permanences à l'union locale
A compter du lundi 14 novembre, l'union locale CFDT du Tricastin, met en place trois permanences d'accueil et conseil aux salariés :
- le lundi de 17 à 19 h
- le mardi de 14 à 17 h
- le mercredi de 17 à 19 h, en même temps que la permanence juridique.
13:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La confédération CFDT réclame un débat public sur la politique énergétique. Cet argumentaire s'attache à dessiner quels en seraient les enjeux, tant économiques, technologiques qu'environnementaux.