28.09.2011
Public et privé pour dénoncer les suppressions de postes
Mardi 27 septembre, des défilés étaient organisés dans toute la France pour dénoncer les suppressions de poste dans l’Education nationale. Pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales du privé participaient également à ce mouvement de grève.
« Dans mon lycée, nous avons dépassé cette année les 10 % d’enseignants contractuels dès les premiers jours de la rentrée et certains élèves n’ont toujours pas de professeur de mathématiques. » Professeur d’Anglais dans les Yvelines et secrétaire du Sgen-CFDT, Sandrine ne décolère pas.
« La situation s’aggrave chaque année. J’ai une collègue stagiaire à qui on a imposé trois classes de terminale et deux heures supplémentaires par semaine. Lorsque j’en ai parlé au recteur, il a avoué son impuissance."
L’administration ne cesse de jongler avec les postes pour tenter de colmater les brèches, mais la tâche est devenue impossible.
Dans le premier degré, les classes sont surchargées, tandis que dans le deuxième degré, il faut faire appel à des remplaçants en urgence pour mettre un adulte devant les élèves sans forcément se préoccuper de ses compétences.
« Nous avons tous les profils : des étudiants, des demandeurs d’emploi, etc. Aucun ne fait le même nombre d’heures et l’on ne sait pas pour combien de temps ils sont recrutés, précise Sandrine. En même temps, il faut accueillir les enseignants stagiaires dont beaucoup n’ont toujours pas de tuteur. »
Pour dénoncer cette situation intolérable, près d’un enseignant sur deux a répondu à l’appel à la grève lancé par l’ensemble des organisations syndicales du public et du privé.
Une mobilisation particulièrement importante qui montre l’ampleur du malaise. En tête de la manifestation parisienne, François Chérèque a apporté son soutien au mouvement au coté du Sgen-CFDT (enseignement public) et de la Fep-CFDT (enseignement privé). « L’avenir de l’éducation concerne l’ensemble de la société », rappelle le secrétaire général de la Confédération.
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27.09.2011
Chômage, des mesures à prendre tout de suite
Les mois se suivent et se ressemblent sur le front du chômage. L’augmentation globale du chômage en août (+ 20 200 personnes) rappelle que derrière les chiffres se trouvent des personnes qui vivent des situations extrêmement difficiles. Plus de 38% des chômeurs inscrits à Pôle emploi le sont depuis plus d’un an. L’exclusion durable de l’emploi entraîne la progression de la pauvreté pour une part croissante des familles.
Au-delà de nécessaires politiques de soutien et de relance de l’emploi à mettre en œuvre, la CFDT demande au gouvernement de prendre les mesures suivantes :
· Mettre fin aux heures supplémentaires défiscalisées dont l’accroissement est contreproductif pour l’emploi ;
· Abonder financièrement les mesures d’accompagnement et de soutien à l’emploi des jeunes que les partenaires sociaux ont négociées au printemps ;
· Faire des contrats aidés de véritables outils d’insertion professionnelle et non une contrepartie à une allocation. La CFDT souhaite que la durée du travail d’un Contrat unique d’insertion tende vers le temps plein et soit doublée d’une formation et d’un réel accompagnement des bénéficiaires ;
· Revaloriser les minima sociaux à 520 euros par mois et fixer leur évolution proportionnellement au seuil de pauvreté ;
· Maintenir les moyens de Pôle emploi pour permettre un accompagnement renforcé des chômeurs qui en ont le plus besoin ;
· Doter Pôle emploi d’une gouvernance impliquant davantage les partenaires sociaux et moins centralisée pour des actions concrètes d’accompagnement au plus près des chômeurs dans les territoires.
La situation est grave et le gouvernement serait bien avisé d’écouter les acteurs sociaux pour construire des réponses avec eux.
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24.09.2011
Comurhex va fermer pendant deux mois, la réaction de la CFDT
Pour la CFDT Comurhex, c’est une baisse des commandes préméditée; comme par hasard, c’est la première fois que des documents nous sont communiqués dès les réunions programmées, c’est un travail de professionnel, ça sent l’approche d’un plan social.
La proposition qui accompagne le dossier communiqué aux élus est un arrêt de production de deux mois, avec une prise de congés les semaines 50, 51, 52.
Pour la CFDT Comurhex, il n’est pas envisageable d’imposer la prise de jours de congés ou de RTT sans proposer des postes de reclassement au personnel sur les entités qui ne sont pas impactées sur Areva Tricastin. Les salariés Comurhex, les salariés d’entreprises extérieures, intérimaires, jouent le rôle de variable d’ajustement d’une situation dont ils ne sont pas responsables. L’impact sur l’emploi et la capacité des entreprises sous-traitantes (du bassin du Tricastin et du Narbonnais pour l’établissement de Malvési) n’est pas mesuré. Combien d’entre elles résisteront à une période de régime forcé ? Sachant que se profile à l’horizon 2012, peut-être même 2013 jusqu’à 2015 des moments difficiles, notre rôle d’organisation syndicale ne se limite pas à un périmètre enfermé dans les grillages.
Les prochaines années évoquées dans les documents vont être dans la même orientation ; quel est l’intérêt de maintenir une entreprise « en déficit chronique » distincte alors qu’elle est recapitalisée régulièrement par Areva NC, actionnaire à 100% de Comurhex. Depuis longtemps, la CFDT Comurhex se pose des questions relatives à la financiarisation du nucléaire ; ne risque-elle pas de précariser encore plus la sureté d’un site déjà sous les projecteurs ?
Ne serait-il pas plus judicieux d’intégrer Comurhex en ne faisant plus qu’une entité sur le Tricastin ? Alors qu’un projet de mutualisation de fonctions support est en œuvre sur le Tricastin, rien ne nous démontre la solidarité tant affichée dans le discours par nos dirigeants.
Cette décision n’est pas encore d’actualité, sans doute mais la direction de Comurhex et celle d’Areva doit l’envisager ; à moins que des « saucissonnages » soient encore prévus à long terme en se recentrant encore le « cœur de métier ».
08:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ITEP Pont Brillant, une semaine décisive
La grève s'est poursuivie toute la semaine avec une mobilisation qui ne faiblit pas: 83% du secteur thérapeutique, 70% du secteur éducatif, 50% des veilleurs, 25% du service administratif et 23% des services généraux sont en grève ou soutiennent la grève. Ceci représente aussi la fermeture des trois services extérieurs (2 villas et le SESSAD).
Les négociations se sont enfin ouvertes mardi. Elles se sont poursuivies vendredi en présence de Mme l'Inspectrice du Travail.
La semaine qui vient devrait être décisive, la détermination des salariés grèvistes reste intacte.
08:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le 27 septembre, appel à une large mobilisation pour défendre l’école
Pour l’enseignement privé, c’est une grande première. L’ensemble des organisations syndicales a appelé les enseignants à se mobiliser le 27 septembre. Dans le public, l’appel est tout aussi massif. À l’exception notable de FO, toutes les organisations syndicales et la principale association de parents d’élèves appellent aussi à la mobilisation le 27 septembre. Particulièrement révoltés par la politique menée aujourd’hui par le gouvernement, les acteurs de l’éducation ont décidé de faire cause commune dans l’optique de se faire entendre.
Suppressions aveugles de postes
En ligne de mire, la suppression drastique des postes qui, année après année, rend la situation dans les établissements scolaires de moins en moins tenable. En 2011, 16 000 postes ont été supprimés, et plus de 12 000 sont déjà annoncés pour la rentrée 2012. Depuis la mise en place du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on atteint aujourd’hui les 60 000 suppressions de postes. Un véritable plan social qui asphyxie le système éducatif. « Les difficultés que nous rencontrons sur le terrain ne peuvent se résumer à une question de postes : cette politique rend impossible toute évolution du système éducatif, souligne Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT (enseignement public). Aujourd’hui, il n’existe plus aucune marge de manœuvre. Les effectifs dans les classes sont pléthoriques, et le nombre d’heures supplémentaires explose. Les enseignants débutants – qui n’ont désormais plus de formation avant de prendre leur premier poste – ne pourront pas non plus bénéficier d’un traitement un peu différencié pour les aider à faire leurs premiers pas. »
Envoyer un message fort
Du côté des personnels administratifs, la situation n’est guère plus reluisante. Eux aussi doivent faire face à une réduction aveugle des effectifs, sans que leurs missions aient été redéfinies. « Nos collègues sont à la fois en colère et découragés par cette situation, renchérit Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT (enseignement privé). L’enjeu pour nous est de les convaincre qu’il est utile de se mobiliser afin d’envoyer un message fort aux politiques. Au-delà du problème des postes, il y a cette question de fond : quelle place voulons-nous donner à l’école dans les années à venir ? »
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14.09.2011
Pont Brillant, devant l'absence de dialogue, le conflit se durçit

Depuis le début du conflit l’employeur refuse tout dialogue, jusqu'à marquer de son absence la rencontre proposée par le député Pascal Terrasse le samedi 10 septembre. Seules l’Inspection du Travail et l’Agence Régionale de Santé ont pris conscience de la situation dégradée de l’établissement. La CFDT s’indigne que les membres du Conseil d’Administration puissent cautionner une politique anti-sociale mis en place par la direction. C’est la révélation de ces problèmes par des salariés qui conduit aujourd’hui à une vague de sanctions et licenciements. Devant ce mépris affiché, les salariés continuent la grève. Ils veulent ainsi manifester leur opposition aux licenciements et dénoncent le climat de peur qui empêchent les salariésd’exercer correctement leur métier.
L’employeur de l’ITEP Pont Brillant doit assumer ses responsabilités et ouvrir des négociations sans délais. En effet la mobilisation importante du personnel, une vingtaine de salariés en grève soutenus par d’autres membres du personnel (lundi et mercredi dernier), la manifestation dans le calme vendredi devant l’Etablissement lors du Conseil d’Administration ne peuvent rester sans réponse.
Les salariés, à l’appel de la CFDT ont continué leur campagne d’information mercredi 14 septembre au marché de Bourg Saint Andéol. (photos ci dessous)



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08.09.2011
Souffrance au travail, l'inquiétude de la CFDT Comurhex
Le Jeudi 8 Septembre 2011, un rassemblement d'une centaine de salariés de Comurhex à l’appel de la CFDT a eu lieu entre 7 h 30 et 8 h 45 devant l’entrée nord du site du Tricastin, sur le rond-point, pour protester contre les situations de détresses psychologiques qui se multiplient dans l’entreprise depuis le début de l’année.
En effet, un nombre non négligeable de nos camarades sont en arrêt de travail après avoir été renvoyés à leurs domiciles en situation de détresse psychologique,
Quelles sont les causes ?
- L’organisation du travail en place est en train de détruire le capital humain et technique de l’entreprise,
- La banalisation des métiers va nous conduire à l’accident majeur,
- Le désengagement du terrain par nos dirigeants crée du stress et une atteinte irréversible à la santé des salariés,
Les salariés prennent donc acte de cette situation et manifestent le souhait que celle-ci se sache à l’extérieur.
Laisser une situation « d’épidémie » de salariés qui quittent l’entreprise effondrés, apprendre qu’ils sont ensuite absents pour des périodes de plusieurs mois, sous le prétexte d’une logique financière dictée par le groupe AREVA, mise en œuvre par une Direction locale sans états d’âme, n’a pas de sens.
Celle-ci n’a qu’un objectif fixé, mettre en place la réorganisation, ce qui entraine une dégradation de l’outil de travail et de l’état de santé de ses salariés avec toutes les conséquences que cela peut engendrer dans la seule entité SEVESO du groupe AREVA sur le Tricastin. Les salariés et leurs Organisations Syndicales craignent un accident du type AZF Toulouse, c’est bientôt le 10ème anniversaire de l’accident.
Le regroupement des salariés a été l’occasion d’une retrouvaille conviviale (petit déjeuner en commun) dans un climat qui n’est vraiment pas propice à cela.
Les salariés ont dit leur soutien à leurs représentants au CHSCT, en Comité d’Etablissement et les Délégués du Personnel qui dénoncent régulièrement cette évolution de la situation.
Ce mouvement a été une façon de dire à nos camarades qui sont en « convalescence » qu’on ne les oublie pas. Un moyen de comptabiliser les jours d’arrêts de travail accumulés (dus à l’activité professionnelle) est demandé par les élus pour que la situation soit lisible à Comurhex.
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07.09.2011
ITEP Pont Brillant, l'action du 7 septembre en images






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06.09.2011
2 éme jour de conflit à Pont Brillant
Les salariés ont décidé, après le succès de la journée d’action du 5 septembre et devant l’absence de réaction de la Direction de poursuivre l’action mercredi 7 septembre sur Bourg Saint Andéol. Ils continuent à manifester leur opposition aux licenciements et dénoncent le climat de peur qui empêchent les éducateurs d’exercer correctement leur métier.
L’employeur de l’ITEP Pont Brillant doit tenir compte de la mobilisation des salariés et ouvrir des discussions dans les meilleurs délais. En effet la mobilisation importante du personnel, une vingtaine de salariés en grève ce lundi, la distribution de plus de 700 tracts sur la D86, la couverture médiatique importante de l’évènement ne peuvent rester sans réponse.
Les salariés, à l’appel de la CFDT, manifesteront devant le siège de la communauté de communes DRAGA, ce mercredi à partir de 14 h ou ils rencontreront un responsable. Ils manifesteront ensuite dans les rues de Bourg Saint Andéol, avant de rencontrer à 17 h le Maire de la commune.
Ils demanderont l’appui des élus en Direction du président du Conseil Général et de l’agence régionale de santé (ARS).
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ITEP Pont Brillant, la grève du 5 septembre en images






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