26.08.2011
Annonces Fillon : "l’essentiel de l’effort est demandé aux salariés"
« Les efforts demandés aux salariés sont très importants par rapport à ceux demandés aux entreprises et aux très hauts revenus. » L’analyse de Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT chargée des questions économiques, est sans appel suite aux annonces du Premier ministre.
Si la secrétaire nationale reconnait « un début de remise en cause » de la défiscalisation des heures supplémentaires, « il est clairement trop timide ». Surtout que dans le même temps « le gouvernement s’attaque directement au pouvoir d’achat des salariés en taxant davantage les mutuelles santé. Une mesure d’autant plus injuste que 25% des salariés ont déjà des difficultés d’accès aux soins. » Enfin, Véronique Descacq qualifie la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus d’« effet d’annonce qui ne règle ni le problème du déficit public, ni les injustices de notre système fiscal ».
Pour Marcel Grignard, secrétaire général adjoint de la CFDT, ces annonces gouvernementales sont marquées par « l'absence totale de soutien à l'activité économique et à la situation sociale, alors qu'avec une croissance révisée officiellement à la baisse on va probablement vers une aggravation du chômage ».
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23.08.2011
Croissance et dette, la CFDT a fait part de ses propositionsau Premier ministre
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec le Premier ministre au sujet de la réduction de la dette de notre pays.
Le secrétaire général de la CFDT a insisté sur plusieurs points, dont la nécessité de mettre en œuvre des mesures de soutien social aux salariés et entreprises, comme la CFDT l’avait obtenu au début de la crise en 2009 (Fonds d’investissement social), afin d’éviter un blocage de l’économie.
La création de ce fond permettrait un soutien en direction de l’emploi des jeunes, l’aide aux salariés des entreprises en difficulté (formation et chômage partiel) ainsi qu’une aide sociale en direction des ménages les plus pauvres.
François Chérèque a demandé enfin au Premier ministre de maintenir les engagements du gouvernement sur la dépendance, secteur dans lequel les emplois à domicile sont fortement menacés.
Le secrétaire général de la CFDT a aussi fait part de propositions en matière d’économies et de recettes fiscales :
- Suppression des exonérations fiscales et sociales prévues par la loi Travail, emploi, pouvoir d’achat (heures supplémentaires, successions, bouclier fiscal) ;
- Suppression de la niche fiscale « Copé » pour les grandes entreprises ;
- Conditionnement des exonérations de TVA et de charges sociales à des exigences sur l’emploi et les salaires ;
- Proposition d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les plus hauts revenus.
François Fillon s’est engagé à étudier ces propositions.
Le Premier ministre a convenu qu’il était important de protéger la croissance, les petites entreprises et l’emploi, et de soutenir les personnes les plus défavorisées.
D’ores et déjà des mesures sur les grandes entreprises, le secteur financier, les heures supplémentaires et la taxation des personnes les plus riches sont à l’étude.
Une délégation de la CFDT rencontre le Premier ministre jeudi à 15 h pour développer ces propositions. La CFDT s’opposera à toute remise en cause des aides sociales à des fins d’économies.
13:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les chômeurs âgés premiers touchés par la réforme des retraites
On s’en doutait, et les premières estimations de l’Unédic viennent le confirmer : la réforme des retraites, et plus particulièrement le décalage de l’âge minimal pour pouvoir faire valoir ses droits, frappe de plein fouet les chômeurs âgés. Le décalage de quatre mois pour les salariés nés après le 30 juin 1951 empêcherait 8 720 chômeurs de partir à la retraite cette année – alors qu’ils ont cotisé un nombre suffisant de trimestres. Toujours selon l’Unédic, ils pourraient être 27 000 dans ce cas-là en 2012 si l’emploi des seniors ne s’améliore pas.
La situation est d’autant plus explosive que le gouvernement a supprimé – parallèlement à la réforme
des retraites –, depuis le 1er janvier 2011, l’AER (allocation équivalent retraite), qui était versée jusqu’alors aux chômeurs ayant cotisé le nombre de trimestres permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein mais qui n’avaient pas encore l’âge requis pour faire valoir leurs droits. Cette année, 30 000 personnes auraient pu bénéficier de ce dispositif… s’il n’avait été supprimé. « Depuis que nous avons appris la fin de l’AER, nous ne cessons d’interpeller le gouvernement afin qu’il revienne sur sa décision, explique le secrétaire national Laurent Berger. Il s’agit d’une mesure injuste et inacceptable pour la CFDT. »
Il est urgent de rétablir l'AER
« Il faut rétablir de toute urgence l’AER pour éviter que des chômeurs qui ont cotisé le nombre de trimestres requis doivent se contenter des minimas sociaux, poursuit le secrétaire national Jean-Louis Malys. Ce sont des personnes qui ont commencé à travailler jeunes et ont souvent eu des métiers pénibles. Il n’est pas normal de les laisser dans cette situation. » Selon l’Unédic, 1 480 personnes sont concernées en 2011, et elles pourraient être 4 500 en 2012 si l’AER n’est pas rétablie. « Nous voyons bien les limites de la réforme votée par le Parlement. Les dispositifs liés aux carrières longues ou à la pénibilité sont tellement restrictifs qu’ils ne concernent qu’un très petit nombre de salariés. »
Étrangement, la suppression de l’AER intervient donc au moment où ce dispositif pourrait atténuer les effets de la réforme s’agissant des chômeurs âgés. « Le gouvernement a durci notre système sans prévoir de mesures d’accompagnement pour les populations fragiles, conclut Jean-Louis. Nous en percevons aujourd’hui les premiers effets, et la situation risque d’empirer si des décisions ne sont pas prises à court, moyen et long termes dans l’optique de construire un système réellement plus juste et plus adapté à la réalité du monde du travail. »
13:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.08.2011
Emploi, cohésion sociale, réduction des inégalités, maîtrise des déficits publics
A la crise économique et sociale de 2008 aux effets durables, s’ajoute la crise des dettes publiques de la zone Euro. Celle-ci et la nature des réponses politiques apportées par l’Union et les états membres menacent en permanence la stabilité de la monnaie commune et l’avenir de l’Union Européenne. Les conséquences sont lourdes pour les salariés.
Face à l’atonie de la croissance et à l’aggravation de la crise des dettes de la zone Euro, le gouvernement a prévu d’annoncer le 24 août des « mesures destinées à réduire le déficit de la France ».
La situation nationale est préoccupante. Les politiques menées et le faible niveau de croissance ne réduisent pas le chômage et mettent en cause la cohésion sociale et la solidarité :
- Le chômage reste très élevé, bien au-dessus de ce qu’il était avant 2008. Le chômage de longue durée s’est accru. La précarité s’est accentuée comme en témoigne la forte proportion d’embauche en CDD de très courte durée.
- La situation des moins de 25 ans sur le marché du travail s’est particulièrement dégradée.
La politique fiscale est inéquitable et épargne les plus hauts revenus. Les revenus du travail sont plus mis à contribution que les autres revenus. Les suppressions d’emplois aveugles dans les fonctions publiques mettent en péril la qualité du service rendu. Les réformes sociales, telle celles des retraites, font porter l’essentiel des efforts sur les salariés et accentuent les inégalités.
L’intersyndicale, réunie ce jour, demande la tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale.
D’ores et déjà, l’intersyndicale estime indispensable l’intervention des salariés. Elle se réunira le 24 août au soir pour envisager les suites à donner. Celles-ci viseront à débattre avec les salariés des solutions à apporter et à organiser avec eux l’action pour faire pression sur le gouvernement et le patronat.
Paris, le 18 août 2011.
22:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.08.2011
François Chérèque demande un sommet social avant le budget 2012
Invité de France Info, le 17 août, le secrétaire général de la CFDT considère que la situation économique nécessite la tenue au plus vite d'"un sommet social qui réunisse les représentants des salariés, les représentants du patronat et le gouvernement pour voir quelles mesures sont utiles à prendre dans notre pays pour soutenir la croissance, pour soutenir l'emploi, mais aussi permettre de réduire la dette".
Voir la vidéo sur www.cfdt.fr,
14:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2011
10 emplois menacés à la base logistique d’Intermarché Pierrelatte
La logistique INTERMARCHÉ a décidé de « dégraisser » ses effectifs afin de faire des économies et préserver les marges des magasins. Trois projets (centralisation de la paie, centralisation de la comptabilité et réorganisation des approvisionnements) entrainent le licenciement de 243 personnes dans 38 établissements logistique.
Pour la base de PIERRELATTE ce sont 10 salariés qui vont être impactés. Le seul enjeu faire encore plus d’économie et cela au dépend des salariés qui vont partir et de ceux qui vont rester. La CFDT et chaque Comité d’Entreprise par la voix du Comité Central d’Entreprise ont porté l’affaire devant les tribunaux, le résultat de la cour d’appel sera connu en septembre.
Mais il n’est pas question de laisser les salariés seuls, car la générosité d’INTERMARCHÉ laisse à désirer. L’indemnité, si dérisoire, pour des salariés qui ont pour beaucoup plus de 20 ans de bons et loyaux services, n’est pas à la mesure du grand groupe que représente INTERMARCHÉ.
La CFDT ne laissera pas les salariés se faire licencier pour des raisons d’argent et s’il le faut elle ira porter chaque licenciement devant le conseil des Prud’hommes.
Pour finir, nous rappellerons l’adage des mousquetaires : « il n’y a de richesses que d’hommes »
Aujourd’hui, il devrait être : « Il n’y a de richesse que dans l’exploitation de l’homme »
Communiqué de presse de l'Union Locale du 5-08-10
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